Les 10 mesures du CNOM pour contrer l'ubérisation des prestations médicales
Le Conseil National de l’Ordre des Médecins a publié un rapport sur les risques d’une ubérisation de la médecine. Face à l’accélération du développement de la télémédecine, le CNOM préconise 10 points pour répondre aux besoins médicaux des patients tout en contrant l’ubérisation des prestations médicales. Développement de la télémédecine : vers une réglementation claire Mesure n°1 : Une réglementation pour garantir le respect des principes éthiques et déontologiques Mesure n°2 : Révision en concertation avec le CNOM de l’article R.4127-53 du Code de la Santé Mesure n°3 : Mise en œuvre appliquée aux territoires de santé de moyens télé-médicaux L’Ordre appelle à une réglementation claire de la télémédecine. La pratique peut engendrer des dérives et il convient de légiférer sur l’application numérique des prestations médicales. Afin de respecter les principes éthiques et déontologiques du champ sanitaire, la révision du décret télémédecine est nécessaire. Cette révision devra s’appliquer en concertation avec l’Ordre qui fera une proposition pour l’article R.4127-53 du Code de la Santé relatif à la déontologie médicale. Le CNOM souhaite que le « téléconseil personnalisé » devienne une forme spécifique de téléconsultation intégrée dans le parcours de prise en charge ou suivi du patient. Enfin l’Ordre appelle à l’implication des territoires de santé, ces derniers étant chargés de la mise en œuvre de moyens télé-médicaux. L’Ordre appelle à une réglementation claire de la télémédecine. La pratique peut engendrer des dérives et il convient de légiférer sur l’application numérique des prestations médicales. Afin de respecter les principes éthiques et déontologiques du champ sanitaire, la révision du décret télémédecine est nécessaire. Cette révision devra s’appliquer en concertation avec l’Ordre qui fera une proposition pour l’article R.4127-53 du Code de la Santé relatif à la déontologie médicale. Le CNOM souhaite que le « téléconseil personnalisé » devienne une forme spécifique de téléconsultation intégrée dans le parcours de prise en charge ou suivi du patient. Enfin l’Ordre appelle à l’implication des territoires de santé, ces derniers étant chargés de la mise en œuvre de moyens télé-médicaux. Ubérisation des pratiques médicales : définition de la télémédecine et contractualisation avec l’ARS Mesure n°4 : Suppression du régime particulier de l’ARS Mesure n°5 : Maintien de la contractualisation de l’ARS dans certains cas particuliers Mesure n°6 : Contractualisation avec l’ARS et respect des règles déontologiques La télémédecine est par définition une forme de pratique médicale. Par conséquent, lorsqu’elle est exercée par un médecin de premier ou second recours dans le cadre du parcours de soins ou de la prise en charge coordonnée du patient, le régime particulier de contractualisation avec l’ARS n’a plus lieu d’être. Cependant, la contractualisation obligatoire avec l’ARS pourra être maintenue pour les activités de télémédecine particulières : la télémédecine expérimentale, celle qui s’effectuerait en dehors du parcours de soin, en cas de proposition par des assureurs complémentaires ou prestataires privés. Dans ce cas précis, le visa de l’avis ordinal sur les contrats signés devra être cité en accord avec les règles déontologiques dictées par le Code de la Santé. Mesure n°7 : L’Ordre assure le respect des clauses déontologiques dans le cadre de la signature d’un contrat entre un médecin et une société intermédiaire Mesure n°8 : Responsabilité des sociétés tierces Dans le cas d’une intervention d’une société intermédiaire en tant que conciergerie numérique, l’Ordre visera les contrats établis avant la mise en action. Ces derniers devront respecter les clauses déontologiques proposées et publiées par le CNOM. Les responsabilités des sociétés tierces à vocation commerciale devront être clairement exprimées notamment en ce qui concerne : la protection de l’usager vis-à-vis des pratiques commerciales, la qualité en matière de santé relative au droit national et de l’état du droit européen. Financement et développement de la télémédecine Mesure n°9 : Les activités de télémédecine devront être inscrites dans la CCAM Mesure n°10 : Accélération des travaux du CNOM Les actes réalisés en télémédecine devront s’inscrire dans la CCAM. L’acte n’étant pas toujours unique, la rémunération aura une part de forfaitisation. Le forfait s’appliquera notamment dans le suivi d’une pathologie ou d’un dispositif médical connecté. Les dotations financières attribuées aux établissements de santé intégreront naturellement la télémédecine. Face à l’impact de la disruption numérique, le CNOM devra accélérer ses travaux, et notamment ceux pratiqués en concertation avec les autorités sanitaires, régulatrices et de protection sociale en France et en Europe.
