Des ostéopathes à vélo dans les rues de Toulouse
Des ostéopathes qui consultent à vélo, voilà qui n’est pas banal ! Cycl’ostéo a fait le choix de la consultation à domicile à bicyclette. Un mode de transport écologique pour intervenir au plus vite auprès des patients. Cycl’ostéo : comment ça marche ? Derrière le projet Cycl’ostéo se cache une bande d’amis diplômés d’écoles d’ostéopathes de Toulouse. Lorsque Tyrone Husseini a lancé l’idée, Alexandre Bézy a aussitôt quitté son poste en cabinet pour tenter l’aventure avec lui. Il faut dire que derrière l’idée se cache un concept d’utilité publique éco-responsable fort séduisant. Pour faire appel aux services de Cycl’ostéo, il suffit d’appeler les équipes et de prendre rendez-vous. Les ostéopathes enfourchent ensuite leurs montures équipées d’une carriole et pédalent pour honorer la consultation. Côté tarifs, les prix sont similaires à ceux pratiqués en cabinet. Un autre avantage offert par la formule, la consultation ostéopathique à domicile de Cycl’ostéo est un luxe accessible. Cycl’ostéo : à vélo c’est plus facile de gérer les urgences Cycl’ostéo permet d’assurer plus facilement les urgences, tout en réduisant l’empreinte carbone. A vélo la contrainte des embouteillages et du stationnement n’existe plus, si bien que les compères sont même en mesure de répondre aux urgences ostéopathiques. Ils ont d’ailleurs réservé un créneau spécial en cas de blocage brutal d’un patient. Cycl’ostéo : plus de réactivité pour moins de frais Si on considère le temps de chargement de la table, les embouteillages, le stationnement difficile,… la consultation à domicile dans le centre-ville de Toulouse peut rapidement devenir complexe. Les concepteurs de Cycl’ostéo en sont convaincus : circuler à vélo est bien plus pratique, plus réactif et engendre moins de frais. Cycl’ostéo séduit déjà. Seulement quelques mois après le lancement, la jeune pousse se développe en offrant ses services à domicile, mais aussi en entreprise. Les ostéopathes se déplacent dans un rayon de 4 km autour du Capitole.
Virus Zika : comment rassurer vos patients ?
Les infections à virus Zika se multiplient notamment en Amérique latine où le virus est fort présent. Pour rassurer les patients voyageurs, l’INPES, l’inVS et le HCSP ont édité plusieurs guides pratiques à l’attention des professionnels de santé. Zika : une épidémie qui pourrait empirer Le virus Zika n’est pas nouveau, mais sévit en Amérique latine depuis 2015 et a déjà atteint le stade épidémique. Margaret Chan, directrice générale de l’OMS a affirmé le 24 février à Rio de Janeiro que l’épidémie « pourrait empirer avant de s’améliorer ». Alors qu’une récente étude publiée le 1er mars dans la revue The Lancet a confirmé que le virus était capable de déclencher le syndrome de Guillain-Barré, il est important d’informer les patients voyageurs afin de les rassurer. Virus Zika : comprendre la transmission pour bien informer La transmission du virus Zika s’effectue par l’intermédiaire du moustique de genre Aedes et du moustique tigre. L’apparition des premiers signes cliniques surviennent entre 2 et 5 jours après contamination. C’est pendant la période précédant la phase clinique, période dite virémique, que le patient est contaminant pour les moustiques qui le piqueraient. Le premier conseil à donner aux patients voyageurs est donc de se prémunir contre les moustiques : spray répulsifs, moustiquaires, vêtements longs à porter le soir,… Bien qu’il s’agisse encore de cas rares, la transmission sexuelle est également possible. D’après les cas connus, le virus resterait présent dans le sperme entre 5 et jusqu’à au moins 18 jours après l’apparition