3 Raisons de faire appel à MEDIFIL pour passer de Belles Vacances
Depuis le début de la pandémie de Covid-19 en mars 2020, le corps médical français, qu’il soit issu du secteur public ou privé, s’est engagé corps et âme auprès de l’ensemble de ses patients afin d’informer, de conseiller, de soigner et de guérir. Beaucoup ont pris des risques pour assurer leur rôle auprès de leurs patients, certains ont dû fermer leur cabinet ou réaménager leurs horaires d’ouverture alors que le gouvernement décrétait tour à tour confinements et couvre-feux pour lutter contre l’expansion de la Covid-19. 1. Reposez-vous ou du moins essayez ! Au regard de la difficile période qui s’est écoulée. L’été 2021 devrait définitivement se placer sous le signe d’une pause, d’un repos. En effet, dans la mesure du possible, bien entendu, ces vacances permettront de contraster avec cette période d’extrême tension qui nous l’espérons tous, fera bientôt partie du passé. Pour vous permettre de vous détendre, nous vous invitons à déléguer votre secrétariat téléphonique à nos équipes. MEDIFIL se tient à vos côtés en assurant la prise de rendez-vous de votre Cabinet et en devenant un interlocuteur de choix pour vos patients. Il ne vous reste plus qu’à profiter de ces vacances si méritées ! 2. Accédez à une équipe de secrétaires qualifiées et bienveillantes Les applaudissements retentissant chaque soir à 20 heures, dans la France entière, de mars à mai 2020 ont prouvé, une fois n’est pas coutume la reconnaissance des français envers le personnel soignant. Or, cette catégorie englobe indubitablement nos secrétaires médicales, qui ont assuré depuis le début de la pandémie, les prises de rendez-vous de nos clients et répondu à leurs consignes. En effet, Medifil fait partie des rares sociétés qui n’ont cessé de travailler à aucun moment depuis le début de la pandémie. Accéder aux services de nos secrétaires dévouées constitue une chance que nous vous invitons à découvrir durant les congés d’été qui approchent à grand pas. Nos 30 ans d’expérience auprès des professionnels de santé sont constitutifs d’un savoir-faire éprouvé en matière de permanence téléphonique médicale. Qu’il s’agisse de vous éviter un appel inutile, d’orienter vos patients vers une téléconsultation lorsqu’un rendez-vous en présentiel n’est pas indispensable, ou encore de relayer vos consignes sur la vaccination, les secrétaires Medifil sont à l’écoute de vos consignes. 3. Préparez votre rentrée et Organisez votre Agenda Le mois de septembre est généralement l’un des mois les plus chargés de l’année. Vos patients ne manqueront pas de vous solliciter pour dresser des certificats médicaux en prévision de la rentrée scolaire, renouveler leurs ordonnances à la fin de leurs congés ou tout simplement pour avoir votre avis médical quant à leurs soucis de santé rencontrés durant les vacances … Ce besoin de pouvoir vous contacter se manifestera tout au long de l’été. C’est là que Medifil intervient, en organisant votre retour alors que vous prenez des vacances. Pour cela, il vous suffit de nous confier la ligne téléphonique de votre cabinet et nous planifierons votre agenda, afin que vous puissiez bénéficier d’une rentrée active. Dans l’éventualité d’appels d’urgence, nous orienterons vos patients selon vos consignes et vous laisserons une trace de ces appels de sorte que vous puissiez prendre le relais à votre retour de congé. Par expérience, nous savons que vos patients apprécient le maintien d’une relation humaine durant les mois d’été. Et pour cause, vos patients réclament le prolongement de ce lien que vous entretenez tout au long de l’année… Du lundi au vendredi de 8 heures à 19 heures et les samedis de 8 heures à midi, pendant tout l’été également, nos secrétaires compétentes et dévouées sont à votre disposition pour vous permettre de passer de belles vacances tout en préparant votre rentrée. Vous l’aurez compris, la prise de rendez-vous est notre spécialité. Forte de 30 ans d’expérience en la matière, notre société met son savoir-faire à votre service et vous assure sérénité et tranquillité. Depuis Juillet 2018, les équipes de Medifil sont équipées pour vous accompagner dans l’exploitation de votre abonnement Doctolib. Que vous soyez abonné à Doctolib ou non et que vous gériez les appels de vos patients seul ou via une secrétaire médicale, la seule formalité qui vous revient consiste à nous transmettre vos codes d’accès à votre agenda en ligne, nous nous occupons du reste ! Contact abonnement : johanna.sitbon@medifil.com
