Comment choisir sa permanence téléphonique médicale ?
Externaliser la gestion de la relation patient est un vrai gain de temps pour les médecins. Cependant le prestataire choisi devra être digne de confiance et réactif. Ces 2 valeurs sont indispensables pour une collaboration fiable et pérenne. D’autres critères comme la disponibilité ou le nombre de services offerts sont aussi déterminants. Votre télésecrétaire médicale doit respecter une certaine confidentialité Votre télésecrétaire médicale sera le lien entre vous et vos patients. Elle communiquera avec eux, et les malades seront amenés à lui confier leurs maux. C’est pourquoi le service de permanence téléphonique médicale choisi doit faire preuve de courtoisie et d’un minimum de discretion. Outre l’accueil téléphonique des patients, votre future télésecrétaire médicale aura accès à vos informations professionnelles et à votre agenda pour planifier vos consultations. Sa fiabilité est donc indispensable. Votre télésecrétaire médicale doit être disponible L’intérêt d’externaliser la gestion de la relation patient est de gagner du temps. Considérant ce fait, la disponibilité du prestataire de permanence téléphonique médicale est une évidence. Vérifiez les formules d’abonnement et choisissez celles qui conviennent au mieux à vos besoins. Pour un plus grand confort, préférez un forfait mensuel proposant une gestion 24H/24 les samedis, dimanches et jours fériés. Votre permanence téléphonique médicale doit être pratique Votre permanence téléphonique médicale ne doit pas être complexe et devenir chronophage ! Pour éviter une telle mésaventure, préférez faire appel à une société proposant plusieurs modes de gestion. Planification des consultations par téléphone, suivi par mail mais aussi site de prise de rendez-vous en ligne : il existe aujourd’hui de nombreuses solutions de gestion de la relation patient à distance. Privilégiez également les professionnels accordant beaucoup d’importance au suivi et à la confirmation des rendez-vous médicaux (avec rappel SMS par exemple). Vous éviterez ainsi les entretiens non honorés. De la qualité de la permanence téléphonique médicale dépend la réussite et la durabilité de votre relation patient. En tant que professionnel de santé, choisir un prestataire fiable avec une offre souple et multiple vous fera gagner du temps.
Les Français et leur santé : rapport 2015
La Direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques (DREES) a publié son rapport 2015 sur l’état de santé des Français. Il démontre que la population, bien que vieillissante, se porte plutôt bien. Cependant, il pointe aussi du doigt l’existence de nombreuses disparités aussi bien sociales que territoriales. L’état de santé des Français est bon Suite à l’analyse de près de 200 indicateurs, la DREES conclut que l’état de santé des Français est favorable par rapport aux autres pays développés. La durée de vie augmente, malgré le développement des pathologies chroniques et des incapacités fonctionnelles. Ces derniers sont le résultat du vieillissement de la population. L’édition 2015 dénote une réduction de l’écart de l’espérance de vie entre hommes et femmes. Si les femmes vivent toujours plus longtemps (85,4 ans en 2014 contre 79,2 ans pour les hommes), la différence s’est réduite ces 20 dernières années. Bien que ces résultats soient positifs, certaines disparités persistent et nuancent le propos. Etat de santé des Français : de nombreuses disparités subsistent Les indicateurs de santé corroborent un fait : les problèmes de santé sont liés à la position sociale et au niveau d’études. En effet, les personnes les plus défavorisées sont souvent plus exposées aux troubles professionnels néfastes pour la santé (travail de nuit, exposition à des produits toxiques), mais aussi quotidiens (pollution, logements insalubres,…). Certains de leurs comportements sont aussi mis en cause, tels qu’une mauvaise nutrition ou un manque d’activité physique. Ces disparités sociales perdurent dans le temps. Les enfants issus d’un ménage ouvrier sont davantage victimes de surchage pondérale, ou d’un mauvais état bucco-dentaire. L’espérance de vie des populations défavorisées est aussi plus courte. Mais si les disparités sont sociales, elles sont aussi territoriales. Des facteurs tels que l’exposition environnementale, ou une offre de soins limitée, influent sur l’état de santé. Rapport sur l’état de santé des Français : conditions d’enquête Le premier rapport édité par la DREES a été proposé en 2006. Le document a été initié suite à la loi relative à la politique de santé publique de 2004. Son but était alors d’analyser et suivre les objectifs de la mesure. L’étude se compose de fiches classées par déterminants, par groupes de population et par pathologies. Elle problématise les données épidémiologiques des différentes thématiques de santé, et d’autres indicateurs tels que la démographie, la mortalité, les inégalités sociales de santé, etc. Avec plus de 200 indicateurs, le rapport dresse un panorama de l’état de santé des français, de leurs problèmes et des inégalités existantes.
