ESPACE MEMBRE

L’intelligence artificielle dans la gestion des appels médicaux : solutions, limites et rôle des secrétaires

Introduction : L’intelligence artificielle (IA) a transformé le secteur de la santé, apportant des solutions efficaces pour la gestion des appels et des rendez-vous médicaux. Toutefois, malgré ces avancées technologiques, le rôle des secrétaires médicales reste primordial pour garantir une prise en charge humaine et personnalisée. Cet article explore comment l’IA et les secrétaires travaillent ensemble pour offrir un service optimal, tout en abordant les limites de l’IA dans ce domaine. Les solutions offertes par l’IA pour améliorer la gestion des appels médicaux Automatisation de la prise de rendez-vous médical en ligne L’IA facilite la gestion des rendez-vous médicaux grâce à des systèmes automatisés, intégrés à des plateformes comme Doctolib. Les patients peuvent consulter les disponibilités des médecins et prendre un rendez-vous en toute simplicité. Toutefois, ces solutions sont plus efficaces pour les demandes basiques et ne peuvent pas traiter des situations plus complexes. Réponse aux appels en dehors des horaires de bureau Grâce à l’IA, il est désormais possible de répondre aux appels en dehors des horaires de bureau. Les patients peuvent obtenir des informations ou être orientés vers une solution comme la téléconsultation. Cependant, certains patients préfèrent toujours un contact humain pour leurs demandes urgentes. Analyse des demandes des patients L’IA peut analyser les appels entrants, identifier des demandes urgentes ou non, et rediriger les patients vers le bon service. Bien qu’efficace pour filtrer les demandes simples, cette technologie ne peut remplacer l’empathie et le jugement humain des secrétaires dans des situations complexes. Le rôle indispensable des secrétaires dans la gestion des appels médicaux Les secrétaires médicales ne sont pas remplacées par l’IA, bien au contraire, elles jouent un rôle essentiel qui complète les solutions automatisées. Leur expertise et leur capacité à comprendre les patients font d’elles un maillon indispensable dans le processus de gestion des appels médicaux. L’humain au cœur de la relation patient-médecin Contrairement à l’IA, les secrétaires médicales apportent une touche humaine essentielle à la relation avec les patients. Elles savent créer des liens et comprendre les émotions des patients, offrant ainsi une prise en charge plus personnalisée et réconfortante Gestion des situations complexes et urgentes L’IA est limitée lorsqu’il s’agit de gérer des cas complexes ou urgents. Les secrétaires, formées pour évaluer les priorités, assurent un tri efficace des appels et redirigent les patients selon leur besoin spécifique, un rôle que l’IA ne peut pas encore remplir avec la même précision. Création de liens durables et fidélisation des patients Les secrétaires médicales jouent un rôle clé dans la fidélisation des patients. Elles sont souvent les premières à établir une relation de confiance et de confort, essentielle pour assurer une continuité dans les soins. Les limites de l’IA dans la gestion des appels médicaux Bien que l’IA apporte des solutions significatives dans la gestion des appels médicaux, elle présente aussi des limites, notamment en ce qui concerne l’interaction humaine et la compréhension des situations complexes. Manque de personnalisation dans les échanges L’IA peut parfois manquer de nuances dans la gestion des demandes spécifiques des patients, notamment en cas de situations émotionnelles ou urgentes. Une secrétaire médicale reste la personne idéale pour offrir une écoute et un soutien adaptés. Nécessité de l’intervention humaine dans les cas complexes Certaines situations, telles que des symptômes inhabituels ou des besoins médicaux particuliers, nécessitent l’interprétation d’un professionnel humain. Les secrétaires sont formées pour gérer ces cas, en orientant les patients vers la solution la plus appropriée. Sécurité et confidentialité des données sensibles L’IA, bien que puissante, peut présenter des vulnérabilités en matière de sécurité des données. Les secrétaires jouent un rôle crucial en veillant à la confidentialité et à la protection des informations sensibles des patients. Conclusion : L’avenir de l’IA et des secrétaires dans la gestion des appels médicaux L’intelligence artificielle et les secrétaires médicales ne sont pas des opposés, mais des alliés complémentaires. L’IA permet d’automatiser certaines tâches et de gagner en efficacité, tandis que les secrétaires assurent un service personnalisé et humain qui reste irremplaçable, surtout dans les moments critiques. Chez Medifil, nous croyons que l’avenir de la gestion des appels médicaux réside dans la synergie entre la technologie et l’humain. En combinant les forces de l’IA avec l’expertise des secrétaires, nous offrons un service optimisé, tout en maintenant une relation humaine de qualité avec chaque patient.