des signes cliniques. Virus Zika : connaitre les symptômes pour rassurer Le virus Zika se signale par les symptômes suivants : conjonctivites éruption cutanée avec ou sans fièvre maux de tête fatigue douleurs musculaires et articulaires douleurs rétro-orbitaires Une augmentation d’anomalies du développement cérébral intra-utérin a été signalée chez la femme enceinte atteinte du virus. L’information doit être accrue auprès de ce public sensible. Afin de rassurer les patients devant se rendre dans une zone contaminée, le professionnel de santé doit privilégier l’information. Expliquer les risques et les moyens pour s’en prémunir, détailler les symptômes afin qu’en cas de contamination, le patient puisse agir. Pour en savoir plus : les « Repères pour votre pratique » sur le virus Zika et le Point sur la transmission sexuelle du virus Le dossier Zika de l’InVS
Consultation chez l'ophtalmologiste : entre 76 et 96 jours d’attente
Entre 76 et 96 jours d’attente. C’est le temps moyen qu’ont dû attendre les patients français pour obtenir une consultation chez l’ophtalmologiste en 2015. D’après une étude téléphonique menée par Yssup Research pour Point Vision, le délai de prise de rendez-vous moyen est loin de s’améliorer et les disparités régionales subsistent. De 1 à 3 mois d’attente pour un peu plus d’un tiers des praticiens Mieux vaut s’armer de patience pour consulter un ophtalmologiste… Prendre un rendez-vous chez un professionnel de cette spécialité prenait en moyenne 85 jours en 2015. Dans le détail, le délai était de 76 jours pour un professionnel de secteur II, et de 97 jours pour un spécialiste conventionné. Par ailleurs, interrogés par l’organisme sondeurs, 38% des praticiens ont estimé une attente dans leurs cabinets comprise entre 1 et 3 mois. Des délais records mais qui n’impactent pas pour autant la prise en charge des patients. Les délais augmentent, la capacité de prise en charge diminue 85 jours d’attente en moyenne, c’est 8 jours de plus qu’en 2013, date de la dernière étude similaire. Si en 2015 il fallait patienter 76 jours pour rencontrer un ophtalmologiste en secteur II, et 97 jours pour un spécialiste au tarif conventionnel, les chiffres estimaient ces valeurs à 63 jours en 2013 pour la première, et 96 jours pour le second en 2014. Mais si les délais rallongent, la capacité d’accueil s’améliore. Un ophtalmologiste sur dix (11%) déclarait en 2015 ne pouvoir accueillir de nouveaux patients contre 15% en 2014. Délais de prise de rendez-vous : des disparités géographiques Si l’étude témoigne d’un allongement des délais moyens de prise de rendez-vous, elle atteste surtout de l’existence de fortes disparités géographiques. C’est sans surprise dans les départements comptant le moins de professionnels en exercice que les délais atteignent des records. Parmi les départements où moins de 20 ophtalmologistes sont présents il faut attendre : 168 jours pour le Finistère 163 jours pour l’Isère 140 jours pour la Seine-Maritime, la Haute Savoie, l’Ile et Vilaine et l’Oise Les départements du sud est de la France font à l’inverse figure de bons élèves avec : 20 jours d’attente dans les Alpes-Maritimes 35 jours en Corse 36 jours dans le Var 41 jours dans les Bouches du Rhône Si le délai a augmenté à Paris passant de 25 jours en 2014 à 47 en 2015, il reste correct comparé à d’autres départements moins dotés. C’est la ville de Toulouse qui crée la surprise en passant à 51 jours d’attente contre 92 l’année précédente. L’étude a été menée auprès de 3239 ophtalmologistes libéraux à la fin de l’année 2015. Elle met en exergue une augmentation du délai d’attente, mais surtout une forte disparité géographique.