E-santé : le Conseil national du Numérique prône la protection des données de santé
« Ambition numérique », voici l’audacieux nom du rapport remis par le Conseil national du Numérique à Manuel Valls le 18 juin 2015. Le document de 400 pages édite un certain nombre de préconisations, dont certaines sont appliquées aux données de santé. Les enjeux du numérique dans le domaine de la santé Dans le secteur de la santé, le numérique apporte son lot d’espoir et d’inquiétudes. S’il est clairement un atout pour la profession, la question des libertés individuelles et de la protection des données du patient est un problème. Moderniser le système de santé grâce aux innovations numériques permettrait de mieux soigner, d’anticiper, de gérer les effets secondaires et même d’optimiser le parcours de soin. Avec la numérisation, il est possible d’établir des statistiques pour par exemple juger de l’efficacité d’un traitement médical. Avec la numérisation, il est possible d’établir des statistiques pour par exemple juger de l’efficacité d’un traitement médical. La télémédecine est une réponse aux déserts médicaux. Les dispositifs médicaux connectés offrent une piste de solution à l’autonomisation des patients âgés ou atteints de maladies chroniques. Le numérique pourrait repenser notre système de santé : gain en efficacité, optimisation du parcours de soin, mais aussi détection des fraudes. L’enjeu est pratique et économique. Les risques du numérique dans le domaine de la santé Le numérique appliqué aux métiers de santé est séduisant, mais le problème de la protection des données du patient demeure. A ce sujet, le Conseil National du Numérique est clair. 3 des propositions édictées concernent l’ouverture des informations et leur accès. Si le rapport vante l’intérêt de cette mesure, il précise également l’importance de la mise en place d’un « cadre éthique et adapté ». Ce dernier doit garantir les libertés et la dignité des patients. Celui-ci étant acteur de sa santé, il doit pouvoir garder le contrôle. La protection des données du patient : une déontologie respectée par les acteurs de santé La question de la protection des données du patient est au cœur de la profession. Véritable règle de déontologie, elle concerne tous les intervenants médicaux. Le service de télésecrétariat médical Medifil est conscient de l’importance de cette consigne. Nos professionnels respectent le secret médical et gèrent la relation patient en toute confidentialité.
La démographie médicale française en 2015
L’Ordre National des Médecins a publié l’édition 2015 de son atlas de la démographie médicale. Le document interactif recense les professionnels de santé dans toute la France et met en évidence les différents déserts médicaux. La publication de la cartographie est aussi l’occasion de faire un point sur la répartition géographique des professionnels de santé et de faire taire les idées reçues. Pénurie de médecins, déserts médicaux : qu’en est-il réellement ? En 2014 la France comptait plus de 198 000 praticiens (voir notre article sur la démographie médicale en France 2014). Parmi eux 90 630 étaient des médecins généralistes. Le nombre de médecins inscrits au tableau de l’Ordre l’an passé est de 281 087. On constate donc une hausse des professionnels. Cependant s’il y a de nombreux praticiens en exercice, la population est vieillissante. Environ 26,4% des inscrits ont plus de 60 ans et la proportion de retraités ne cesse d’augmenter. En outre, l’offre médicale est inégalement répartie sur le territoire, comme c’était déjà le cas en 2014. Le Conseil de l’Ordre National des Médecins affirmait d’ailleurs l’an passé que la tendance devrait se poursuivre jusqu’en 2020. Contrairement aux idées reçues, les déserts médicaux ne sont pas le fait uniquement des zones rurales. Les grandes métropoles comme Paris souffrent aussi d’un accès aux