Les avantages du télésecrétariat médical pour les professionnels de santé et les établissements médicaux

Introduction Face à une charge de travail croissante, le télésecrétariat médical offre une solution innovante pour alléger les tâches administratives des professionnels de santé tout en améliorant l’organisation des établissements médicaux. Qu’il s’agisse d’un cabinet individuel, d’un centre de santé, d’une clinique ou d’un hôpital, cette approche répond aux besoins spécifiques de chacun, tout en optimisant la prise en charge des patients. 1. Une gestion optimisée des appels et des rendez-vous Le télésecrétariat médical prend en charge la gestion des appels entrants et des agendas, permettant aux professionnels de santé de se concentrer pleinement sur leurs consultations. Avantages clés :  Centralisation des rendez-vous via des outils comme Doctolib. Réduction des temps d’attente téléphonique. Planification fluide, même en cas de forte affluence. 2. Une solution adaptée aux établissements de santé Pour les centres de santé, cliniques et hôpitaux, où plusieurs médecins ou spécialités cohabitent, le télésecrétariat devient un atout stratégique. Exemples d’applications spécifiques : Centres de santé et maisons médicales : Coordination des agendas entre plusieurs praticiens pour éviter les chevauchements et optimiser l’utilisation des ressources. Cliniques et hôpitaux : Externalisation partielle ou totale des appels pour décharger le personnel administratif interne, particulièrement en période de pic d’activité. Grâce à une équipe de télésecrétaires formés, les patients bénéficient d’une prise en charge personnalisée et d’un accès rapide à l’information, tout en respectant les protocoles spécifiques de chaque structure. 3. Réduction des coûts et flexibilité Externaliser son secrétariat permet de réduire les frais fixes liés à l’embauche et à la gestion des absences. Les établissements peuvent ajuster les services en fonction de leurs besoins, par exemple : Pendant les périodes de forte activité (campagnes de vaccination, urgences saisonnières). Pour couvrir des plages horaires étendues, y compris les nuits et les week-ends. 4. Sécurité et confidentialité renforcées Les services de télésecrétariat médical, comme ceux proposés par Medifil, respectent strictement les normes de confidentialité (RGPD). Les outils utilisés garantissent la sécurité des données des patients, un critère essentiel pour les établissements de santé. 5. Une solution évolutive pour accompagner les regroupements médicaux Avec la tendance croissante des regroupements médicaux, les besoins en gestion administrative augmentent. Le télésecrétariat offre une solution évolutive pour : Gérer un nombre croissant de patients. Coordonner efficacement les rendez-vous entre plusieurs praticiens ou spécialités. Faciliter la communication entre les professionnels au sein de l’établissement. Conclusion Le télésecrétariat médical est bien plus qu’un simple service : il s’agit d’un véritable levier pour améliorer la gestion des cabinets, des centres de santé et des cliniques. En confiant ces tâches à Medifil, les professionnels de santé gagnent en efficacité, les patients profitent d’une meilleure accessibilité, et les établissements optimisent leur organisation. Contactez-nous dès aujourd’hui pour découvrir comment Medifil peut s’adapter aux besoins spécifiques de votre structure médicale.