COVID-19 : Focus sur la vaccination étendue aux médecins de ville
Actualisation en date du 5 juillet 2021 Cet article d’actualité reflète un état des lieux sur le sujet traité à la date de sa publication. L’évolution ultérieure de la situation peut le rendre en tout ou partie caduc. Depuis le 25 février 2021, les médecins de ville ont la possibilité de vacciner leur patientèle. Si, initialement les professionnels de santé ne pouvaient administrer qu’exclusivement le vaccin AstraZeneca et seulement à une catégorie limitée de la population, la campagne vaccinale a considérablement évolué. La priorité avait été donnée jusque-là aux personnes vulnérables et susceptibles de développer des formes graves de la maladie. De nouveaux vaccins sont désormais disponibles et le public concerné s’est élargi. Il est par conséquent impératif pour le praticien de maîtriser l’actualité en la matière et de connaître ses obligations administratives et informatives à l’égard de ses patients. Quels sont les vaccins disponibles et pour quel public ? Le Premier Ministre, M. Jean Castex, a déclaré, le 25 février 2021 l’entrée dans une nouvelle étape en donnant la possibilité aux médecins de ville de vacciner au-delà des personnes âgées de plus de 75 ans et avec d’autres vaccins que l’Astra Zeneca. Depuis cette date, la campagne de vaccination s’est intensifiée en ville et ouverte à un public élargi. À ce jour, les médecins de villes disposent des quatre vaccins suivants : Astra Zeneca ; Pfizer/BioNTech ; Janssen (depuis le 19 avril 2021) ; Moderna (depuis le 17 mai 2021). Aux termes d’un calendrier précis, la vaccination est désormais ouverte à l’ensemble de la population âgée de plus de 12 ans : Les personnes âgées de 55 ans et plus ont le choix entre les quatre vaccins précités ; Les personnes âgées de 18 à 54 ans inclus peuvent choisir entre les vaccins Moderna ou Pfizer-BioNTech ; Les personnes âgées de 12 à 17 ans inclus ne peuvent se faire administrer que le vaccin Pfizer-BioNTech. Il convient de préciser qu’il est recommandé aux femmes enceintes de se faire vacciner seulement à partir du deuxième trimestre de leur grossesse. Qu’en est-il de l’injection de la 2ème durant la période estivale ? Le site VIDAL a publié dans ses actualités santé que le délai à respecter entre l’administration des deux doses pour les vaccins ARN messager (Pfizer-BioNTech et Moderna) a été modifié le 14 avril 2021. Il est désormais de 6 semaines, soit 42 jours. Or, à l’approche des départs en vacances, le Ministre de la Santé a annoncé l’instauration d’un délai dérogatoire permettant aux Français de s’organiser pour recevoir leur seconde dose pendant les vacances en leur ouvrant la possibilité de prendre rendez-vous entre 6 et 8 semaines après la première injection auprès de leur médecin de ville. Le partenariat développé entre Medifil et Doctolib, destiné à faciliter la prise de rendez-vous pour les patients comme pour les professionnels de santé constitue à cet égard l’outil incontournable pour les professionnels de santé. Quelles sont les contraintes administratives liées à la vaccination ? Dans le cadre des campagnes vaccinales, les médecins sont tenus à un certain nombre de devoirs sous peine de voir leur responsabilité civile, pénale et ordinale engagées. Le dispositif médical impose en effet, aux professionnels de santé d’effectuer, en amont, les vérifications suivantes : S’assurer du consentement éclairé des patients ; Vérifier l’absence de contre-indications ; Déterminer le bénéfice-risque du vaccin pour leurs patients. Pour ce faire, le médecin doit demander au patient de remplir un formulaire comprenant notamment les questions suivantes : Avez-vous eu le COVID-19 au cours des 3 derniers mois ? Avez-vous été vacciné contre la grippe ces 2 dernières semaines ? Souffrez-vous d’allergies graves ? Avez-vous de la fièvre ou d’autres symptômes ? Avez-vous été en contact avec un cluster très récemment ? Êtes-vous enceinte ? Les patients souffrant de fièvres ou d’autres symptômes, les sujets ayant été vaccinés contre la grippe moins de 2 semaines avant la consultation médicale ainsi que ceux ayant développé le COVID-19 moins de 3 mois auparavant