soins de premier recours complexe. L’Ile-de-France a été victime d’une réduction de 6% des médecins en activité régulière. Un déséquilibre entre médecine générale et spécialisée L’Ordre des Médecins constate une baisse générale des effectifs de professionnels en médecine générale depuis 2007. On dénombrait alors 64 778 praticiens, ils sont actuellement 58 014. A l’inverse, la pratique libérale des médecins spécialistes progresse avec une hausse d’un peu plus de 6% pour les spécialités médicales et de 25,8% pour les spécialités chirurgicales. Seules la rhumatologie, la dermatologie, la chirurgie générale et l’ORL sont en chute. De plus en plus de femmes médecins La profession se féminise ! 58% des médecins de moins de 45 ans sont des femmes. Un constat similaire est observable du côté de l’exercice libéral qui compte 60% de médecins généralistes de moins de 40 ans féminins. Consulter l’atlas de la démographie médicale française 2015
Le métier de docteur se digitalise
Le boom d’Internet et des supports mobiles (smartphones, tablettes tactiles) a considérablement bouleversé l’organisation administrative des cabinets médicaux. Exit les ordonnances écrites à la main ou les feuilles de soin envoyées par courrier, le métier de docteur se digitalise et de nombreuses innovations voient le jour pour moderniser la profession. Quand les pratiques médicales se digitalisent D’après les données de la CNAM , 3/4 des cabinets médicaux sont aujourd’hui informatisés. Ils étaient seulement 50% en 2010. Les médecins utilisent l’informatique pour leurs tâches quotidiennes et pour tout ce qui a trait à l’organisation de leur cabinet, notion déterminée d’après les critères de la Sécurité Sociale. L’utilisation des logiciels d’aide à la prescription (LAP) par les médecins généralistes est passée de 64% en 2012 à 72% en 2013. Cependant les chiffres de la CNAM révèlent également que les spécialistes (55%) sont moins nombreux à employer les outils informatisés pour le volet administratif. La télétransmission se généralise également. 84% des médecins de ville ont proposé au moins une feuille de soin électronique en 2014, d’après les données de l’Assurance Maladie. La mobilité se développe, de nombreux praticiens emploient leurs smartphones et leurs tablettes, ou déclarent désirer s’en équiper. Il semblerait que l’informatique ait été totalement adoptée dans le secteur médical ! Vers une digitalisation du patient A la fin de l’année 2013 près de 8 médecins sur 10 employaient la « synthèse médicale » digitalisée. Ils étaient 71% l’année précédente. Cette fonction offre la possibilité au médecin d’obtenir une vision globale de chacun de ses patients. A partir du dossier médical informatisé, il lui est possible de consulter les informations relatives à chaque malade, mais aussi de planifier des prises en charge par d’autres intervenants de santé. Face au succès de ces fonctionnalités de « synthèse », le LEEM souhaite améliorer le suivi des patients âgés avec de nouvelles mesures d’aide à la prescription. Ces dernières seront fournies par des logiciels stipulant l’ensemble des médicaments prescrits, ce qui permettra de détecter les éventuelles interactions. Une innovation pratique, qui simplifiera le quotidien des professionnels de santé. MonRDV.com : une offre digitale pour faciliter le travail des médecins La digitalisation ne touche pas uniquement les cabinets médicaux. Avec MonRDV.com le cabinet de télésecrétariat médical Medifil innove et propose un nouveau levier de communication entre les praticiens et leurs patients. La plateforme de prise de rendez-vous en ligne modernise la gestion de la patientèle, en proposant aux malades de contacter leurs médecins online. La mise en relation s’effectue en quelques clics seulement et le site est accessible 24h/24 et 7J/7.
La Consult Station : le remède aux déserts médicaux ?