L'e-santé améliore la relation patients/médecins pour 44% des praticiens
94% des jeunes praticiens utilisent smartphone et tablette pour un usage professionnel. Preuve que l’application du numérique au domaine médical est un succès ! Une révolution qui pour 44% des professionnels de santé améliore la relation patients/médecins. E-santé : quand les jeunes médecins s’emparent du numérique 99% des jeunes médecins et étudiants ont un smartphone pour leur usage personnel. 77% sont équipés d’une tablette. Parmi ces pourcentages on constate que la presque totalité des praticiens emploient leurs équipements technologiques dans un cadre professionnel. La révolution numérique s’est donc bien insérée dans le monde de la santé. Portée par la nouvelle génération, elle permet notamment de rechercher des informations sur internet ou de consulter une application mobile de santé. Ce sont du moins les résultats d’une enquête réalisée lors de la journée des Trophées de la santé mobile à Paris. De jeunes praticiens pour la prescription des objets connectés 44% des sondés pensent que l’e-santé peut considérablement améliorer les relations médecins/patients. Ils sont à l’inverse 12% à estimer que le numérique pourrait les dégrader. Ils sont déjà 25% à affirmer être prêts à prescrire ou conseiller un objet connecté ou une application santé. L’e-santé a de l’avenir. On estime à 78% le pourcentage de médecins à proposer ces modules d’ici l’année 2020. La révolution numérique dans le domaine de la santé pourrait être déployée par la jeune génération qui pense que santé mobile et connectée peut apporter « de bonnes choses ». Trophée de la santé mobile : comment les praticiens utilisent les innovations dans le domaine de la santé ? Les jeunes médecins sont consommateurs de sites d’actualités médicales (70%) et de bases de données médicamenteuses (87%). Lors des Trophées de la santé mobile, de belles innovations ont été saluées. Six lauréats se sont distingués par leurs projets utiles. My eReport propose ainsi une surveillance des médicaments et effets indésirables. L’application dédiée aux professionnels de santé permet de vérifier pour chaque médicament les contre-indications en quelques clics. Nov-Chek s’adresse au grand public et a vocation à éduquer le public au diabète de type 1. Mon Coach Douleur suit les patients et ses douleurs dues au cancer. Des applications qui révolutionneront la pratique de la médecine, aussi bien pour les praticiens que pour les malades.
Les 10 mesures du CNOM pour contrer l'ubérisation des prestations médicales
Le Conseil National de l’Ordre des Médecins a publié un rapport sur les risques d’une ubérisation de la médecine. Face à l’accélération du développement de la télémédecine, le CNOM préconise 10 points pour répondre aux besoins médicaux des patients tout en contrant l’ubérisation des prestations médicales. Développement de la télémédecine : vers une réglementation claire Mesure n°1 : Une réglementation pour garantir le respect des principes éthiques et déontologiques Mesure n°2 : Révision en concertation avec le CNOM de l’article R.4127-53 du Code de la Santé Mesure n°3 : Mise en œuvre appliquée aux territoires de santé de moyens télé-médicaux L’Ordre appelle à une réglementation claire de la télémédecine. La pratique peut engendrer des dérives et il convient de légiférer sur l’application numérique des prestations médicales. Afin de respecter les principes éthiques et déontologiques du champ sanitaire, la révision du décret télémédecine est nécessaire. Cette révision devra s’appliquer en concertation avec l’Ordre qui fera une proposition pour l’article R.4127-53 du Code de la Santé relatif à la déontologie médicale. Le CNOM souhaite que le « téléconseil personnalisé » devienne une forme spécifique de téléconsultation intégrée dans le parcours de prise en charge ou suivi du patient. Enfin l’Ordre appelle à l’implication des territoires de santé, ces derniers étant chargés de la mise en œuvre de moyens télé-médicaux. L’Ordre appelle à une réglementation claire de la télémédecine. La pratique peut engendrer des dérives et il