ne pourront se faire vacciner. Quels sont les risques d’effets secondaires liés au vaccin dont vous devez informer votre patientèle ? Les praticiens ont l’obligation d’informer leur patientèle des risques d’effets indésirables liés à la vaccination parmi lesquels : douleur à l’endroit de l’injection, céphalées, fatigues, myalgies, frissons, arthralgies, fièvre d’intensité légère à modéré. Les sujets souffrant d’allergies doivent, par ailleurs, faire l’objet d’une surveillance durant les 15 minutes suivant l’injection pour permettre une intervention rapide cas de réaction allergique de type anaphylaxie. Dans le cas où des effets indésirables et inattendus sont constatés par les professionnels de santé, ces derniers en informent immédiatement le Centre régional de pharmacovigilance (CRPV) dont ils dépendent. Si ces obligations d’information ont été respectées, le praticien ne peut être tenu responsable du développement de pathologies causées par la vaccination au patient. En effet, conformément à l’article L3131-15 du Code de la santé publique, le patient comme le praticien jouissent des mêmes garanties juridiques que celles applicables dans le cadre des vaccins obligatoires. En cas de dommage, le patient sera indemnisé par l’Office national d’indemnisation des accidents médicaux (ONIAM). Partenaire privilégié des professionnels de santé, Medifil propose une solution de secrétariat téléphonique médical flexible et fiable afin de faciliter la gestion de votre patientèle, l’accueil téléphonique et l’agenda de vos consultations.
Le partenariat entre Medifil et Doctolib pour votre prise de rendez-vous en ligne
Quelle que soit votre activité dans le domaine médical, il est très difficile pour un professionnel exerçant en mode libéral de conjuguer dans le même temps, la prise en charge des problématiques de soins de chaque patient et les contraintes de disponibilités qu’exige la part secrétariat. De plus, en dehors de vos heures de présence au cabinet, vos patients ne peuvent plus vous contacter, ce qui les oblige à réessayer sur des périodes restreintes correspondant généralement à vos horaires de soins. Même si vous avez une secrétaire pour s’occuper de votre planning et des prises de rendez-vous, elle ne pourra pas vous aider à toute heure de la journée et de la nuit. Il est donc très utile de passer par des services couplés comme ceux de Medifil et de Doctolib afin de permettre à chacun des patients de contacter votre cabinet ou de prendre rendez-vous très facilement Medifil, qu’est-ce que c’est ? Si vous cherchez un service de secrétariat téléphonique médical, Medifil est fait pour vous ! Medifil c’est un centre de permanence téléphonique médicale à taille humaine, travaillant avec les professionnels de la santé pour prendre en charge les différentes missions que sont : l’accueil et la permanence téléphonique et la gestion d’agendas en ligne. Pour vous, c’est l’assurance que vos patients auront toujours quelqu’un de disponible à contacter en cas de besoin, grâce à une assistance efficace. Medifil c’est un choix pratique et utile qui vous permettra de bénéficier du savoir-faire de secrétaires qualifiées qui vous libéreront au quotidien d’une grande charge de travail. A propos de Doctolib Doctolib est une startup française fondée en 2013 qui fournit un service en ligne de prise et de gestion de rendez-vous médicaux mettant en relation des patients et des professionnels de la santé. Doctolib permet également aux patients de s’informer sur les professionnels de santé en ayant accès à un résumé de leur parcours universitaire et professionnel, à leur spécialité médicale, à des photographies du cabinet, ainsi qu’à des informations pratiques concernant l’accès au lieu de consultation. Il permet en retour au praticien d’être informé du motif de consultation du patient. Doctolib, c’est un service en ligne fortement apprécié par une immense majorité de patients et qui pour un professionnel de santé permet très facilement d’optimiser l’organisation de son cabinet médical, en gagnant 30% de temps de secrétariat grâce à la prise de rendez-vous en ligne et en réduisant de 75% les rendez-vous non honorés via des SMS de rappels illimités. Un partenariat pratique entre Medifil et Doctolib Doctolib et Medifil se sont rapprochés dans le but de proposer aux praticiens et à leurs patients, le meilleur