Dr Vorhauer (CNOM) : « L’Ordre se devait d’augmenter la cotisation pour maintenir les finances à l’équilibre »
La cotisation ordinale s’élève désormais à 330 euros et ce depuis le 1er janvier 2016. Une augmentation mal acceptée poussant certains médecins à appeler au non règlement du surplus. Interviewé par le quotidiendumédecin.fr, Dr Walter Vorhauer, secrétaire général du Conseil National de l’Ordre des Médecins, explique les raisons de la hausse. Hausse de la cotisation ordinale : une forte mobilisation qui nécessite des fonds Le Docteur Walter Vorhauer justifie les hausses des cotisations par la forte mobilisation de l’Ordre. Si la taxe a augmenté de 8% en 2 ans, ce serait donc pour financer les actions d’une institution dont l’influence ne cesse de croître. L’Ordre est investi depuis 2014 et s’est notamment mobilisé dans la loi santé. Des interventions qui nécessitent des fonds, toujours d’après les propos du médecin qui explique que l’investissement publicitaire a par exemple coûté 4 à 5 euros par médecin en 2014. Le CNOM dispose de fonds sur 6 mois Lorsque le journaliste du quotidiendumédecin.fr interroge le Dr Vorhauer au sujet des réserves financières de l’Ordre, ce dernier lui répond que le mythe selon lequel « l’Ordre a des millions et millions de réserve est faux ». Le Conseil national dispose plutôt d’une visibilité sur 6 mois, d’une avance en trésorerie d’une demi-année. Si l’institution fait appel aux médecins pour financer les mesures exceptionnelles, c’est donc pour anticiper certains frais. Elle fait aujourd’hui face à de nouvelles missions dont les conséquences n’ont pu être estimées qu’une fois mises en place, comme la validation des acquis d’expérience. La Réforme des régions engendre aussi un coût pour l’Ordre liés aux réorganisations diverses. Des médecins appellent à ne pas régler le surplus de cotisation Cette hausse suscite une vive incompréhension de la part des médecins. Le Dr Vorhauer explique à ce sujet comprendre les réticences, et souligne un défaut de communication des dépenses. Si l’an passé les concernés avaient reçu une lettre explicative, ce n’est pas le cas en 2016. Un défaut rétabli dans le dernier bulletin d’information de l’Ordre. S’il comprend la démarche de boycott du surplus de cotisation, le Dr Vorhauer rappelle l’importance de ces fonds, garants selon-lui de l’indépendance du CNOM.
