ESPACE MEMBRE

Entre inégalités et parité, les chiffres de la démographie médicale 2018

Chaque année le Conseil National de l’Ordre des Médecins publie son atlas de la démographie médicale. Construit à partir des données du tableau de l’Ordre des médecins, il offre un panorama des pratiques médicales en France toutes spécialités confondues. Effectifs, densité médicale, inégalités :  retour sur les chiffres clés de la démographie des médecins en France en 2018. Plus de médecins en activité régulière au 1er janvier 2018 Au 1er janvier 2018 sur 100 médecins inscrits 67 étaient en activité régulière. 6 cumulaient un emploi et une retraite, et 4 exerçaient en intermittence. Le reste des médecins correspond à des praticiens sans activité, majoritairement des médecins retraités. D’une façon plus globale, sur 296 755 médecins inscrits à l’Ordre des médecins 198 081 avaient une pratique régulière. Un nombre qui peut paraître faible, mais qui est en progression en comparaison avec le précédent rapport 2017 (+0,1%). Si on s’intéresse en revanche aux médecins généralistes, l’érosion des effectifs est réelle. Elle suit une tendance observée depuis 2010 où 94 261 professionnels pratiquaient la médecine générale, contre 87 801 en 2018. Une baisse de 0,4% depuis 2017, et de 7,3% depuis 2010. L’exercice régulier de la médecine générale ne cesse de décroître à l’inverse des autres cohortes de médecins : +3% de spécialistes médicaux depuis 2010 et +8% de spécialistes chirurgicaux depuis la même année. La féminisation du corps médical se poursuit Dans le rapport 2018, la médecine confirme sa progression vers la parité. La féminisation du corps médical se maintient avec 47,4% de médecins femme en activité régulière. La tendance est davantage observable dans certains départements, tous urbains. Si l’inégalité de pratique en fonction du sexe se réduit d’années en années, on ne peut en dire autant pour le renouvellement des générations de médecins d’un secteur à l’autre. C’est notamment le cas dans la médecine générale où le rapport médecins de moins de 40 ans/ médecins de 60 ans est de 0,85. Il est de 0,99 pour les autres spécialités médicales, et de 1,21 pour les spécialités chirurgicales. La pratique médicale toujours inégale Déserts médicaux, inégalités territoriales. Depuis plusieurs années ces constats sonnent comme un leit motiv. La densité des médecins généralistes a baissé de 9,8% entres 2010 et 2018. Pour ce qui est du moins des départements à la densité élevée. Si on s’intéresse au décile le plus défavorisé ce taux passe à 19,8%. Un constat similaire est observable pour les spécialistes médicaux : la densité est 2,5 fois plus basse pour le décile le plus défavorisé en comparaison avec les départements les mieux dotés. Les disparités territoriales sont non seulement fortes, mais elles se creusent d’années en années. Une inégalité d’autant plus inquiétante que le rapport met en évidence un lien entre faible densité médicale, et la part des plus de 60 ans de la population générale. A titre d’exemple, dans la Creuse, la densité des spécialités médicales est moitié moins importante que celle de la France. Alors que le nombre d’habitants de plus de 60 ans est nettement supérieur ( 38,2% contre 25% en France). Lire et télécharger l‘Atlas de la démographie médicales en France  ( version PDF)

Obligations vaccinales, les patients sont-ils convaincus ?