agenda en ligne du marché couplé à un service de permanence téléphonique médical réalisé en France métropolitaine depuis plus de 30 ans. En somme ce partenariat entre Doctolib et Medifil a pour idée d’associer nouvelles technologies et liens humains, dans une logique de parfaite complémentarité. Pratiquement, chaque médecin abonné aux services couplés Doctolib-Medifil bénéficie à la fois d’un agenda en ligne reprenant les horaires de consultations avec un paramétrage sur-mesure des horaires de vacation et d’un service de permanence téléphonique médicale à la carte. Cette offre « deux en un », faite d’un service de secrétariat téléphonique médical et d’un agenda en ligne est constitutive d’une prestation complète à même de soulager les tâches quotidiennes d’un professionnel de santé, tout en aidant chaque patient à obtenir un rendez-vous facilement en passant soit par le secrétariat téléphonique médical de Medifil, soit par l’agenda en ligne Doctolib. Que le rendez-vous soit pris via la permanence téléphonique médicale ou en ligne via le site doctolib.fr il sera confirmé dans l’instant de sa saisie par un e-mail et rappelé au patient la veille du rendez-vous par un SMS de confirmation. Le partenariat Doctolib – Medifil, c’est l’assurance d’un agenda en ligne utilisé par 80.000 professionnels de santé et d’un site Internet visité chaque mois par 35 millions de patients tout en préservant l’intimité d’une réponse téléphonique chaleureuse et qualifiée au contact d’une équipe de secrétaires à taille humaine.
Le télésecrétariat médical, une alternative à la secrétaire médicale
Fournir un accueil téléphonique médical de qualité à sa patientèle est obligatoire pour une bonne relation patient/médecin. Les tâches administratives sont chronophages et empêchent souvent le médecin de se concentrer sur son cœur de métier. Les charges inhérentes à l’embauche d’une secrétaire médicale ne peuvent pas toujours être assumées par un cabinet. Solution : opter pour un service de télésecrétariat médical. Le télésecrétariat médical au service de l’image de votre cabinet La télésecrétaire médicale est un véritable lien entre vous et le patient. Véritable garante de votre image, elle est souvent le premier contact qu’a votre patientèle avec votre cabinet. En étant toujours en écoute active et en accueillant chaque appel avec bienveillance, elle contribue à une relation patient/médecin saine. En plus d’être un atout dans la perception de votre pratique, le télésecrétariat médical vous aide dans vos tâches quotidiennes. Agenda médical, prise et rappel de rendez-vous… les services offerts sont multiples et certifiés. Outre les qualités évidentes d’organisation et de relationnel dont elle doit faire preuve, la secrétaire à distance est formée au vocabulaire et méthodes médicales. Faire appel à un service de télésecrétariat médical, c’est en résumé : Offrir un service d’accueil de qualité à ses patients Se concentrer sur son cœur de métier en éliminant les tâches parasites Faire appel à un professionnel qualifié qui connaît votre métier Mais si ces atouts sont attribuables au télésecrétariat médical, ils le sont aussi au secrétariat internalisé. C’est dans les registres financiers et organisationnels que l’externalisation prend tout son sens. Quels sont les avantages du télésecrétariat médical ? Est-il plus avantageux d’internaliser ou d’externaliser l’accueil téléphonique de son cabinet médical ? C’est une question souvent posée par les praticiens. La réponse à apporter est financière et organisationnelle. Pour le premier point, l’externalisation a un coût moindre comparé à ceux liés à l’embauche. Les offres se déclinent en formules ce qui permet de maîtriser l’investissement. Bien entendu plus les besoins sont élevés, plus les frais sont importants. Mais ils demeurent moindres en comparaison avec les charges salariales et autre frais relatifs au salariat. Si l’économie réalisée est réelle, c’est souvent l’aspect organisationnel qui séduit les praticiens. Les forfaits couvrent de larges plages horaires, et les télésecrétaires sont plusieurs à intervenir. Si bien que le cabinet médical n’a pas à souffrir des absences, des congés ou du personnel indisponible les week-ends. Externaliser l’accueil téléphonique désencombre enfin le cabinet. Pas de bureaux à ajouter dans le cabinet, tout se passe à distance.