La télémédecine booste les consultations à domicile aux USA
Si en 1930 la médecine à domicile avait le vent en poupe, elle est aujourd’hui peu usitée aux Etats-Unis. Un manque d’engouement pour la pratique qui se justifie notamment par l’intérêt suscité par la télémédecine. L’ATA (Association Américaine de Télémédecine) estime en effet que 450.000 personnes ont utilisé internet pour leurs consultations en 2015. C’est ce décalage qui a inspiré la création d’applications alliant télémédecine et visites à domicile. Pager : en quelques clics un médecin dans votre salon ! Si la télémedecine est plébiscitée au détriment de la visite à domicile, pourquoi ne pas associer les 2 ? C’est le pari que se sont lancés Gaspard de Dreuzy et Philip Eytan qui ont développé Pager, une application smartphone publiée en juillet 2014 à New York. Pour créer le module, ils se sont associés au technicien mexicain co-fondateur d’Uber, Carlos Salazar. L’application téléchargeable sur smartphone promet l’arrivée d’un médecin chez soi en moins de 2 heures. Mais si l’application permet de mettre en relation patient et médecin, elle offre aussi la possibilité d’une téléconsultation. En somme, Pager est un service de santé à la demande : le malade obtient des conseils médicaux sur son trouble et reçoit la visite d’un médecin si besoin. Dans un système de santé onéreux, Pager annonce un soin au meilleur coût. Une visite à domicile est facturée 200 dollars, alors qu’une consultation en urgence aux Etats-Unis est chiffrée à 1.233 dollars en moyenne, d’après l’Institut national de la santé. Heal : de l’indépendance pour des visites moins onéreuses Heal porté par une start-up californienne fonctionne, selon le même principe. La société facture cependant 99 dollars la visite ordinaire. Alors que Pager s’est associé avec Envision Health, Heal a construit son propre réseau de médecins. Télémédecine, secrétariat téléphonique : la pratique de la médecine évolue aussi en France En France, les actes payants de télémédecine sont expérimentés dans 9 régions françaises. Le bilan de cette expérience ne devrait pas être connu avant septembre 2016. Coté secrétariat téléphonique médical, on note aussi un intérêt pour le numérique. Agendas dématérialisés, prise de rendez-vous en ligne, mise en relation patient/médecin,…font désormais partie des offres. C’est le cas notamment de MonRDV.com où il est possible de fixer une consultation médicale 24h/24 et 7j/7. Si les innovations paraissent plus timides dans l’hexagone, on imagine très bien le développement de ce type de projet dans les prochains mois.
25€ la consultation médicale en 2016 ? – Medifil
Deux syndicats de médecins généralistes ont lancé un appel invitant les professionnels à revoir le prix de leurs consultations en 2016. Le coût d’une visite chez le médecin pourrait augmenter de +2€ dans les prochains mois. L’Unif-CSMF et MG France appellent à l’augmentation des tarifs L’Unof-CSMF et MG France ont lancé un appel à l’augmentation tarifaire des consultations des médecins généralistes du secteur 1. La hausse de d+2€ ferait passer le prix de la consultation de 23€ à 25€. C’est suite aux résultats d’une enquête menée en décembre avec la FMF questionnant les médecins libéraux sur les actions réalisables en début d’année, que la hausse a été suggérée. Dans quelques semaines débuteront les négociations avec l’assurance maladie dans le but de fixer les nouveaux tarifs. A la mi-février commencera effectivement la discussion de la nouvelle convention médicale, qui régit notamment les honoraires. Si les exigences des syndicats sont entendues, la consultation médicale pourrait passer à 25€ dans les prochains mois. Hausse du prix des consultations : une mesure non soutenue par l’Assurance maladie La mutuelle rembourse généralement les dépassements honoraires. Les patients ne devraient donc pas nécessairement subir cette hausse. D’après les syndicats, le montant de 25€ est une base nécessaire à l’équité de traitement avec les autres spécialités. Pour l’Assurance maladie, les revenus des médecins sont déjà en augmentation. D’autres éléments de ressources sont apparus comme le forfait médecin traitant, ou la majoration personnes âgées, qui ont déjà gonflé le bénéfice des médecins à hauteur de +8,9% depuis 2012. Votre secrétariat téléphonique médical vous accompagne dans la communication de vos honoraires Votre secrétariat téléphonique, en tant que prestataire en relation directe avec vos patients, peut vous accompagner dans la communication du projet de hausse tarifaire. Pourquoi une hausse ? Comment se mettra-t-elle en place ? Les patients devront-ils payer un surcoût ? Autant de questions qui pourraient émerger et trouver réponse auprès d’une secrétaire téléphonique.
Comment choisir son secrétariat téléphonique ?