Depuis le 1er janvier 2018, 11 vaccins contre 3 auparavant sont obligatoires pour les nourrissons avant l’âge de 18 mois.  Une loi votée dans un contexte de défiance du côté du patient, mais attendue par les praticiens de santé depuis plusieurs années. Un an après l’entrée en vigueur de l’obligation vaccinale, nous faisons le point. Obligations vaccinales, qu’est-ce qui a vraiment changé ? Défendue par la Ministre de la Santé Agnès Buzyn et adoptée en janvier 2018, l’obligation vaccinale impacte le calendrier vaccinal du nourrisson. Ce parcours incluait auparavant trois vaccinations obligatoires, et des vaccinations recommandées. Une dualité qui laissait penser que les vaccins recommandés étaient moins importants et optionnels. Une approximation soulignée par le Haut Conseil de la Santé publique désormais corrigée. Les actes obligatoires avant le 1er janvier 2018 concernaient : la diphtérie le tétanos la poliomyélite Depuis, 8 vaccins sont venus compléter la liste, portant à 11 le nombre de vaccins obligatoires avant les 18 mois du nourrisson : coqueluche Haemophilus influenzae b hépatite B pneumocoque méningocoque C rougeole rubéole oreillons Il demeure en revanche un trouble quant à la dimension « obligatoire ». En effet, aucune sanction pénale à l’égard des parents n’est applicable. Le contrôle incombe en fait aux collectivités chargées de l’accueil des enfants : crèches, écoles,… Certains spécialistes s’interrogent sur la capacité financière de ces dernières à vérifier le respect de l’obligation. En outre quelques cas rendent le contrôle malaisé. Que penser des structures associatives et des assistantes maternelles ? L’obligation ne concernant pas les enfants nés avant 2018, ne peut-il pas y avoir une confusion ou une incompréhension ? L’obligation était-elle nécessaire ? L’obligation est venue clarifier le parcours de vaccination, et cette notion d’ « obligatoire » et « recommandé ».  Elle est aussi un support pour les praticiens de santé face aux craintes exprimées depuis plus de 20 ans. Crainte bien illustrée par la controverse sur la vaccination contre l’hépatite B. 40% de la population française s’inquiète de la sécurité des vaccins. Et il semblerait, d’après les premières données de Santé Publique France, que l’obligation est bénéfique de ce côté. Le Dr Daniel Lévy-Brühl, épidémiologiste à Santé Publique France indique ainsi que le ROR à 14 mois est passé de 72.4% à 75%. Un même constat est observable pour le vaccin méningocoque C à 14 mois passé de 56.8% à 62.4%. Les premiers résultats sont encourageants chez les plus grands aussi avec un phénomène de rattrapage de la vaccination chez les plus de 2 ans. Les parents sont-ils plus convaincus par la vaccination ? D’après une enquête de l’AFPA, les pédiatres estiment que l’obligation vaccinale facilite les échanges avec les parents. Si les interrogations sur la sécurité demeurent, généralistes et pédiatres s’accordent à dire que les parents soucieux sont plus faciles à convaincre. Le caractère obligatoire a l’avantage en outre de libérer la parole. De pousser les parents à s’informer davantage, pour mieux comprendre les risques et bénéfices. Avec une information mieux maîtrisée et plus complète, l’argumentaire n’en est que plus aisé.                    

Qu’est-ce que le Système National de Santé ?

Le Système National de Santé (SNDS) est né suite à la décision d’ouverture des données de santé. C’est un vaste outil qui regroupe les informations des bases de santé de l’assurance maladie et des hôpitaux. C’est surtout une opportunité pour la recherche et le perfectionnement des connaissances en matière de prise en charge médicale. Pourquoi une base de données en santé  Le SNDS s’est fixé plusieurs objectifs : Un objectif d’information: sur la santé et l’offre de soin auprès des professionnels, des hôpitaux ou médico-sociaux. Un objectif de recherche et de veille : une veille sanitaire, une contribution à la recherche et à l’innovation dans le domaine de la santé. Un objectif de connaissance: une connaissance des dépenses de santé. Un objectif d’action : la mise en œuvre des politiques de santé. Le SNDS est en mesure par exemple de réaliser des études sur un très grand nombre de personnes affectées par une maladie particulière. Quelles données trouvent-on dans le SNDS ? Les données des bénéficiaires d’un régime d’assurance maladie sont contenues dans le SNDS.  Les informations sont anonymisées grâce à un code alphanumérique. Une mesure qui fait partie du référentiel de sécurité, visant à protéger les personnes. Si les professionnels de santé n’ont pas accès à l’identité des personnes, ils peuvent consulter : les données d’identité : sexe, mois et année de naissance, ville de résidence les informations médico-administratives les prises en charge de l’assurance maladie et les complémentaires santé (consultations, pharmacie, examens, date de grossesse, séjours dans un hôpital,…) les arrêts de travail et prestations fournies dans ce cadre les données liées au handicap et à sa prise en charge pour les personnes concernées les informations liées au décès d’une personne Qui peut accéder aux données de santé ? Il existe 2 types d’accès à ces données de santé. L’accès permanent dont bénéficient certains services ou organismes publics. L’accès soumis à l’autorisation de la CNIL pour les autres potentiels bénéficiaires. Les informations sont accessibles pendant 20 ans, puis archivées pendant 10 années.