Lancement de l’Espace Numérique de Santé : le dispositif interroge

Actualisation en date du 3 mars 2022 Cet article d’actualité reflète un état des lieux sur le sujet traité à la date de sa publication. L’évolution ultérieure de la situation peut le rendre en tout ou partie caduc. Le 3 février 2022, le Gouvernement annonçait le lancement officiel de « Mon espace santé », le carnet de santé numérique. Selon une étude réalisée par OpinionWay, 8 français sur 10 se disent prêts à autoriser l’accès à leurs données médicales aux professionnels de santé dans le cadre de l’Espace Numérique de Santé (ENS). Le rapport ajoute que 85% d’entre eux entendent utiliser la messagerie sécurisée pour communiquer avec les médecins et 78% ont l’intention de se servir du Dossier Médical Partagé. S’il est vrai que la grande majorité des citoyens est favorable à l’ENS et y voit l’opportunité d’améliorer le suivi et la prise en charge des patients, des craintes demeurent autour de ce dispositif. À peine lancé, Mon Espace Santé soulève en effet de nombreuses interrogations. Les données sont-elles suffisamment protégées ? La vie privée des patients ne risque-t-elle pas d’être exposée de manière disproportionnée ? Qu’en est-il des personnes n’ayant pas accès à internet ? Les réticences du Syndicat de la Médecine Générale Le Syndicat de la Médecine Générale (SMG) ne cache pas son opposition à la mise en place de l’Espace de Santé Numérique, qu’il considère comme « un passage en force du Gouvernement et une négation des principes démocratiques ». Le SMG pointe notamment du doigt le concept d’Opt-out pour l’ouverture de l’espace de santé : le consentement est donné automatiquement, sauf si la personne formule une opposition dans les 6 semaines suivant la réception de la notification. Selon le Syndicat, cette automaticité rompt le principe fondamental du consentement libre et éclairé en vertu duquel le consentement doit être donné sans pression ni contrainte et en toute connaissance de cause. Il regrette ainsi que le consentement ne soit pas exigé avant la création du dossier numérique. La protection des données médicales au cœur des préoccupations Le Gouvernement assure que le Ministère de la Santé et la Caisse Nationale d’Assurance Maladie (CNAM) s’engagent à garantir la protection, la confidentialité et la sécurité de l’ensemble des données personnelles contenues sur l’espace de santé numérique. Il est, par ailleurs, précisé que les données sont hébergées par deux sociétés sous-traitantes, certifiées Hébergeur de Données de Santé (HDS), en application de l’article L. 1111-8 du Code de la santé publique. Medifil avait soulevé en détails, cette problématique dans un article publié il y a quelques mois, que vous pourrez retrouver ici. Malgré tout, le sondage OpinionWay révèle qu’une partie de la population s’inquiète du manque de protection et de sécurisation des données (ordonnances, traitements, résultats d’analyse, antécédents médicaux…). Ces inquiétudes concernent notamment le stockage de celles-ci et leur transmission hors du champ médical. Les usagers du système de santé craignent en effet les risques de piratage d’informations (cyberattaques) ou encore l’utilisation de leurs données par des personnes malveillantes. Par ailleurs, les personnes transgenres redoutent de faire face à de la transphobie dans le cadre de leur accès aux soins et de voir révéler, contre leur gré, leur statut à des professionnels de santé non formés ou non informés. Ils regrettent de ne pas pouvoir conserver la confidentialité de certains actes médicaux en raison du caractère sensible de certaines informations et des risques de discrimination ou de violences médicales qui peuvent en résulter. Une grande partie des Français appelle ainsi à la mise en place de garde-fous, tels que l’instauration du droit de choisir qui aura accès aux données médicales et à la mise en place d’un code d’accès temporaire. Des inquiétudes autour du risque d’exclusion de certains usagers du système de santé Si l’Espace de Santé Numérique est destiné à faciliter les démarches des usagers, certains alertent sur le risque d’accentuation de la fracture numérique. En effet, une partie des Français dit craindre l’exclusion des personnes non familières avec la technologie ou encore des personnes faisant face à des difficultés, voire à l’impossibilité, d’accéder à internet. Tel pourrait être le cas des personnes âgées, des personnes vivant en milieu rural, des plus démunis, des personnes handicapées ou encore des migrants. En conclusion, si la majorité des usagers s’accorde à qualifier l’ENS de dispositif efficace et pertinent, des questionnements et des craintes subsistent. À ce titre, pour rassurer les usagers français, il est attendu que l’ENS prenne en considération dans son développement les éléments précités et mette en œuvre les deux axes suivants : S’accompagner de garanties en termes de sécurisation et de protection des données : garde-fous permettant au patient de garder le contrôle sur l’utilisation de ses données, anonymisation des données, stockage et transmission sécurisés, etc. ; Veiller à ne pas exclure d’usager du système de santé : mise en place de solutions alternatives pour les personnes peu digitalisées. Alerte Tentative d’escroquerie Le 18 février dernier, l’Assurance Maladie a alerté les utilisateurs de Mon Espace Santé sur des appels et messages frauduleux. « Ces appels assurent vouloir aider à la création de Mon Espace Santé et demandent à renseigner les identifiants France Connect  pour accéder au service numérique ». Or, Mon Espace Santé n’est pas encore compatible avec France Connect, il s’agit par conséquent, d’une tentative d’escroquerie ni plus ni moins, contre laquelle l’Assurance Maladie nous met en garde  ! MEDIFIL est heureuse de vous tenir informés quant à la mise en place et l’actualité du dispositif « Mon Espace Santé ». Nous vous accompagnons afin de vous aider à mieux comprendre le fonctionnement et les enjeux de l’Espace Numérique de Santé. Pour toute demande de devis quant à nos services de télé-secrétariat médical, contactez-nous !