Déléguer son secrétariat téléphonique est une solution pratique, flexible et peu coûteuse. Tous les professionnels de santé peuvent opter pour ce service, qui fonctionne généralement sous la forme d’abonnement. Mais pour que la collaboration soit efficiente, il faut que le prestataire élu soit fiable ! Voici quelques conseils pour bien choisir votre secrétariat téléphonique. Un secrétariat téléphonique professionnel : renseignez-vous ! Le secrétariat doit être professionnel quel que soit le secteur d’activité, mais c’est particulièrement vrai pour les métiers médicaux. Le prestataire sera en contact avec votre patientèle, il pourra être amené à prendre connaissance d’informations sensibles. En ce sens, le respect du secret médical doit être sa priorité. N’hésitez pas à demander à vos confrères s’ils connaissent le service choisi, et à vérifier la connaissance du prestataire de ce principe primordial inhérent aux métiers médicaux. Demandez également au secrétariat téléphonique médical ses références. S’il travaille dans la durée avec de nombreux cabinets, il y a de grandes chances pour qu’il soit fiable. Choisissez votre secrétariat téléphonique en fonction de vos besoins Disponible 24H/24, le week-end ou seulement le mercredi : chaque médecin a des besoins bien identifiés. La flexibilité du secrétariat téléphonique peut être un critère de choix. Pour trouver la formule de secrétariat médical la plus adéquate à vos besoin, déterminez vos attentes avant d’opter pour un prestataire. Sens du relationnel et maîtrise technique Votre secrétaire téléphonique, bien que n’exerçant pas sur place, sera bien souvent le premier contact du patient avec le cabinet. Vérifiez le sens du relationnel et les compétences du professionnel : capacité d’écoute, discrétion, sympathie, capacité d’adaptation, connaissances du métier. Agenda en ligne, prise de rendez-vous par internet, relance par SMS pour réduire le risque de consultations non honorées : plus un secrétariat est innovant, plus il est pratique. Par ailleurs les capacités d’innovations d’un service de télésecrétariat médical témoignent de son envie de servir au mieux les professionnels de santé. Les services numériques proposés peuvent devenir un critère de choix, si vous désirez offrir un maximum de fonctionnalités à votre patientèle.
Jean-François Thébaut et Benoît Thieulin s’expriment au sujet de la santé connectée
La révolution numérique est en marche dans le secteur de la santé. Les outils connectés se développent à une vitesse folle. Faut-il saluer cette évolution ? Réguler leur émergence ? Jean-François Thébaut, membre du Collège de la HAS et Benoît Thieulin, président du Conseil national du numérique, ont répondu à ces questions dans un article publié par le webzine de la HAS. Le numérique transforme-t-il notre système de santé ? D’après Benoît Thieulin les accès multiples à l’information sur le web, et «l’apparition de nouveaux prescripteurs » ont changé notre rapport à la santé. Désormais, la relation patient/médecin s’inscrit dans une dimension de réseau social de proximité, qui s’applique en ligne et hors ligne. Un constat partagé par J.F Thébaut qui estime que les Nouvelles Technologies de l’Information et de la Communication agissent comme des facilitateurs de mise en relations. Les NTIC induisent donc forcément une modification des comportements, et par extension de la façon de penser la relation patient/médecin. Prise de rendez-vous à distance, accès à un dossier médical numérisé, outil d’aide au diagnostic : le numérique transforme les rapports entre le malade et le praticien « Les outils connectés permettront aux patients d’avoir une information directe sur leur état de santé et aux professionnels de santé (…) de recevoir une masse d’informations en flux quasi continu », déclare à ce sujet le Dr J.F Thébaut. L’émergence de ces outils induit à la fois une simplification administrative, une autonomie grandissante, et 2 risques : le non respect des données personnelles et un amoindrissement de la qualité des prestations médicales. La santé à l’heure du numérique : quel risque pour les données personnelles? « Avec l’avènement du quantified self (mesure de son mode de vie) et du Big data (mégadonnées) en santé, la protection des