Données de santé : qu’est-ce que le RGPD change ?

L’un des points importants de la loi RGPD impacte le traitement des données de santé. Le règlement, avec son article 13, repense entièrement le chapitre IX de la loi informatique et libertés, qui traite des données à caractère personnel dans le domaine de la santé. Que change concrètement le RGPD dans le domaine de la santé ? Le mot d’ordre est sécurité. Plus de contrôle  pour les organismes de complémentaire de santé Le nouvel article de la loi informatique et libertés établit la liste des traitements de données de santé, exclues du chapitre IX de la même législation. Parmi eux : la collecte et l’exploitation d’informations par les organismes d’assurance maladie complémentaire en vue d’une prise en charge. Le RGPD garantit que les complémentaires santé utiliseront les données collectées à bon escient. C’est-à-dire qu’ils ne les exploiteront pas dans un but de sélection des risques, ou de détermination de choix thérapeutiques et médicaux. L’audit du système national des données de santé Le RGPD place au centre des attentions la sécurité des données. C’est donc sans surprise que le système national des données de santé fait partie de la nouvelle réglementation. L’article 64 du chapitre IX de la loi informatique et libertés prévoit en ce sens la création d’un Comité d’audit. Ce comité formé des intervenants dans le cadre du SNDS, ainsi que de professionnels de santé privés aura pour rôle de signaler tout manquement auprès de la CNIL. Une mesure importante qui pourrait entraîner une suspension temporaire du Système national de santé, en cas de manquement constaté. Un référentiel existe déjà pour la sécurisation des données de santé du SNDS. Il compte notamment sur la pseudonymisation des informations. Un code alphanumérique remplace les noms, prénoms, NIR, adresses,… des patients.    

Le rapport Villani et la question de l’intelligence artificielle appliquée au domaine de la santé

Comment exploiter les données de santé collectées tout en sécurisant l’accès à ces informations ? Comment la France peut-elle innover dans ce domaine ? Dans un rapport de 235 pages, le chercheur Cédric Villani questionne le développement de l’intelligence artificielle (AI) dans une stratégie nationale et européenne. Il s’intéresse plus spécifiquement au domaine de la santé. Voici les principales réflexions. AI et santé : des opportunités et des enjeux colossaux Nous sommes de plus en plus équipés de capteurs intégrés (montres connectées,…). Demain, l’AI permettra de croiser les données collectées par les appareils avec d’autres facteurs tels que la pollution ou le stress sonore. La prédiction d’un taux de risque de développement de maladies calculé sur la base de ces informations sera même possible. Aujourd’hui, le Canada s’est associé à une start-up qui analyse automatiquement les réseaux sociaux. Un outil que le gouvernement entend exploiter pour la prévention du suicide. L’AI promet même de prévoir plusieurs années en avance les futurs besoins des professionnels de santé. L’intelligence artificielle, c’est une opportunité : celle d’un diagnostic plus précoce de certaines maladies, d’une meilleure prévention de certains signaux faibles, et même de la possibilité d’organiser un suivi en temps réel des patients. L’AI dans le domaine de la santé, c’est aussi une promesse : celle d’une médecine plus organisée, individualisée et efficace. Quel rôle pour le système nationale des données de santé français ? Dans ce secteur la France a un formidable avantage : le SNDS (Système National Des Données de Santé). Un vaste outil qui regroupe 20 milliards de données, analyses, prescriptions, et causes de décès. Pourtant l’usage du SNDS est limité et n’est pas adapté au développement de l’AI dans le secteur de la santé. Pour des raisons juridiques, administratives et techniques les informations ne sont pas exploitables. Cédric Villani estime qu’il faudrait revoir l’architecture du SNDS, afin de le transformer en véritable outil utile à la recherche. Comment faire rentrer la France dans la médecine du futur ? Quel rôle tient la France dans ces innovations ? Comment le pays peut-il  entrer dans la médecine du futur ? Le rapport Villani propose plusieurs pistes : En inventant par exemple de nouvelles compétences pour les étudiants futurs praticiens de santé, et en formant les médecins en exercice. En développant le dossier médical partagé, cet outil ultra sécurisé rendant les informations d’un patient plus accessibles aux professionnels de santé. En facilitant l’accès aux données en créant une plate-forme commune. Cette plate-forme regrouperait les données médico-administratives, croisées avec d’autres informations et s’associerait à un guichet unique de consultation.  