convient de légiférer sur l’application numérique des prestations médicales. Afin de respecter les principes éthiques et déontologiques du champ sanitaire, la révision du décret télémédecine est nécessaire. Cette révision devra s’appliquer en concertation avec l’Ordre qui fera une proposition pour l’article R.4127-53 du Code de la Santé relatif à la déontologie médicale. Le CNOM souhaite que le « téléconseil personnalisé » devienne une forme spécifique de téléconsultation intégrée dans le parcours de prise en charge ou suivi du patient. Enfin l’Ordre appelle à l’implication des territoires de santé, ces derniers étant chargés de la mise en œuvre de moyens télé-médicaux. Ubérisation des pratiques médicales : définition de la télémédecine et contractualisation avec l’ARS Mesure n°4 : Suppression du régime particulier de l’ARS Mesure n°5 : Maintien de la contractualisation de l’ARS dans certains cas particuliers Mesure n°6 : Contractualisation avec l’ARS et respect des règles déontologiques La télémédecine est par définition une forme de pratique médicale. Par conséquent, lorsqu’elle est exercée par un médecin de premier ou second recours dans le cadre du parcours de soins ou de la prise en charge coordonnée du patient, le régime particulier de contractualisation avec l’ARS n’a plus lieu d’être. Cependant, la contractualisation obligatoire avec l’ARS pourra être maintenue pour les activités de télémédecine particulières : la télémédecine expérimentale, celle qui s’effectuerait en dehors du parcours de soin, en cas de proposition par des assureurs complémentaires ou prestataires privés. Dans ce cas précis, le visa de l’avis ordinal sur les contrats signés devra être cité en accord avec les règles déontologiques dictées par le Code de la Santé. Mesure n°7 : L’Ordre assure le respect des clauses déontologiques dans le cadre de la signature d’un contrat entre un médecin et une société intermédiaire Mesure n°8 : Responsabilité des sociétés tierces Dans le cas d’une intervention d’une société intermédiaire en tant que conciergerie numérique, l’Ordre visera les contrats établis avant la mise en action. Ces derniers devront respecter les clauses déontologiques proposées et publiées par le CNOM. Les responsabilités des sociétés tierces à vocation commerciale devront être clairement exprimées notamment en ce qui concerne : la protection de l’usager vis-à-vis des pratiques commerciales, la qualité en matière de santé relative au droit national et de l’état du droit européen. Financement et développement de la télémédecine Mesure n°9 : Les activités de télémédecine devront être inscrites dans la CCAM Mesure n°10 : Accélération des travaux du CNOM Les actes réalisés en télémédecine devront s’inscrire dans la CCAM. L’acte n’étant pas toujours unique, la rémunération aura une part de forfaitisation. Le forfait s’appliquera notamment dans le suivi d’une pathologie ou d’un dispositif médical connecté. Les dotations financières attribuées aux établissements de santé intégreront naturellement la télémédecine. Face à l’impact de la disruption numérique, le CNOM devra accélérer ses travaux, et notamment ceux pratiqués en concertation avec les autorités sanitaires, régulatrices et de protection sociale en France et en Europe.
Dr Vorhauer (CNOM) : « L’Ordre se devait d’augmenter la cotisation pour maintenir les finances à l’équilibre »
La cotisation ordinale s’élève désormais à 330 euros et ce depuis le 1er janvier 2016. Une augmentation mal acceptée poussant certains médecins à appeler au non règlement du surplus. Interviewé par le quotidiendumédecin.fr, Dr Walter Vorhauer, secrétaire général du Conseil National de l’Ordre des Médecins, explique les raisons de la hausse. Hausse de la cotisation ordinale : une forte mobilisation qui nécessite des fonds Le Docteur Walter Vorhauer justifie les hausses des cotisations par la forte mobilisation de l’Ordre. Si la taxe a augmenté de 8% en 2 ans, ce serait donc pour financer les actions d’une institution dont l’influence ne cesse de croître. L’Ordre est investi depuis 2014 et s’est notamment mobilisé dans la loi santé. Des