individus passe aussi par la protection de leurs données personnelles », explique Benoît Thieulin. Car avec le numérique la santé entre dans une logique de collecte d’informations. A l’heure actuelle les médecins, les secrétaires et télésecrétaires médicales exercent dans le respect de la confidentialité des données des patients. Les acteurs de santé, y compris dans le cadre du télésecrétariat médical, sont conscients de cette question et gardent sous silence les informations des malades. La sécurité des informations personnelles des malades est donc au cœur du métier, et la transition vers le numérique ne devra pas annuler ce principe. Pour le docteur J.F Thébaut les outils de santé doivent faire l’objet d’une régulation. «Cette régulation doit répondre aux principes fondamentaux de la pratique médicale : la qualité, l’efficacité, la sécurité, la protection des données personnelles, le respect de l’autonomie des personnes et du libre choix, ce qui implique la transmission d’une information loyale complète et partagée. » Peut-on assurer la qualité des soins et de la prise en charge médicale avec les outils connectés ? « Le champ de la santé connectée est aussi vaste que celui de la santé en général. Il faut distinguer les soins préventifs ou curatifs, d’une part, et les outils de la santé connectée, de l’autre », explique J.F Thébaut. Il précise également que quelle que soit la stratégie de prise en charge, elle doit faire l’objet d’une évaluation scientifique. C’est donc aussi le cas des outils de santé qui devront être validés par plusieurs acteurs : la CNIL pour le respect des données personnelles, l’ANSSI pour la qualité des systèmes d’information, l’ANSM pour la sécurité des dispositifs médicaux, la HAS pour ce qui concerne l’usage et l’intérêt de ces outils dans les stratégies thérapeutiques. Benoît Thieulin rappelle quant à lui que l’Ordre des médecins « diffuse des guides de bonnes pratiques auprès des médecins et les accompagne dans la transformation de leur activité. »
Les médecins généralistes français sont les moins bien payés d’Europe
Les médecins généralistes français sont les moins bien payés d’Europe ! Un écart de salaire dévoilé dans la Panorama de la Santé 2015, publié par l’OCDE au mois de novembre. Un médecin français gagne presque moitié moins qu’un médecin allemand Les données récoltées par l’OCDE, lui permettant de publier son rapport 2015, concernent les années 2011, 2012 ou 2013. Elles distinguent le niveau de rémunération des médecins généralistes libéraux, exprimé dans une monnaie commune : le dollar américain revu par la parité du pouvoir d’achat (PPA). Les résultats de l’enquête démontrent une forte disparité salariale au sein des pays européens. Alors qu’un médecin allemand gagne 176.000 USD PPA, qu’un professionnel luxembourgeois perçoit 171.000 USD PPA, un médecin généraliste français touche 97.000 USD PPA (90.000 euros). Pourquoi les salaires des médecins français moins élevés que ceux des médecins européens ? D’après Stéphane Landais représentant de la CSMF, dont les propos sont relayés par Le Figaro, le médecin libéral est « la variable d’ajustement dans les dépenses de santé ». D’après lui, l’Etat donne l’impression de vouloir privilégier l’hôpital, alors même qu’il faut déshospitaliser le pays. C’est donc les politiques successives en matière de santé qui expliqueraient cet écart salarial. Le télésecrétariat médical pour réduire les dépenses Le rapport de l’OCDE parait dans un contexte tendu. La colère gronde chez les médecins libéraux qui dénoncent notamment la généralisation du tiers-payant. Cette dernière engendrerait une « lourde paperasse », et des difficultés de paiement. Salaire moins importants, possible complexification des moyens de paiement en cas de validation de la loi Santé : le télésecrétariat médical a rarement autant été d’actualité. C’est une bonne alternative à tous les médecins libéraux n’ayant pas le temps de gérer les démarches administratives, tout en n’ayant pas les moyens d’embaucher un salarié responsable de ces tâches. Avoir recours au télésecrétariat médical est moins cher qu’une embauche et permet de se consacrer aux consultations. En outre, en gagnant du temps, le médecin augmente sa capacité de réception des malades.