A partir du 13 juin 2015 les habitants de la commune d’Aups dans le Var pourront consulter une cabine de télémédecine. Loin de remplacer la consultation d’un médecin, le dispositif est une permanence de soins supplémentaire. Une cabine de télémédecine inaugurée à Aups Il y a aujourd’hui 3 médecins généralistes en exercice dans la commune d’Aups. La ville compte 2149 habitants, et le bassin en comporte 13 000. En 2011, 5 médecins intervenaient dans la région. Un seul assurait 70% des permanences les soirs et les week-ends. Lors de sa cessation d’activité, la permanence des soins s’est trouvée rompue. C’est alors qu’est née l’idée de la Consult Station. L’objectif de la cabine de téléconsultation médicale est de fédérer un réseau de médecins et d’améliorer l’accès aux soins. Conçue par la société H4D, elle sera placée à la caserne des pompiers d’Aups. La Consult Station : une cabine de téléconsultation médicale pour soulager les médecins La Consult Station est un dispositif médical de marque CE qui propose plusieurs services d’automesure. Elle est équipée d’un lecteur de Carte Vitale qui permet d’authentifier le patient. La connexion est assurée avec l’un des intervenants du réseau, dans le cas présent l’un des médecins de la maison de garde du Luc (83). Les dispositifs médicaux de la Consult Station sont les suivants : thermomètre, tensiomètre, oxymètre de pouls, balance, stéthoscope, otoscope, dermatoscope et ECG. Les relevés sont transmis à l’intervenant médical qui peut donner ses préconisations au patient grâce au système de visioconférence. A la fin de la téléconsultation, le malade imprime l’ordonnance du médecin, tamponnée ensuite par le pompier médiateur. La cabine de téléconsultation soulage les médecins, en réduisant leur charge de travail. Il est cependant conseillé aux patients de consulter leur médecin traitant ou autre professionnel de santé dans les 48 heures. La Consult Station : une offre de soins supplémentaire La Consult Station ne remplace pas les médecins ! Elle est réservée aux personnes ayant contacté le 15 pour une consultation et n’ayant pas trouvé de médecin de garde disponible à proximité de leur domicile. Si la Consult Station permet aux personnels de santé d’intervenir à distance, elle ne se substitue pas à la consultation réelle. Elle ne résout pas non plus la surcharge de travail induite par la gestion relation/patient. Pour alléger cette dernière, vous pouvez faire appel aux services d’une télésecrétaire médicale. Cet acteur de proximité assure la permanence téléphonique pendant vos absences. Elle gère vos malades en respectant le secret médical et avec toute la disponibilité nécessaire.
Les sites de prise de rendez-vous en ligne
La promesse des sites de prise de rendez-vous médicaux en ligne est alléchante ! Demander à rencontrer un médecin généraliste ou un spécialiste en un clic, réduire le temps d’attente grâce à la suggestion de praticiens disponibles, est désormais possible grâce à ces nouveaux services qui se développent. Recherche médecin pour consultation immédiate A l’heure de la dématérialisation et de l’immédiateté, les sites de prise de rendez-vous médicaux en ligne se développent. D’après une étude IFOP réalisée en novembre 2014, près de deux tiers des malades renoncent à consulter, découragés par la longue attente pour rencontrer un spécialiste. Le délai d’attente est d’ailleurs considéré comme le principal point de dégradation de l’accès au soin. Pourtant, 28 millions de consultations sont annulées chaque année de façon inopinée. Dans la majorité des cas, les médecins ne sont pas avertis de cette annulation par leurs patients. Si l’accès à l’information était simplifié, les demandes des malades pourraient être honorées ! En facilitant la prise de rendez-vous, en automatisant la mise en relation patient/médecin, les sites de rendez-vous en ligne pourraient bien mettre fin à ce phénomène. Prenez rendez-vous en ligne Afin de faciliter la prise de rendez-vous de nombreux sites proposent de mettre en relation médecins et patients. Le fonctionnement de ces services est simple. Le particulier est invité à préciser la catégorie du généraliste ou du spécialiste (gynécologue, ORL, dentiste, ostéopathe, cardiologue,…) qu’il désire rencontrer. Avant de valider la recherche il doit renseigner ses disponibilités et ses coordonnées. Le logiciel génère une liste d’intervenants capables de recevoir le patient à l’un des horaires soumis. Ce dernier est généralement averti par SMS de la confirmation du rendez-vous. Certains sites proposent même l’envoi d’un