Journée mondiale sans tabac 2018 : sensibilisation aux maladies cardiovasculaires

« Le tabac vous brise le cœur » ! Chaque année l’OMS et ses partenaires abordent les risques sanitaires liés au tabagisme le 31 mai. Une journée sans tabac qui est guidée par une thématique générale. En 2018 la Journée mondiale sans tabac se concentre sur le lien qui existe entre le tabagisme, les cardiopathies et les autres maladies cardiovasculaires. Une journée pour rappeler les dangers du tabac La Journée mondiale sans tabac est un outil de sensibilisation et de prospective pour l’OMS et ses partenaires. Elle est effectivement l’occasion de remettre sur le devant de la scène les dangers du tabagisme et les enjeux des politiques de réduction des risques. Pour l’édition 2018 c’est le cœur qui sera au centre de l’actualité. Le thème retenu est celui du lien entre le tabac, cardiopathies et autres maladies cardiovasculaires. Avec une campagne au slogan accrocheur, « Le tabac vous brise le cœur », l’OMS entend souligner l’impact du tabac sur le cœur mais aussi valoriser les actions réalisables pour prévenir les dangers. Bien que les effets nocifs du tabac sur la santé cardiovasculaire soient bien connus, une grande partie du public les ignore. Le tabagisme est pourtant l’une des principales causes de maladie cardiovasculaire. Les maladies cardiovasculaires : première cause de décès dans le monde Si l’OMS a choisi de parler du cœur, c’est car les maladies cardiovasculaires tuent. Elles sont même la première cause de mortalité dans le monde. Or, on estime que 12% des décès suite à une cardiopathie sont imputables au tabac ou au tabagisme passif. Fumer se positionne ainsi à la seconde place juste derrière l’hypertension artérielle, dans le triste palmarès des principales causes de maladies cardiovasculaires. Surveiller, Protéger, Augmenter… pour réduire la consommation de tabac ! Si l’objectif de la campagne est de sensibiliser le grand public, il est aussi d’alerter les gouvernements sur les mesures existantes. Parmi-elles : les MPOWER conformes à la Convention-cadre de l’OMS pour la lutte anti-tabac. Les MPOWER privilégient les actions suivantes : Monitor/Surveiller la consommation et la prévention Protect/Protéger la population notamment par l’interdiction de fumer dans les espaces publics clos Offer/Offrir une aide financière et humaine aux personnes qui désirent se sevrer Warn/Mettre en garde contre les méfaits du tabagisme en adoptant le paquet neutre, et en mettant en place des campagnes de prévention efficaces Enforce/Mettre en œuvre une interdiction de publicité sur les produits du tabagisme Raise/Augmenter les taxes pour rendre les cigarettes financièrement moins abordables