Vous souhaitez tout savoir sur les tendances de l’E-santé pour 2022 ? Assistez à la Conférence du 25 janvier 2022 !

Actualisation en date du 20 janvier 2022 Cet article d’actualité reflète un état des lieux sur le sujet traité à la date de sa publication. L’évolution ultérieure de la situation peut le rendre en tout ou partie caduc. Jérôme Leleu est indubitablement polyvalent, Président d’Interaction Healthcare & CEO de SimforHealth, il est également Lauréat des « Talents de la E-Santé 2020 » et reconnu comme un expert en la matière. C’est certainement sa passion pour le numérique et l’innovation dans le domaine de l’e-santé qui l’ont poussé à créer, avec l’équipe d’Interaction Healthcare, il y a 6 ans déjà la Conférence annuelle des grandes tendances de la e-santé. Jérôme Leleu diffuse en effet quotidiennement sur LinkedIn et Tweeter des éléments de veille E-santé. Le succès de l’évènement conjugué à la situation actuelle ont conduit ses organisateurs à organiser la conférence dans un lieu symbolique, PariSanté Campus et à le retransmettre en format de WEBTV, 100% en ligne : en effet, il a accueilli plus de 2200 participants en 2021 et prévoit environ 5000 participants pour l’édition 2022 ! Quel est le programme de la Conférence ?  La Conférence s’articulera autour de 3 thématiques fondamentales : 2022 : l’année de l’accélération de la E-santé en France ? Cette partie sera principalement animée par des représentants étatiques dont Dominique Pon, responsable ministériel au numérique en santé et directeur général de la clinique Pasteur qui reviendra sur les chantiers structurants de l’année 2021 et le déploiement de l’Espace Numérique de Santé sur le territoire français. Selon Jérôme Leleu, ce nouvel espace numérique de santé doit être expliqué au grand public afin que chacun comprenne les nombreux intérêts qu’il a à s’en servir. Olivier Clatz, directeur de projet du Ségur Numérique interviendra, quant à lui, pour traiter des avancées en la matière. Quelles sont les grandes tendances de la E-santé 2022 ? La conférence donnera la parole au Professeur Fabrice Denis, médecin oncologue, enseignant E-santé, expert à la HAS et entrepreneur qui partagera sa vision et son analyse des grandes tendances E-santé de 2022. L’idée dans le traitement de cette thématique consiste également à faire le point sur les innovations de la HealthTech qui ont été présentées au CES de Las Vegas 2022. Les organisateurs estiment en effet que « Tout ce qui a été vu au rendez-vous de la technologie mondiale à Vegas devait être partagé auprès de notre écosystème français ».   Comment parler des grandes tendances sans aborder le sujet de la télésanté et des thérapies numériques pour soigner les patients souffrant de troubles de santé mentale ? Autant de sujets que les intervenants évoqueront également.   Le futur de la e-santé, ça donne quoi ?  Au programme de cette partie, la parole sera donnée au CEO de l’une des pépites françaises de la E-santé, Lifen ainsi qu’à Isabelle Zablit-Schmitz, directrice de projet au Ministère des solidarités et de la santé pour discuter des moyens de faire émerger le savoir-faire français à l’international. La formation des professionnels de santé à la santé numérique, sujet qui tient particulièrement à cœur à Jérôme Leleu sera également traitée avant de conclure sur le rôle que doivent jouer les acteurs industriels de santé pour bâtir le futur de la E-santé. À qui s’adresse la Conférence ?  La conférence sera accessible gratuitement et notamment diffusée par Egora et Vidal, partenaires de l’évènement auprès des professionnels de santé qui devraient représenter 50% du public ciblé. Les 50% d’autres participants incluront vraisemblablement des startups, des établissements de soin publics ou privés, des laboratoires pharmaceutiques ainsi que des journalistes qui relayeront les précieuses informations divulguées lors de l’évènement. Quel est le principal enjeu de la E-santé en France ?  