rappel, invitant le particulier à annuler son rendez-vous en cas d’indisponibilité. Les sites de rendez-vous en ligne permettent de contacter un professionnel de santé à tout moment, quels que soient l’heure et le jour de la semaine. Les portails sont accessibles depuis un ordinateur fixe, une tablette tactile ou sur mobile. La prise de rendez-vous en ligne représente ainsi un gain de temps considérable pour les malades. En ce qui concerne les médecins, ils doivent souscrire à un abonnement afin de bénéficier du service. Il leur suffit alors de compléter leur agenda, afin d’indiquer leurs disponibilités, puis de confirmer les rendez-vous pris online par les patients. MonRDV.com : le site de prise de rendez-vous en ligne conçu par Médifil Certains services de télésecrétariat médical profitent du développement des sites de prise de rendez-vous en ligne, pour améliorer leur offre de gestion. C’est le cas de Médifil qui propose aux médecins et aux patients la plateforme MonRDV.com. Le site est accessible 24h/24 et 7j/7. Il est conçu comme un complément au service vocal déjà assuré par Médifil. Il permet aux médecins d’avoir un point de contact supplémentaire avec leurs patients. MonRDV.com se distingue cependant des autres plateformes existantes. Il est fondé sur la proximité, et s’adresse aux patients qui connaissent déjà leurs médecins. Les particuliers sont invités à renseigner les informations les concernant, ainsi que celles de leurs enfants : noms, coordonnées, praticiens que la famille consulte (pédiatre, généraliste, cardiologue,…). La prise de rendez-vous est totalement gratuite pour les patients. Afin de limiter le risque d’annulations non communiquées, la plateforme envoie un SMS de rappel automatique. La facturation aux médecins se distingue une nouvelle fois des autres services. Médifil ne propose pas d’abonnement, mais une tarification à hauteur de 0,50 centimes par consultation. Les praticiens ne paient que les rendez-vous pris par sur le site. En outre, monRDV.com s’inscrit dans une démarche non concurrentielle. La plateforme n’oriente pas les patients vers d’autres médecins que ceux renseignés par les particuliers.
Les médecins généralistes listent 151 médicaments essentiels
Plus de 5 000 médicaments sont actuellement commercialisés dans les pharmacies françaises. Un collectif de médecins s’est penché sur leurs effets et a établi une liste de 151 médicaments essentiels, d’après les informations du magazine Science et Vie. Ces soins sûrs et performants sont à prescrire en première intention. 151 médicaments pour traiter les principales maladies de l’adulte Sur les 5.000 médicaments vendus en pharmacie, seuls 151 sont essentiels. Ces 151 pilules, sirops ou crèmes suffisent à traiter 95% des pathologies de l’adulte. Le magazine Science et Vie a dévoilé cette liste très sélective dans son numéro du 25 mars. La sélection ne retient que les meilleurs traitements, jugés bons pour leur non dangerosité et leur efficience dans le traitement de la maladie. Elle élimine les médicaments dangereux ou inutile. D’après les médecins responsables de cette étude, plus de 2 000 médicaments sont superflus. Leurs bénéfices thérapeutiques sont en effet inférieurs à ceux présents dans la sélection. Certains ont également des effets indésirables plus nombreux et plus fréquents. Les grands absents de la liste sont entre autres : le Citalopram prescrit contre la dépression le Crestor employé dans la lutte contre le cholestérol l’Olmetec contre l’hypertension Le Prozac, le Furosémide, le Paracétamol et l’Ibuprofène font en revanche partie de la sélection. Comment les médecins ont-ils sélectionné ces 151 médicaments ? Michel Thomas de l’hôpital de Bobigny est à l’initiative du projet. Il a réuni des médecins, internistes et urgentistes, et les a invités à juger les médicaments d’après la littérature scientifique les concernant et leur propre expérience. L’analyse ne concerne que le traitement des principales pathologies observées chez l’adulte français. Elle exclut les vaccins et médicaments employés pour les maladies rares. Les critères de jugement tenaient compte de l’efficacité, des effets secondaires et excluait le prix des soins. Une liste des médicaments efficaces pour lutter contre l’encombrement thérapeutique D’après le média, la liste pourrait servir de support à l’établissement d’une sélection officielle des médicaments essentiels, éditée par la Haute Autorité de Santé. La HAS l’emploierait dans sa lutte contre l’encombrement thérapeutique, une initiative qui verra possiblement le jour en 2016.