2 fois plus de médecins étrangers en France en 10 ans

En 10 ans, le nombre de médecins titulaires d’un diplôme européen ou extra-européen a doublé en France. Au 1er janvier 2017, 26 805 médecins dits étrangers exerçaient dans l’hexagone, soit une hausse de 7,8 points par rapport à 2007. Forte hausse des médecins étrangers en activité en France Dans une étude publiée le 12 octobre 2017, le Conseil National de l’Ordre des Médecins (CNOM) fait état d’une forte hausse du nombre de médecins étrangers exerçant en France. 26 805 médecins titulaires d’un diplôme obtenu hors de l’hexagone pratiquaient au 1er janvier 2017. Parmi-eux 22 619 étaient en activité régulière. Le CNOM constate également une forte présence de médecins diplômés en Roumanie. Ils sont actuellement 4 254 à soigner des Français. Un nombre similaire à celui des médecins algériens (4 812) mais qui a été multiplié par 7 depuis 2007 (+659% de médecins). La Roumanie est victime d’une fuite des cerveaux depuis son entrée dans l’Union européenne. Une fuite due à des salaires « catastrophiques », estime-t-on au CNOM. 30 000 médecins étrangers devraient exercer en France d’ici 2020 Le nombre de praticiens diplômés à l’étranger a donc doublé en France, ce qui représente 26 805 professionnels. En se basant sur cette forte croissance, le CNOM estime qu’il devrait se porter à 30 000 d’ici 2020, dont 4 711 médecins originaires de Roumanie. C’est simple, aujourd’hui sans les médecins étrangers certains hôpitaux ne pourraient tout simplement pas accueillir de patients. Des médecins étrangers contre les déserts médicaux Le rapport proposé par le Conseil National de l’Ordre des Médecins est paru la veille de la présentation par le gouvernement d’un nouveau plan de lutte contre les déserts médicaux. L’arrivée des médecins étrangers peut-elle enrayer ce phénomène ? Pour l’Ordre la réponse est en demi-teinte : oui et non. Effectivement, le recours à des professionnels de santés diplômés hors France pourrait répondre aux problématiques de la démographie médicale. Sur le court terme du moins. La majorité de ces praticiens (62%) choisissent le salariat, généralement au sein d’un hôpital. Le Docteur François Arnault, chargé de ces questions au CNOM, estime que ces professionnels « rend(ent) énormément service à certains hôpitaux ». Les hôpitaux ont du mal à attirer les jeunes médecins français. Cependant, le CNOM considère également que ces médecins « ne sont pas la solution pour combattre les déserts médicaux ». Leur nombre bien que croissant reste insuffisant pour compenser la baisse régulière des médecins généralistes en exercice. Par ailleurs, le Docteur François Arnault précise que ceux qui choisissent de s’installer « ne vont pas forcément dans les endroits où l’on aurait le plus besoin d’eux ». Les praticiens diplômés à l’étranger choisissent majoritairement de s’installer en Provence-Alpes-Côte d’Azur, en Occitanie, en Ile-de-France (29% des médecins pour cette zone). Pour approfondir ce sujet, nous vous invitons à lire notre article sur l’atlas 2017 de la démographie médicale en France.