Entre inégalités et parité, les chiffres de la démographie médicale 2018
Chaque année le Conseil National de l’Ordre des Médecins publie son atlas de la démographie médicale. Construit à partir des données du tableau de l’Ordre des médecins, il offre un panorama des pratiques médicales en France toutes spécialités confondues. Effectifs, densité médicale, inégalités : retour sur les chiffres clés de la démographie des médecins en France en 2018. Plus de médecins en activité régulière au 1er janvier 2018 Au 1er janvier 2018 sur 100 médecins inscrits 67 étaient en activité régulière. 6 cumulaient un emploi et une retraite, et 4 exerçaient en intermittence. Le reste des médecins correspond à des praticiens sans activité, majoritairement des médecins retraités. D’une façon plus globale, sur 296 755 médecins inscrits à l’Ordre des médecins 198 081 avaient une pratique régulière. Un nombre qui peut paraître faible, mais qui est en progression en comparaison avec le précédent rapport 2017 (+0,1%). Si on s’intéresse en revanche aux médecins généralistes, l’érosion des effectifs est réelle. Elle suit une tendance observée depuis 2010 où 94 261 professionnels pratiquaient la médecine générale, contre 87 801 en 2018. Une baisse de 0,4% depuis 2017, et de 7,3% depuis 2010. L’exercice régulier de la médecine générale ne cesse de décroître à l’inverse des autres cohortes de médecins : +3% de spécialistes médicaux depuis 2010 et +8% de spécialistes chirurgicaux depuis la même année. La féminisation du corps médical se poursuit Dans le rapport 2018, la médecine confirme sa progression vers la parité. La féminisation du corps médical se maintient avec 47,4% de médecins femme en activité régulière. La tendance est davantage observable dans certains départements, tous urbains. Si l’inégalité de pratique en fonction du sexe se réduit d’années en années, on ne peut en dire autant pour le renouvellement des générations de médecins d’un secteur à l’autre. C’est notamment le cas dans la médecine générale où le rapport médecins de moins de 40 ans/ médecins de 60 ans est de 0,85. Il est de 0,99 pour les autres spécialités médicales, et de 1,21 pour les spécialités chirurgicales. La pratique médicale toujours inégale Déserts médicaux, inégalités territoriales. Depuis plusieurs années ces constats sonnent comme un leit motiv. La densité des médecins généralistes a baissé de 9,8% entres 2010 et 2018. Pour ce qui est du moins des départements à la densité élevée. Si on s’intéresse au décile le plus défavorisé ce taux passe à 19,8%. Un constat similaire est observable pour les spécialistes médicaux : la densité est 2,5 fois plus basse pour le décile le plus défavorisé en comparaison avec les départements les mieux dotés. Les disparités territoriales sont non seulement fortes, mais elles se creusent d’années en années. Une inégalité d’autant plus inquiétante que le rapport met en évidence un lien entre faible densité médicale, et la part des plus de 60 ans de la population générale. A titre d’exemple, dans la Creuse, la densité des spécialités médicales est moitié moins importante que celle de la France. Alors que le nombre d’habitants de plus de 60 ans est nettement supérieur ( 38,2% contre 25% en France). Lire et télécharger l‘Atlas de la démographie médicales en France ( version PDF)
Obligations vaccinales, les patients sont-ils convaincus ?