Grippe hivernale : hausse des remboursements des soins en 2015
180 millions d’euros. C’est ce que coûtera la grippe hivernale à l’assurance maladie cette année. Alors que le budget alloué par la Caisse Nationale d’Assurance Maladie était de 100 millions d’euros, la virulence de l’épidémie grippale en 2015 a presque doublé les dépenses. Une épidémie de grippe hivernale record en 2015 Chaque année la CNAM prévoit un budget pour le remboursement des soins liés à la grippe hivernale. Cette somme englobe le remboursement des consultations, des médicaments et la prise en charge des arrêts de travail. En 2015 le montant estimé des dépenses était de 100 millions d’euros. L’épidémie de grippe hivernale, qui a débuté en janvier et s’est achevée au début du mois d’avril, a été colossale. Depuis le 1er novembre, 1480 malades ont dû être admis en service de réanimation. 210 personnes sont décédées des suites du virus, ce qui est bien plus que lors de la pandémie des années 2009-2010. La violence de l’épidémie grippale a entraîné un dépassement budgétaire de 80 millions d’euros. Grippe hivernale : + 5% de remboursements de soins de ville en février 2013 Une hausse similaire avait été observée en 2013. La Caisse Nationale d’Assurance Maladie constatait une augmentation de 5% des remboursements de soins de ville en février 2013, par rapport au même mois de l’année précédente. Une épidémie importante en France métropolitaine était une nouvelle fois responsable de cette augmentation. La CNAM précisait alors que les soins relatifs aux médecins généralistes avaient crû de +7,7% par rapport à février 2012. Le vaccin contre la grippe hivernale est-il inefficace ? Une étude menée par les Centres américains de contrôle et de prévention des maladies et publiée en janvier, démontrait la faible efficacité du vaccin 2015. Selon les chercheurs, le produit aurait une efficience de 23%. Pourtant, la vaccination contre la grippe hivernale est une bonne solution pour limiter les dépenses de remboursement de soins. Selon le Figaro Santé, un vaccin universel efficace généralisé pourrait peut être faire baisser le budget annuel alloué à la grippe hivernale par la CNAM.
Le nouveau "Mouvement pour la Santé pour Tous" contre la loi de santé
Le projet de loi santé proposé par Marisol Tourraine fait débat. Les professionnels de santé sont pour une réforme, mais contestent les mesures portées par la ministre. Afin de faire valoir leurs idées et de protester, 41 syndicats se sont réunis pour fonder le « Mouvement pour la Santé pour Tous ». Qui se cache derrière le « Mouvement pour la Santé pour Tous » ? Le « Mouvement pour la Santé pour Tous » ce sont 41 syndicats de professionnels de santé et organisations étudiantes. Il a été créé le 5 février 2015 afin de protester contre le projet de loi santé. Selon le collectif, la réforme, qui prévoit un système de santé étatisé, mettrait fin au paritatisme et au pacte de 1945. Il romprait le lien entre soignant et soigné et serait la fin de l’excellent système de santé français, basé sur la qualité des soins et leur accessibilité à tous. Les porte-paroles du mouvement sont : Didier Legeais (Le Bloc) Eric Henry (SML) Philippe Tisserand (FNI) Catherine Mojaïsky (CNSD) Que revendique le « Mouvement pour la Santé pour Tous » ? Dès sa présentation en conseil des Ministres, les professionnels de santé se sont élevés contre le projet de loi santé. Tous considèrent que le système d’assurance maladie solidaire est primordial. S’ils sont pour une réforme, ils estiment qu’elle ne doit pas être menée au détriment des patients. Le « Mouvement pour la Santé pour Tous » s’insurge contre les lourdeurs administratives entrainées par les réformes successives. Ils militent pour un cadre conventionnel renforcé qui tiendrait compte de : la qualité, la coordination des soins de tous la prévention la prise en charge du vieillissement et des pathologies chroniques Quelles actions mène le « Mouvement pour la Santé pour Tous » ? Le « Mouvement pour la Santé pour Tous » demande le retrait pur et simple du projet de loi. Pour ce faire, il interpelle notamment le premier ministre au sujet de l’absence de vision stratégique de la loi Touraine. Ils dénoncent également l’inégalité du traitement public/privé ainsi que la perte de l’indépendance professionnelle en raison de la mise en place d’un tiers-payant d’autorité et de droit.