L’ambition de cette 6ème édition de la Conférence annuelle « Les grandes tendances de la E-santé de 2022 »  consiste à fournir l’ensemble des contenus qui contribueront à la construction de la E-santé de demain. Selon Monsieur Leleu, l’acculturation et la formation des solutions numériques déployées en France auprès du grand public, des patients et des pôles de santé constitue la priorité de l’année 2022. En effet, selon Jérôme Leleu, « Il est établi que lorsque l’on ne comprend pas suffisamment les enjeux d’une technologie, nous avons tendance à la rejeter » C’est précisément pour éviter ce phénomène qu’Interaction Healthcare s’investit dans l’organisation de cet évènement en tentant humblement d’apporter sa pierre à l’édifice. L’humanisation du numérique : un objectif essentiel Pour Jérôme Leleu, les technologies doivent avant tout être utiles aux patients. C’est pourquoi, il défend au travers son rôle de président et CEO de ses sociétés Interaction Healthcare et SimforHealth, l’aspect relatif à la formation des professionnels de santé aux nouvelles technologies et innovations numériques dans le domaine de la E-santé. En construisant des solutions numériques dans le domaine de la e-santé, pour des acteurs institutionnels et de l’univers pharmaceutique, Interaction Healthcare tend à trouver des solutions intéressantes à la fois pour les usagers et les professionnels de santé. Par ailleurs, la conférence est également organisée en partenariat avec le collectif « Femmes de santé » et ses organisateurs ont mis un point d’honneur à respecter la parité dans ses intervenants qui comptent davantage de femmes que d’hommes. Pour vous inscrire à la Conférence annuelle de la E-santé, 100% en ligne, inscrivez-vous via le lien suivant : https://esante.interaction-healthcare.com/#inscription. MEDIFIL est heureuse de vous avoir présenté la Conférence Annuelle « Les grandes tendances de la E-santé de 2022 » qui se tiendra le mardi 25 janvier 2022 de 9h30 à 13h00. Nous vous accompagnons afin de vous aider à mieux comprendre le fonctionnement et les enjeux de la E-santé.  

ELSAN

Actualisation en date du 5 janvier 2022 Cet article d’actualité reflète un état des lieux sur le sujet traité à la date de sa publication. L’évolution ultérieure de la situation peut le rendre en tout ou partie caduc. Le GIE Sesam-Vitale, en partenariat avec le ministère des Solidarités et de la Santé, l’Assurance Maladie et l’Agence du numérique en santé ont annoncé en février 2021 les résultats de l’appel à candidature pour le Store Espace Numérique de Santé. 138 dossiers ont été présentés, parmi lesquels 30 industriels ont été sélectionnés pour participer à des ateliers visant à « coconstruire le store qui sera mis à disposition des usagers début 2022 ». Thierry Chiche est le dirigeant d’ELSAN, groupe co-leader de l’hospitalisation privée en France, sélectionné dans le Store ENS. Il a déclaré : « La santé est un secteur où la personnalisation du soin et du service est déterminante ». MEDIFIL partage cette vision de la santé, c’est pourquoi nous nous sommes intéressés tout particulièrement aux services que propose la société ELSAN et à sa vision de l’Espace Numérique de Santé. ELSAN, une société engagée dans le domaine de l’e-santé  ELSAN accompagne 2 millions de patients chaque année dans le secteur privé de la santé, qui représente plus de 50% des actes de chirurgie et un tiers des séjours hospitaliers. Très engagée dans le domaine de l’e-santé, c’est certainement ce qui lui a valu d’être sélectionné pour intégrer le store ENS. Thierry Chiche félicite la manière dont le sujet a été repris en France depuis deux ans. Selon lui, Dominique Plon et l’équipe en charge du projet ENS ont eu l’intelligence de mettre en place les étapes successivement pour plus de chances de succès au