Depuis le 1er janvier 2018, 11 vaccins contre 3 auparavant sont obligatoires pour les nourrissons avant l’âge de 18 mois. Une loi votée dans un contexte de défiance du côté du patient, mais attendue par les praticiens de santé depuis plusieurs années. Un an après l’entrée en vigueur de l’obligation vaccinale, nous faisons le point. Obligations vaccinales, qu’est-ce qui a vraiment changé ? Défendue par la Ministre de la Santé Agnès Buzyn et adoptée en janvier 2018, l’obligation vaccinale impacte le calendrier vaccinal du nourrisson. Ce parcours incluait auparavant trois vaccinations obligatoires, et des vaccinations recommandées. Une dualité qui laissait penser que les vaccins recommandés étaient moins importants et optionnels. Une approximation soulignée par le Haut Conseil de la Santé publique désormais corrigée. Les actes obligatoires avant le 1er janvier 2018 concernaient : la diphtérie le tétanos la poliomyélite Depuis, 8 vaccins sont venus compléter la liste, portant à 11 le nombre de vaccins obligatoires avant les 18 mois du nourrisson : coqueluche Haemophilus influenzae b hépatite B pneumocoque méningocoque C rougeole rubéole oreillons Il demeure en revanche un trouble quant à la dimension « obligatoire ». En effet, aucune sanction pénale à l’égard des parents n’est applicable. Le contrôle incombe en fait aux collectivités chargées de l’accueil des enfants : crèches, écoles,… Certains spécialistes s’interrogent sur la capacité financière de ces dernières à vérifier le respect de l’obligation. En outre quelques cas rendent le contrôle malaisé. Que penser des structures associatives et des assistantes maternelles ? L’obligation ne concernant pas les enfants nés avant 2018, ne peut-il pas y avoir une confusion ou une incompréhension ? L’obligation était-elle nécessaire ? L’obligation est venue clarifier le parcours de vaccination, et cette notion d’ « obligatoire » et « recommandé ». Elle est aussi un support pour les praticiens de santé face aux craintes exprimées depuis plus de 20 ans. Crainte bien illustrée par la controverse sur la vaccination contre l’hépatite B. 40% de la population française s’inquiète de la sécurité des vaccins. Et il semblerait, d’après les premières données de Santé Publique France, que l’obligation est bénéfique de ce côté. Le Dr Daniel Lévy-Brühl, épidémiologiste à Santé Publique France indique ainsi que le ROR à 14 mois est passé de 72.4% à 75%. Un même constat est observable pour le vaccin méningocoque C à 14 mois passé de 56.8% à 62.4%. Les premiers résultats sont encourageants chez les plus grands aussi avec un phénomène de rattrapage de la vaccination chez les plus de 2 ans. Les parents sont-ils plus convaincus par la vaccination ? D’après une enquête de l’AFPA, les pédiatres estiment que l’obligation vaccinale facilite les échanges avec les parents. Si les interrogations sur la sécurité demeurent, généralistes et pédiatres s’accordent à dire que les parents soucieux sont plus faciles à convaincre. Le caractère obligatoire a l’avantage en outre de libérer la parole. De pousser les parents à s’informer davantage, pour mieux comprendre les risques et bénéfices. Avec une information mieux maîtrisée et plus complète, l’argumentaire n’en est que plus aisé.
Qu’est-ce que le Système National de Santé ?