interventions qui nécessitent des fonds, toujours d’après les propos du médecin qui explique que l’investissement publicitaire a par exemple coûté 4 à 5 euros par médecin en 2014. Le CNOM dispose de fonds sur 6 mois Lorsque le journaliste du quotidiendumédecin.fr interroge le Dr Vorhauer au sujet des réserves financières de l’Ordre, ce dernier lui répond que le mythe selon lequel « l’Ordre a des millions et millions de réserve est faux ». Le Conseil national dispose plutôt d’une visibilité sur 6 mois, d’une avance en trésorerie d’une demi-année. Si l’institution fait appel aux médecins pour financer les mesures exceptionnelles, c’est donc pour anticiper certains frais. Elle fait aujourd’hui face à de nouvelles missions dont les conséquences n’ont pu être estimées qu’une fois mises en place, comme la validation des acquis d’expérience. La Réforme des régions engendre aussi un coût pour l’Ordre liés aux réorganisations diverses. Des médecins appellent à ne pas régler le surplus de cotisation Cette hausse suscite une vive incompréhension de la part des médecins. Le Dr Vorhauer explique à ce sujet comprendre les réticences, et souligne un défaut de communication des dépenses. Si l’an passé les concernés avaient reçu une lettre explicative, ce n’est pas le cas en 2016. Un défaut rétabli dans le dernier bulletin d’information de l’Ordre. S’il comprend la démarche de boycott du surplus de cotisation, le Dr Vorhauer rappelle l’importance de ces fonds, garants selon-lui de l’indépendance du CNOM.
La télémédecine booste les consultations à domicile aux USA
Si en 1930 la médecine à domicile avait le vent en poupe, elle est aujourd’hui peu usitée aux Etats-Unis. Un manque d’engouement pour la pratique qui se justifie notamment par l’intérêt suscité par la télémédecine. L’ATA (Association Américaine de Télémédecine) estime en effet que 450.000 personnes ont utilisé internet pour leurs consultations en 2015. C’est ce décalage qui a inspiré la création d’applications alliant télémédecine et visites à domicile. Pager : en quelques clics un médecin dans votre salon ! Si la télémedecine est plébiscitée au détriment de la visite à domicile, pourquoi ne pas associer les 2 ? C’est le pari que se sont lancés Gaspard de Dreuzy et Philip Eytan qui ont développé Pager, une application smartphone publiée en juillet 2014 à New York. Pour créer le module, ils se sont associés au technicien mexicain co-fondateur d’Uber, Carlos Salazar. L’application téléchargeable sur smartphone promet l’arrivée d’un médecin chez soi en moins de 2 heures. Mais si l’application permet de mettre en relation patient et médecin, elle offre aussi la possibilité d’une téléconsultation. En somme, Pager est un service de santé à la demande : le malade obtient des conseils médicaux sur son trouble et reçoit la visite d’un médecin si besoin. Dans un système de santé onéreux, Pager annonce un soin au meilleur coût. Une visite à domicile est facturée 200 dollars, alors qu’une consultation en urgence aux Etats-Unis est chiffrée à 1.233 dollars en moyenne, d’après l’Institut national de la santé. Heal : de l’indépendance pour des visites moins onéreuses Heal porté par une start-up californienne fonctionne, selon le même principe. La société facture cependant 99 dollars la visite ordinaire. Alors que Pager s’est associé avec Envision Health, Heal a construit son propre réseau de médecins. Télémédecine, secrétariat téléphonique : la pratique de la médecine évolue aussi en France En France, les actes payants de télémédecine sont expérimentés dans 9 régions françaises. Le bilan de cette expérience ne devrait pas être connu avant septembre 2016. Coté secrétariat téléphonique médical, on note aussi un intérêt pour le numérique. Agendas dématérialisés, prise de rendez-vous en ligne, mise en relation patient/médecin,…font désormais partie des offres. C’est le cas notamment de MonRDV.com où il est possible de fixer une consultation médicale 24h/24 et 7j/7. Si les innovations paraissent plus timides dans l’hexagone, on imagine très bien le développement de ce type de projet dans les prochains mois.