bout du compte. L’ENS, un canal complémentaire à ADEL  L’outil digital développé par ELSAN a été nommé ADEL, il s’agit de 15ème application de santé en France selon les classements dans les différents stores, avec plus de 12000 téléchargements par mois. La 1ère application pour les patients hospitalisés permet aux français d’accéder à des services et informations de santé personnalisés d’où qu’ils se trouvent. L’ENS sera accessible sur tout support, qu’il s’agisse du smartphone, de la tablette ou encore de bornes interactives. Les utilisateurs y auront accès à partir de l’identifiant national de santé. Ainsi, les services offerts par l’ENS complèteront ceux proposés par ELSAN : en plus de la téléconsultation et du suivi des patients à domicile disponibles via ADEL, les patients auront accès à une messagerie sécurisée, à leur dossier médical, à un agenda de santé et à un catalogue de services où ils pourront sélectionner les applications ou services recommandés qui les intéressent. Des partenariats avec des startups prometteuses dans le domaine de l’e-santé  ELSAN a réalisé qu’en terme d’innovation, on ne peut pas tout inventer par soi-même. La société a développé des associations avec diverses startups qu’elle a jugé les meilleures dans leurs domaines respectifs afin d’utiliser l’expertise et l’expérience de chacun au service de ses clients. Elle a identifié, en particulier Pandalab et Lifen afin de faciliter la coordination du parcours du patient et simplifier la communication médicale, tout en la sécurisant. L’ENS, une opportunité considérable    L’ENS va permettre de mettre en avant pour le grand public des outils validés et certifiés par le ministère de la santé et accélérer leur déploiement. La difficulté du secteur de la santé réside dans les interactions entre les acteurs. Il faut que les systèmes communiquent les uns avec les autres. C’est notamment sur ces sujets là que l’ENS représente une opportunité considérable. L’humain au centre de l’e-santé  La devise d’ELSAN est la suivante : « L’attention à l’autre est à l’origine du premier soin ». Pour Thierry Chiche, la bienveillance et l’empathie sont des valeurs primordiales pour réussir dans le domaine de l’e-santé, car les patients ont besoin d’une orientation interactive précieuse. De plus, les personnes en situation de santé fragile n’ont pas seulement besoin de la technique médicale, l’interaction et l’accompagnement humain sont également très importants pour ELSAN, autant de valeurs que nous partageons bien entendu chez MEDIFIL. La RGPD en progrès constant dans le cadre de l’ENS La RGPD est un sujet extrêmement complexe auquel ELSAN a dédié une équipe entière. Thierry Chiche remarque que les utilisateurs sont de plus en plus experts en la matière. Grâce à leurs questions pratiques telles que « Comment démontrez-vous qu’il n’existe pas de fuite dans la gestion des données personnelles ? » et à la maturité du public, l’ensemble du secteur de l’e-santé a vocation à progresser chaque jour davantage.   Le saviez-vous : l’impact environnemental de l’ENS  Dans la phase de pré lancement de l’Espace Numérique de Santé, les acteurs sélectionnés pour intégrer le store ont découvert l’introduction de critères auxquels ils n’auraient pas forcément pensé.  C’est le cas notamment de l’impact environnemental, qui en soi, est primordial lorsque l’on sait que le digital constitue un gros consommateur d’énergie. ELSAN est reconnue pour son implication dans les sujets de Responsabilité Sociétale et Environnementale, dès lors, cet aspect de l’ENS a immédiatement attiré son attention.   MEDIFIL est heureuse de vous avoir présenté ELSAN, sélectionnée pour intégrer le store ENS. Nous vous accompagnons afin de vous aider à mieux comprendre le fonctionnement et les enjeux de l’Espace Numérique de Santé.

La stratégie d’accélération “Santé Numérique” (SASN) est enfin lancée !