Comment parler des attentats aux enfants : les conseils des pédiatres
Les enfants ressentent la peur et l’inquiétude des adultes, comme en témoigne cette émouvante vidéo d’un père tentant de rassurer son fils après les attentats de Paris. Le constat de ces sentiments peut générer un état d’angoisse, voire un véritable choc émotionnel. Face aux événements tragiques (qu’il s’agisse d’actes terroristes vus dans les médias ou d’un deuil familial), il faut que l’enfant s’exprime. C’est le rôle des parents, des enseignants et des praticiens de l’aider à mettre des mots sur ses sentiments. Voici ce que conseille l’Association Française de Pédiatrie Ambulatoire (AFPA) pour vous aider à parler des attentats aux enfants. Ne cachez pas la réalité des événements aux enfants Vous ne pouvez préserver votre enfant de l’information. Que ce soit en écoutant la télévision, la radio ou bien dans la rue ou à l’école, il apprendra tôt ou tard que des événements tragiques ont eu lieu. Les enfants sont extrêmement sensibles aux sentiments de leurs parents. Si vous lui cachez la gravité de la situation, il en sera d’autant plus apeuré. Il faut donc en parler et ne pas tarder à l’aider à mettre des mots sur ce qu’il ressent. N’oubliez pas qu’un enfant réfléchit et qu’il a probablement sa propre théorie sur la question. S’il vous interroge, n’hésitez pas à lui demander ce qu’il en pense avant de lui répondre. Essayez également de le préserver des images choquantes diffusées à la télévision. Coupez-le aussi des discours politiques, dites-lui simplement que les autorités discutent pour trouver des solutions. Adaptez vos mots à l’âge de votre enfant Démocratie, terrorisme, religion, mort, peur, sont des mots qui n’ont pas la même dimension en fonction de la personnalité et de l’âge de chaque enfant. Pour en parler il faut utiliser des termes simples, adaptés à son âge et à sa maturité. Pour les plus jeunes, expliquer qu’il y a parfois des gens vraiment très méchants qui font du mal, est une bonne piste. Pour les enfants de plus de 6/7 ans, n’hésitez pas à aborder des notions plus complexes : L’idéologie terroriste, en expliquant que des terroristes n’aiment pas l’idée que d’autres pensent différemment et veulent tuer des gens pour cette raison. Profitez-en pour rappeler ce qu’est la tolérance, et qu’il faut respecter l’idée de l’autre. Prenez pour ce faire l’exemple de la famille, en expliquant que parfois vos pensées divergent, mais que vous en parlez pour régler les conflits. La notion d’embrigadement, des risques d’enfermement dans un groupe, de pourquoi c’est mal. Les signes qui doivent vous alerter D’une manière générale, rassurez votre enfant en faisant en sorte qu’il se sente au maximum en sécurité. Votre enfant risque de montrer des signes d’anxiété, qui sont tout à fait normaux. Chez les plus jeunes ils se manifesteront dans la régression (doudou, troubles du sommeil,…). Chez les plus de 6/7 ans ce sera des démonstrations d’anxiété (peur d’aller à l’école, de rester seul,…). Face à ces signes, rassurez l’enfant, soyez encore plus présents. S’ils perdurent, ou si l’enfant joue à des jeux inhabituels évoquant les événements, consultez un pédiatre ou un psychologue spécialisé. Du coté des médecins généralistes, si vous percevez lors d’une consultation de routine un choc émotionnel important, orientez la famille vers un confrère pédiatre ou un psychologue pour enfant. Tous les conseils de l’AFPA pour parler des attentats terroristes aux enfants (PDF)
Près de la moitié des patients américains privilégient les médecins connectés