25€ la consultation médicale en 2016 ? – Medifil
Deux syndicats de médecins généralistes ont lancé un appel invitant les professionnels à revoir le prix de leurs consultations en 2016. Le coût d’une visite chez le médecin pourrait augmenter de +2€ dans les prochains mois. L’Unif-CSMF et MG France appellent à l’augmentation des tarifs L’Unof-CSMF et MG France ont lancé un appel à l’augmentation tarifaire des consultations des médecins généralistes du secteur 1. La hausse de d+2€ ferait passer le prix de la consultation de 23€ à 25€. C’est suite aux résultats d’une enquête menée en décembre avec la FMF questionnant les médecins libéraux sur les actions réalisables en début d’année, que la hausse a été suggérée. Dans quelques semaines débuteront les négociations avec l’assurance maladie dans le but de fixer les nouveaux tarifs. A la mi-février commencera effectivement la discussion de la nouvelle convention médicale, qui régit notamment les honoraires. Si les exigences des syndicats sont entendues, la consultation médicale pourrait passer à 25€ dans les prochains mois. Hausse du prix des consultations : une mesure non soutenue par l’Assurance maladie La mutuelle rembourse généralement les dépassements honoraires. Les patients ne devraient donc pas nécessairement subir cette hausse. D’après les syndicats, le montant de 25€ est une base nécessaire à l’équité de traitement avec les autres spécialités. Pour l’Assurance maladie, les revenus des médecins sont déjà en augmentation. D’autres éléments de ressources sont apparus comme le forfait médecin traitant, ou la majoration personnes âgées, qui ont déjà gonflé le bénéfice des médecins à hauteur de +8,9% depuis 2012. Votre secrétariat téléphonique médical vous accompagne dans la communication de vos honoraires Votre secrétariat téléphonique, en tant que prestataire en relation directe avec vos patients, peut vous accompagner dans la communication du projet de hausse tarifaire. Pourquoi une hausse ? Comment se mettra-t-elle en place ? Les patients devront-ils payer un surcoût ? Autant de questions qui pourraient émerger et trouver réponse auprès d’une secrétaire téléphonique.
Comment choisir son secrétariat téléphonique ?
Déléguer son secrétariat téléphonique est une solution pratique, flexible et peu coûteuse. Tous les professionnels de santé peuvent opter pour ce service, qui fonctionne généralement sous la forme d’abonnement. Mais pour que la collaboration soit efficiente, il faut que le prestataire élu soit fiable ! Voici quelques conseils pour bien choisir votre secrétariat téléphonique. Un secrétariat téléphonique professionnel : renseignez-vous ! Le secrétariat doit être professionnel quel que soit le secteur d’activité, mais c’est particulièrement vrai pour les métiers médicaux. Le prestataire sera en contact avec votre patientèle, il pourra être amené à prendre connaissance d’informations sensibles. En ce sens, le respect du secret médical doit être sa priorité. N’hésitez pas à demander à vos confrères s’ils connaissent le service choisi, et à vérifier la connaissance du prestataire de ce principe primordial inhérent aux métiers médicaux. Demandez également au secrétariat téléphonique médical ses références. S’il travaille dans la durée avec de nombreux cabinets, il y a de grandes chances pour qu’il soit fiable. Choisissez votre secrétariat téléphonique en fonction de vos besoins Disponible 24H/24, le week-end ou seulement le mercredi : chaque médecin a des besoins bien identifiés. La flexibilité du secrétariat téléphonique peut être un critère de choix. Pour trouver la formule de secrétariat médical la plus adéquate à vos besoin, déterminez vos attentes avant d’opter pour un prestataire. Sens du relationnel et maîtrise technique Votre secrétaire téléphonique, bien que n’exerçant pas sur place, sera bien souvent le premier contact du patient avec le cabinet. Vérifiez le sens du relationnel et les compétences du professionnel : capacité d’écoute, discrétion, sympathie, capacité d’adaptation, connaissances du métier. Agenda en ligne, prise de rendez-vous par internet, relance par SMS pour réduire le risque de consultations non honorées : plus un secrétariat est innovant, plus il est pratique. Par ailleurs les capacités d’innovations d’un service de télésecrétariat médical témoignent de son envie de servir au mieux les professionnels de santé. Les services numériques proposés peuvent devenir un critère de choix, si vous désirez offrir un maximum de fonctionnalités à votre patientèle.