Actualisation en date du 16 novembre 2021 Cet article d’actualité reflète un état des lieux sur le sujet traité à la date de sa publication. L’évolution ultérieure de la situation peut le rendre en tout ou partie caduc. Le 29 juin dernier, le Président de la République, a annoncé un projet d’investissement historique de 7,5 milliards d’euros dans le secteur de la e-santé lors du Conseil stratégique des industries de santé (CSIS). Ainsi, dans le cadre du plan “Innovation Santé 2030”, Emmanuel Macron a exprimé son ambition : faire de la France, la 1ère nation européenne innovante et souveraine en matière de santé. C’est dans cet esprit que la stratégie d’accélération “Santé numérique » (SASN) a été officiellement lancée le 18 octobre dernier. Le ministre des solidarités et de la santé, Olivier Véran, a réaffirmé, à cette occasion, le « soutien inédit de la puissance publique » au numérique en santé, via le lancement de l’Espace numérique de santé, le Ségur numérique et la stratégie d’accélération. Quelle est la répartition du budget de la stratégie innovation santé ? Le budget d’investissement décrit ci-dessus s’établit de la manière suivante : 1 milliard d’euros pour renforcer la recherche biomédicale ; 2,2 milliards d’euros injectés dans les domaines d’avenir parmi lesquels 800 millions d’euros seront dirigés vers le développement de biothérapies, 650 millions d’euros vers la médecine 5P (préventive, personnalisée, prédictive, participative et basée sur les preuves) et 750 millions d’euros seront dédiés à l’anticipation d’éventuelles pandémies ; 3,5 milliards d’euros destinés à l’investissement dans les industries de santé. Quels sont les grands axes de cette stratégie inédite ? C’est toute une délégation qui s’est rendue dans l’incubateur Station F pour présenter les grands axes de la stratégie considérée comme inédite par les autorités publiques et exposer comment l’allocation des 650 millions d’euros sera ventilée. En effet, Olivier Véran, Ministre des Solidarités de la Santé était accompagné du Ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation, de la Ministre déléguée chargée de l’Industrie et du Secrétaire d’État chargé de la Transition numérique et des Communications électroniques. D’après le communiqué de presse, élaboré par David Sainati, coordinateur de la stratégie d’accélération santé numérique, au nom du gouvernement français, les grands axes de la stratégie “Santé numérique” sont les suivants : Encourager la transition d’une médecine curative, en silos, vers une approche plus préventive, plus prédictive et plus personnalisée ;  Favoriser l’émergence d’un écosystème important de l’e-santé en France, capable de s’imposer sur un marché mondial compétitif ;  Traiter de manière sécurisée et éthique la donnée de santé, sans dépendre de quelques acteurs soumis à une réglementation moins protectrice des données personnelles Comment seront alloués les 650 millions d’euros ? L’objectif de la stratégie d’accélération santé numérique se définit comme suit :   Consacrer 81 M€ dans la formation de l’ensemble des acteurs de la filière santé numérique. L’objectif consiste à former 2 000 ingénieurs en santé, 200 juristes en santé numérique et 450 experts en réglementation des dispositifs médicaux numériques (soit un budget s’élevant à 15,5 millions d’euros). Il s’agit par ailleurs de former les cadres de la santé publique à la santé numérique et de mettre en place des modules de formation qui seront financés pour l’École des hautes études en santé publique (EHESP). Investir 60 M€ dans la recherche sur les données de santé et notamment dans les PEPR (Programmes et Équipements Prioritaires de Recherche) ; Dédier 20 M€ par an à l’appel à projet pour l’évaluation du bénéfice médical et / ou économique des dispositifs médicaux numériques ou à base d’intelligence artificielle ; Déployer, grâce à une enveloppe de 35 M€, à grande échelle, des solutions en santé numérique, visant à « simplifier l’accès à l’achat hospitalier » pour les innovations en santé numérique. Créer 30 tiers lieux d’expérimentation d’ici 2025 pour un budget de 63 M€ ; Investir 95M€ pour soutenir l’excellence de la filière de l’imagerie en France. Agnès Pannier-Runacher, Ministre déléguée auprès du Ministre de l’Économie, des Finances et de la Relance, chargée de l’Industrie a précisé, à ce titre, que la filière d’imagerie médicale sera soutenue par un appel à projets qui vise à « faire émerger une cinquantaine de projets » dans des secteurs de pointe comme l’imagerie hybride, l’imagerie nomade ou la flash-thérapie, via le concours i-Nov et le guichet I-Démo de Bpifrance. Renforcer de 50M€ les aides à l’innovation ciblées sur les nouveaux usages numériques en santé. La stratégie d’accélération “Santé numérique” permettra-t-elle à la France d’atteindre le statut de leader auquel elle prétend ? L’ambition est grande : elle vise à hisser la France à un niveau compétitif à l’échelle mondiale. Le plan a pour vocation d’appuyer la recherche, de favoriser l’innovation et de structurer un tissu d’entrepreneurs. Une agence Innovation Santé devrait, par ailleurs, être créée pour mener à bien le projet. Bien qu’il soit encore tôt pour évaluer les transformations majeures qui ressortiront de cet important budget alloué, il s’agit d’une bonne nouvelle pour l’ensemble des acteurs de la e-santé dans l’hexagone !   Medifil vous accompagne afin de vous aider à mieux comprendre le fonctionnement et les enjeux de l’e-santé en France.  Suivez-nous sur notre page LinkedIn pour en savoir davantage !  