Le Système National de Santé (SNDS) est né suite à la décision d’ouverture des données de santé. C’est un vaste outil qui regroupe les informations des bases de santé de l’assurance maladie et des hôpitaux. C’est surtout une opportunité pour la recherche et le perfectionnement des connaissances en matière de prise en charge médicale. Pourquoi une base de données en santé Le SNDS s’est fixé plusieurs objectifs : Un objectif d’information: sur la santé et l’offre de soin auprès des professionnels, des hôpitaux ou médico-sociaux. Un objectif de recherche et de veille : une veille sanitaire, une contribution à la recherche et à l’innovation dans le domaine de la santé. Un objectif de connaissance: une connaissance des dépenses de santé. Un objectif d’action : la mise en œuvre des politiques de santé. Le SNDS est en mesure par exemple de réaliser des études sur un très grand nombre de personnes affectées par une maladie particulière. Quelles données trouvent-on dans le SNDS ? Les données des bénéficiaires d’un régime d’assurance maladie sont contenues dans le SNDS. Les informations sont anonymisées grâce à un code alphanumérique. Une mesure qui fait partie du référentiel de sécurité, visant à protéger les personnes. Si les professionnels de santé n’ont pas accès à l’identité des personnes, ils peuvent consulter : les données d’identité : sexe, mois et année de naissance, ville de résidence les informations médico-administratives les prises en charge de l’assurance maladie et les complémentaires santé (consultations, pharmacie, examens, date de grossesse, séjours dans un hôpital,…) les arrêts de travail et prestations fournies dans ce cadre les données liées au handicap et à sa prise en charge pour les personnes concernées les informations liées au décès d’une personne Qui peut accéder aux données de santé ? Il existe 2 types d’accès à ces données de santé. L’accès permanent dont bénéficient certains services ou organismes publics. L’accès soumis à l’autorisation de la CNIL pour les autres potentiels bénéficiaires. Les informations sont accessibles pendant 20 ans, puis archivées pendant 10 années.
Données de santé : qu’est-ce que le RGPD change ?
L’un des points importants de la loi RGPD impacte le traitement des données de santé. Le règlement, avec son article 13, repense entièrement le chapitre IX de la loi informatique et libertés, qui traite des données à caractère personnel dans le domaine de la santé. Que change concrètement le RGPD dans le domaine de la santé ? Le mot d’ordre est sécurité. Plus de contrôle pour les organismes de complémentaire de santé Le nouvel article de la loi informatique et libertés établit la liste des traitements de données de santé, exclues du chapitre IX de la même législation. Parmi eux : la collecte et l’exploitation d’informations par les organismes d’assurance maladie complémentaire en vue d’une prise en charge. Le RGPD garantit que les complémentaires santé utiliseront les données collectées à bon escient. C’est-à-dire qu’ils ne les exploiteront pas dans un but de sélection des risques, ou de détermination de choix thérapeutiques et médicaux. L’audit du système national des données de santé Le RGPD place au centre des attentions la sécurité des données. C’est donc sans surprise que le système national des données de santé fait partie de la nouvelle réglementation. L’article 64 du chapitre IX de la loi informatique et libertés prévoit en ce sens la création d’un Comité d’audit. Ce comité formé des intervenants dans le cadre du SNDS, ainsi que de professionnels de santé privés aura pour rôle de signaler tout manquement auprès de la CNIL. Une mesure importante qui pourrait entraîner une suspension temporaire du Système national de santé, en cas de manquement constaté. Un référentiel existe déjà pour la sécurisation des données de santé du SNDS. Il compte notamment sur la pseudonymisation des informations. Un code alphanumérique remplace les noms, prénoms, NIR, adresses,… des patients.
Le rapport Villani et la question de l’intelligence artificielle appliquée au domaine de la santé