Épidémies hivernales : faites le point avec le bulletin épidémiologique

Comme une ritournelle, chaque hiver est marqué par le retour des grippes, gastro-entérites et bronchiolites. Des épidémies saisonnières auxquelles Santé Publique France accorde toute sa vigilance. Pour suivre l’évolution des cas déclarés, l’organisme publie de façon hebdomadaire son bulletin épidémiologique. Bulletin épidémiologique : comment ça marche ? Les maladies hivernales touchent chaque année des millions de personnes. Santé Publique France suit avec assiduité la situation des cas de grippe, de gastro-entérite et de bronchiolite. L’organisme consigne ses observations dans un bulletin épidémiologique aussi utile aux particuliers qu’aux médecins. Les données sont issues du réseau de partenaires de Santé Publique France, et publiée toutes les semaines sur  https://www.santepubliquefrance.fr. Téléchargeable en format PDF, ce bilan est une vraie mine de données précises, qui permettent aux professionnels de santé d’évaluer concrètement la situation par maladie. Que trouve-t-on dans le bulletin épidémiologique ? De nombreuses informations ! Le bulletin épidémiologique dresse un état-des-lieux à un instant T de l’évolution des maladies saisonnières. On retrouve ainsi dans les premières pages du bilan les informations clés : chiffres, statut de l’épidémie (hausses, baisses, stabilisations), ou encore tendances générales ( atteinte du pic,…). Dans la suite du document, les informations sont plus approfondies. Les données de surveillance recueillies par Santé Publique France concernent entre autre : les cas graves, la mortalité, l’évolution des cas au sein des collectivités de personnes âgées,… Les informations sont étayées par des graphiques comparatifs. Epidémies hivernales : les gestes à ne pas oublier Adopter les « gestes barrières » peut parfois suffire à passer au travers des filets de la maladie ! 5 gestes simples sont à adopter pour se prémunir des maux : • Geste 1 : Se laver les mains Se laver les mains plusieurs fois dans la journée pourrait éviter à chacun de passer quelques jours au fond du lit. Un geste jugé indispensable après certaines actions à risque comme : s’être mouché, avoir toussé ou éternué, avoir visité une personne souffrante. Mais aussi dans des situations quotidiennes bénignes. La recommandation est en fait de se laver les mains après chaque sortie à l’extérieur, et avant de préparer, servir et prendre les repas. • Geste 2 : Utiliser des mouchoirs en papier Autre geste à adopter pour éviter la contamination : penser à utiliser des mouchoirs en papier à chaque toux ou éternuement. • Geste 3 : Porter un masque Pour éviter la diffusion des microbes, l’idéal est de porter un masque chirurgical quand on est malade. • Geste 4 : Eviter les contacts physiques Serrer des mains, embrasser, partager ses objets personnels,…plus le contact sera évité, plus de chances il y aura d’esquiver la contamination. Il est également recommandé en période d’épidémie de ne pas se rendre dans les lieux très fréquentés, comme les centres commerciaux. • Geste 5 : Aérer Aérer la pièce au moins 10 minutes par jour.

Atlas 2017 de la démographie médicale en France

Féminisation de la profession, baisse de l’activité régulière,… à quoi ressemble la démographie médicale en 2017 ? 10 ans après la publication de son premier Atlas, le Conseil National de l’Ordre des médecins propose un état-des-lieux, un panorama décennal sur l’évolution démographique des médecins. Parmi les chiffres qui interpellent : plus de médecins inscrits au tableau mais une baisse de l’activité régulière, toujours de fortes disparités territoriales ou encore une féminisation de la profession. Démographie médicale en 2017 : plus de médecins, mais baisse de l’activité régulière  La version 2017 de l’Atlas de la démographie médicale a permis de comparer les données. Il est ainsi apparu que si plus de médecins étaient inscrits au tableau de l’ordre en 2017, l’activité régulière était quant à elle en baisse. Au 1er janvier 2017 l’Ordre recensait ainsi 290.974 médecins. Mais la proportion de professionnels en activité régulière était de 68%. Ce qui représente donc 197.859 médecins soit une baisse de 10 points par rapport à 2007. En pourcentage, le nombre de médecins en activité régulière diminue de 10% en 2017. Déjà l’an passé, l’Ordre des médecins s’inquiétait d’une diminution des généralistes. Le nombre de professionnels était alors tombé à 88.886, et le constat est similaire en 2017 (88.137 généralistes). Un nombre d’autant plus interpellant quand on considère l’augmentation de la population nationale, et l’impact sur la quasi-totalité du territoire national. Un constat sans appel qui remet en question les mesures liées à la définition des zones déficitaires. On compte effectivement peu d’installation de médecins généralistes dans ces zones.   Atlas 2017 de la démographie médicale : des disparités et une profession qui se féminise  Des disparités territoriales importantes ont été constatées au sein même de chacune des régions, à l’exception de l’Ile de France. L’Atlas démontre que ces disparités peuvent être très importantes, et alarmantes. Ainsi dans 45 départements la population est en hausse, alors que le nombre de médecins chute de son côté. Disparités, baisses et féminisation. L’étude témoigne d’une forte féminisation de la profession depuis 2007. 47% des médecins en activité régulière sont aujourd’hui des femmes, alors qu’elles étaient 38% en 2007.   Comment lutter contre les déserts médicaux ? En parallèle de l’Atlas 2017, le CNOM propose une étude sur les médecins ayant un diplôme étranger en France. Ces 10 dernières années, le nombre de praticiens étrangers qui exercent en activité régulière sur le territoire ne cesse de croître. On dénombre ainsi en 2017 22619 médecins étrangers, soit 11% de l’activité en France. Alors que l’afflux de médecins étrangers pourrait être une réponse aux difficultés territoriales, l’étude démontre qu’il n’en est rien. Les praticiens européens, à l’instar des Français, ne privilégient pas les zones définies comme déficitaires par les ARS.   Télécharger l’atlas 2017 de la démographie médicale en France (PDF)