Les patients américains désirent voir le numérique moderniser les services de santé. Les résultats d’une récente étude menée par Kelton Global démontrent que les malades sont plus que prêts à voir leur système de santé évoluer. Des systèmes numériques trop peu nombreux L’étude réalisée par Kelton Global pour le compte de Surescript s’est portée sur 1000 patients adultes. Les résultats témoignent d’une frustration face au manque de services en ligne ou numériques proposés dans le domaine de la santé. Ainsi, 55% des malades constatent que leur dossier médical est insuffisamment renseigné, voire absent lorsqu’ils consultent un médecin. Pourtant la numérisation dudit dossier permettrait à chaque professionnel de santé d’accéder à ces informations. Les patients estiment en outre que le praticien ignore les prescriptions en cours ou leurs allergies (61% des sondés), et même leurs récentes hospitalisations (44%). Trop de « paperasse » dans le système de santé actuel Ce que l’étude pointe surtout du doigt, c’est une incompréhension généralisée. A l’heure du numérique, les patients estiment qu’une visite chez le médecin engendre trop de « paperasse » (57%). Une surcharge de papiers qui serait évitée avec l’usage du numérique. En outre, les sondés sont toujours stupéfaits de devoir encore remplir des formulaires en papier (55%), malgré les avancées technologiques. Les médecins connectés ont la côte chez les patients Les médecins qui privilégient l’ordinateur ou la tablette ont la côte chez les patients américains. Un praticien préférant ces techniques au papier est jugé plus organisé et efficace (70% des sondés). L’usage des nouvelles technologies donne aussi plus confiance (65%), et apporte même une sensation de soulagement (68%). Sûrement provoquée par l’idée de ne pas avoir à remplir la fameuse « paperasse ». Son efficacité n’est cependant pas surévaluée. Seuls 33% estiment qu’un docteur connecté est plus compétent. C’est sans surprise la prise de rendez-vous que les patients aimeraient voir évoluer. En France de nombreux sites, comme celui développé par Medifil monrdv.com, proposent ce service. Aux Etats-Unis, 44% des interrogés aimeraient qu’un programme similaire soit offert par leurs médecins.
Vers la transformation numérique du système de santé
Benoît Thieulin, président du Conseil national du numérique, a proposé 15 mesures e-santé à la ministre de la santé Marisol Touraine. Le plan prévoit d’étendre et de généraliser des mesures déjà existantes, telles que le Sunshine Act, ou les données du DMP téléchargeables. Une révolution numérique du système de santé est en marche. La santé à l’heure du numérique Le rapport de 128 pages proposé par Benoît Thieulin valorise des dispositifs existants, que le président du Conseil national du numérique préconise de développer. L’idée est de se servir du numérique pour mettre en place un système e-santé respectueux des libertés individuelles, compétitif et dont les conditions de gestion communes sont clairement établies. Rapport e-santé : les mesures envisagées les mesures proposées par Benoît Thieulin : l’extension du Sunshine Act. Le président souhaiterait l’étendre aux objets de santé connectés. Le Sunshine Act actuel permet le partage des liens d’intérêts entre les praticiens et les laboratoires. L’usage du numérique offre de larges possibilités de mutualisations. Il suggère ainsi une mise en commun à l’échelle européenne de dispositifs, tels que les financements, les infrastructures et les expertises médicales. Pourquoi ne pas aussi se servir des Open datas pour accroître et simplifier l’ouverture et l’utilisation des données médicales ? Objectif : aider la recherche et l’innovation. L’idée de cette révolution numérique est aussi de simplifier l’accès aux informations pour les patients. C’est ce que propose le futur dossier médical partagé (DMP), téléchargeable par les patients concernés. MEDIFIL : votre partenaire e-santé Face à cette révolution des usages, MEDIFIL a choisi d’offrir aux professionnels de nouveaux dispositifs innovants. Son service de télésecrétariat médical évolue vers une simplification de la gestion de l’agenda des praticiens et de la prise de rendez-vous médicaux. Le site monRDV.com est l’exemple de cette innovation. Il permet aux patients de demander à consulter leurs médecins en quelques clics, et aux professionnels de mieux gérer leur patientèle.