Comment exploiter les données de santé collectées tout en sécurisant l’accès à ces informations ? Comment la France peut-elle innover dans ce domaine ? Dans un rapport de 235 pages, le chercheur Cédric Villani questionne le développement de l’intelligence artificielle (AI) dans une stratégie nationale et européenne. Il s’intéresse plus spécifiquement au domaine de la santé. Voici les principales réflexions. AI et santé : des opportunités et des enjeux colossaux Nous sommes de plus en plus équipés de capteurs intégrés (montres connectées,…). Demain, l’AI permettra de croiser les données collectées par les appareils avec d’autres facteurs tels que la pollution ou le stress sonore. La prédiction d’un taux de risque de développement de maladies calculé sur la base de ces informations sera même possible. Aujourd’hui, le Canada s’est associé à une start-up qui analyse automatiquement les réseaux sociaux. Un outil que le gouvernement entend exploiter pour la prévention du suicide. L’AI promet même de prévoir plusieurs années en avance les futurs besoins des professionnels de santé. L’intelligence artificielle, c’est une opportunité : celle d’un diagnostic plus précoce de certaines maladies, d’une meilleure prévention de certains signaux faibles, et même de la possibilité d’organiser un suivi en temps réel des patients. L’AI dans le domaine de la santé, c’est aussi une promesse : celle d’une médecine plus organisée, individualisée et efficace. Quel rôle pour le système nationale des données de santé français ? Dans ce secteur la France a un formidable avantage : le SNDS (Système National Des Données de Santé). Un vaste outil qui regroupe 20 milliards de données, analyses, prescriptions, et causes de décès. Pourtant l’usage du SNDS est limité et n’est pas adapté au développement de l’AI dans le secteur de la santé. Pour des raisons juridiques, administratives et techniques les informations ne sont pas exploitables. Cédric Villani estime qu’il faudrait revoir l’architecture du SNDS, afin de le transformer en véritable outil utile à la recherche. Comment faire rentrer la France dans la médecine du futur ? Quel rôle tient la France dans ces innovations ? Comment le pays peut-il entrer dans la médecine du futur ? Le rapport Villani propose plusieurs pistes : En inventant par exemple de nouvelles compétences pour les étudiants futurs praticiens de santé, et en formant les médecins en exercice. En développant le dossier médical partagé, cet outil ultra sécurisé rendant les informations d’un patient plus accessibles aux professionnels de santé. En facilitant l’accès aux données en créant une plate-forme commune. Cette plate-forme regrouperait les données médico-administratives, croisées avec d’autres informations et s’associerait à un guichet unique de consultation.
Journée mondiale sans tabac 2018 : sensibilisation aux maladies cardiovasculaires
« Le tabac vous brise le cœur » ! Chaque année l’OMS et ses partenaires abordent les risques sanitaires liés au tabagisme le 31 mai. Une journée sans tabac qui est guidée par une thématique générale. En 2018 la Journée mondiale sans tabac se concentre sur le lien qui existe entre le tabagisme, les cardiopathies et les autres maladies cardiovasculaires. Une journée pour rappeler les dangers du tabac La Journée mondiale sans tabac est un outil de sensibilisation et de prospective pour l’OMS et ses partenaires. Elle est effectivement l’occasion de remettre sur le devant de la scène les dangers du tabagisme et les enjeux des politiques de réduction des risques. Pour l’édition 2018 c’est le cœur qui sera au centre de l’actualité. Le thème retenu est celui du lien entre le tabac, cardiopathies et autres maladies cardiovasculaires. Avec une campagne au slogan accrocheur, « Le tabac vous brise le cœur », l’OMS entend souligner l’impact du tabac sur le cœur mais aussi valoriser les actions réalisables pour prévenir les dangers. Bien que les effets nocifs du tabac sur la santé cardiovasculaire soient bien connus, une grande partie du public les ignore. Le tabagisme est pourtant l’une des principales causes de maladie cardiovasculaire. Les maladies cardiovasculaires : première cause de décès dans le monde Si l’OMS a choisi de parler du cœur, c’est car les maladies cardiovasculaires tuent. Elles sont même la première cause de mortalité dans le monde. Or, on estime que 12% des décès suite à une cardiopathie sont imputables au tabac ou au tabagisme passif. Fumer se positionne ainsi à la seconde place juste derrière l’hypertension artérielle, dans le triste palmarès des principales causes de maladies cardiovasculaires. Surveiller, Protéger, Augmenter… pour réduire la consommation de tabac ! Si l’objectif de la campagne est de sensibiliser le grand public, il est aussi d’alerter les gouvernements sur les mesures existantes. Parmi-elles : les MPOWER conformes à la Convention-cadre de l’OMS pour la lutte anti-tabac. Les MPOWER privilégient les actions suivantes : Monitor/Surveiller la consommation et la prévention Protect/Protéger la population notamment par l’interdiction de fumer dans les espaces publics clos Offer/Offrir une aide financière et humaine aux personnes qui désirent se sevrer Warn/Mettre en garde contre les méfaits du tabagisme en adoptant le paquet neutre, et en mettant en place des campagnes de prévention efficaces Enforce/Mettre en œuvre une interdiction de publicité sur les produits du tabagisme Raise/Augmenter les taxes pour rendre les cigarettes financièrement moins abordables