Jean-François Thébaut et Benoît Thieulin s’expriment au sujet de la santé connectée
La révolution numérique est en marche dans le secteur de la santé. Les outils connectés se développent à une vitesse folle. Faut-il saluer cette évolution ? Réguler leur émergence ? Jean-François Thébaut, membre du Collège de la HAS et Benoît Thieulin, président du Conseil national du numérique, ont répondu à ces questions dans un article publié par le webzine de la HAS. Le numérique transforme-t-il notre système de santé ? D’après Benoît Thieulin les accès multiples à l’information sur le web, et «l’apparition de nouveaux prescripteurs » ont changé notre rapport à la santé. Désormais, la relation patient/médecin s’inscrit dans une dimension de réseau social de proximité, qui s’applique en ligne et hors ligne. Un constat partagé par J.F Thébaut qui estime que les Nouvelles Technologies de l’Information et de la Communication agissent comme des facilitateurs de mise en relations. Les NTIC induisent donc forcément une modification des comportements, et par extension de la façon de penser la relation patient/médecin. Prise de rendez-vous à distance, accès à un dossier médical numérisé, outil d’aide au diagnostic : le numérique transforme les rapports entre le malade et le praticien « Les outils connectés permettront aux patients d’avoir une information directe sur leur état de santé et aux professionnels de santé (…) de recevoir une masse d’informations en flux quasi continu », déclare à ce sujet le Dr J.F Thébaut. L’émergence de ces outils induit à la fois une simplification administrative, une autonomie grandissante, et 2 risques : le non respect des données personnelles et un amoindrissement de la qualité des prestations médicales. La santé à l’heure du numérique : quel risque pour les données personnelles? « Avec l’avènement du quantified self (mesure de son mode de vie) et du Big data (mégadonnées) en santé, la protection des individus passe aussi par la protection de leurs données personnelles », explique Benoît Thieulin. Car avec le numérique la santé entre dans une logique de collecte d’informations. A l’heure actuelle les médecins, les secrétaires et télésecrétaires médicales exercent dans le respect de la confidentialité des données des patients. Les acteurs de santé, y compris dans le cadre du télésecrétariat médical, sont conscients de cette question et gardent sous silence les informations des malades. La sécurité des informations personnelles des malades est donc au cœur du métier, et la transition vers le numérique ne devra pas annuler ce principe. Pour le docteur J.F Thébaut les outils de santé doivent faire l’objet d’une régulation. «Cette régulation doit répondre aux principes fondamentaux de la pratique médicale : la qualité, l’efficacité, la sécurité, la protection des données personnelles, le respect de l’autonomie des personnes et du libre choix, ce qui implique la transmission d’une information loyale complète et partagée. » Peut-on assurer la qualité des soins et de la prise en charge médicale avec les outils connectés ? « Le champ de la santé connectée est aussi vaste que celui de la santé en général. Il faut distinguer les soins préventifs ou curatifs, d’une part, et les outils de la santé connectée, de l’autre », explique J.F Thébaut. Il précise également que quelle que soit la stratégie de prise en charge, elle doit faire l’objet d’une évaluation scientifique. C’est donc aussi le cas des outils de santé qui devront être validés par plusieurs acteurs : la CNIL pour le respect des données personnelles, l’ANSSI pour la qualité des systèmes d’information, l’ANSM pour la sécurité des dispositifs médicaux, la HAS pour ce qui concerne l’usage et l’intérêt de ces outils dans les stratégies thérapeutiques. Benoît Thieulin rappelle quant à lui que l’Ordre des médecins « diffuse des guides de bonnes pratiques auprès des médecins et les accompagne dans la transformation de leur activité. »