MSSanté, la messagerie sécurisée des professionnels de santé

Inutile de préciser l’importance de la sécurité dans la transmission des données de santé des patients. MSSanté est une messagerie pensée pour les professionnels de santé, qui assure l’envoi d’informations en toute sécurité. Rapide et sécurisé, le système garantit des échanges entre praticiens dans le respect du secret professionnel, et la confidentialité. Échanger des informations confidentielles en toute sécurité avec MSSanté  MSSanté a été développé pour faciliter les échanges entre les professionnels de santé. La messagerie offre la possibilité de transmettre des informations sur un patient par e-mail à d’autres praticiens en toute sécurité.  Compte-rendu de consultation, résultats d’analyses, données personnelles de santé,…MSSanté permet l’envoi de documents, avec la garantie du respect du secret professionnel, et de la confidentialité des échanges. L’envoi par courriel est rapide et sécurisé, et améliore ainsi la coordination des parcours et opérations entre les praticiens des différentes disciplines. MSSanté, c’est aussi un annuaire de contacts, où les praticiens retrouvent les coordonnées des médecins toutes spécialités confondues. MSSanté facilite la transmission des données de santé des patients MSSanté favorise la transmission rapide des données en toute sécurité. La messagerie simplifie les échanges en permettant notamment de :   Rechercher un correspondant dans un annuaire national accessible. L’annuaire de contacts professionnels recense toutes les professions de santé. Il est doté d’un moteur de recherche multi-critères, permettant de filtrer avec précision la recherche. Recevoir les informations des patients dans un logiciel métier et par conséquent de gagner du temps ! Une économie de temps de réception du courrier version papier, de scan ou même de recherche de documents. Alerter et informer à tout moment les praticiens de santé, y compris lorsqu’ils ne sont pas joignables par téléphone.7   Assurer la traçabilité des échanges. MSSanté permet de sécuriser les données des patients, mais aussi de protéger la responsabilité professionnelle du praticien. Il est effectivement possible en cas de litige de retracer la totalité des échanges.   MSSanté : comment ça marche ? MSSanté s’adresse aux praticiens titulaires d’une carte CPS. Cette dernière, ou une équivalence, garantit l’identité professionnelle du praticien désirant accéder au service. Pour s’enregistrer il faut se rendre sur www.mssante.fr. L’inscription est gratuite et le logiciel est compatible avec d’autres messageries. MSSanté recommande pour ce point au praticien de se rapprocher de leurs éditeurs, ou du service informatique pour les médecins exerçant dans un établissement de santé. S’inscrire à la messagerie sécurisée MSSanté en 4 étapes : Etape 1 : Vous munir de votre carte de professionnel de santé (CPS) Etape 2 : Aller sur le site wwww.mssante.fr Etape 3 : Créer votre adresse professionnelle MSSanté en quelques clics Etape 4 : Commencer à utiliser l’adresse professionnelle sécurisée MSSanté en accédant à l’interface depuis la rubrique « connexion » MSSanté est l’une des représentation de la digitalisation de la médecine, et plus généralement de la santé connectée. Nous avons rédigé un article sur ce sujet : Santé connectée : que réserve la high tech aux médecins et patients de demain ?