Calmedica : la startup de surveillance médicale par SMS

Actualisation en date du 9 novembre 2021 Cet article d’actualité reflète un état des lieux sur le sujet traité à la date de sa publication. L’évolution ultérieure de la situation peut le rendre en tout ou partie caduc. 30 sélectionnés pour constituer le Store de l’ENS  Le GIE Sesam-Vitale, en partenariat avec le ministère des Solidarités et de la Santé, l’Assurance Maladie et l’Agence du numérique en santé ont annoncé en février 2021 les résultats de l’appel à candidature pour le Store Espace Numérique de Santé. 138 dossiers ont été présentés, parmi lesquels 30 industriels ont été sélectionnés pour participer à des ateliers visant à « coconstruire le store qui sera mis à disposition des usagers début 2022 ». Le GIE avait alors affirmé : « Le référencement au store de l’ENS a pour objectif d’apporter de la confiance et de la lisibilité aux usagers, aux professionnels de santé et aux offreurs de services ».   Calmedica : une startup de surveillance médicale basée sur le dialogue par SMS  La start-up Calmedica, spécialisée dans l’utilisation de l’intelligence artificielle dans la prise en charge des patients fait partie des 30 entreprises présélectionnées pour tester techniquement la connexion à l’ENS. Il s’agit de la seule startup de ce panel et a déjà suivi plus de 7 millions de patients depuis sa création.   La technologie développée par Calmedica consiste à proposer un outil dénommé MemoQuest, véritable robot conversationnel capable, à la fois, de dialoguer par SMS avec les patients et d’alerter le personnel soignant en cas de besoin.   « 1 patient sur 2 en France ne dispose pas d’un smartphone et quand ils en ont, ils l’utilisent pour des opérations simples (téléphone, photo, messagerie). C’est ce qui nous a menés à fonder notre solution de suivi sur le SMS» déclare Alexis Hernot, Directeur Général de Calmedica.    Cette technologie repose sur un algorithme de questions/ réponses, également appelé « protocole » qui prévoit les questions à poser, le jour et l’heure auxquels il faut contacter les patients, ainsi que les réponses qui doivent conduire à contacter le corps médical compétent. Via Calmedica, le patient obtient une réponse directement sans besoin d’une connexion internet ou 3G, ni application à télécharger au préalable, ni identifiant et mot de passe à renseigner pour accéder au service.   L’ENS, une opportunité considérable    À la question de savoir en quoi l’Espace Numérique de Santé constitue une opportunité pour Calmedica, son Directeur Général, Alexis HERNOT répond que l’ENS est un complément à la solution proposée par la startup. « Grâce à l’ENS, les patients pourront bientôt déposer directement leurs informations dans un portail, or, Calmedica n’a pas vocation à créer ce type de portail. Nous sommes donc complémentaires.»    L’on peut tout à fait imaginer que Calmedica envoie aux patients un message SMS du type : « Pour accéder à l’ensemble de vos documents, entrez dans votre Espace Numérique de Santé en cliquant sur le lien suivant ».   En somme, l’ENS peut être comparé à un navigateur internet de la santé où l’on trouvera de multiples services de santé dans un même endroit et accessibles en une seule et unique connexion, ce qui représente un atout majeur pour les patients.    L’humain, une valeur préservée par le système    Des millions de patients ont déjà été suivis par Calmedica, notamment pour le compte de l’Assurance maladie depuis le début de l’épidémie de Covid. En demandant aux patients s’ils avaient besoin d’aide durant leur isolement, Calmedica a permis d’éviter 95% des appels à ce sujet.   Medifil et Calmedica ont ainsi, en commun de préserver l’aspect humain derrière la technologie. En effet, en sélectionnant via MemoQuest les patients à rappeler, Calmedica évite un maximum d’appels non urgents. La startup réussit à identifier les patients qui présentent un besoin de suivi particulier et permet ainsi aux professionnels de santé de se concentrer sur les patients qui en ont réellement besoin.  Calmedica propose en effet de poursuivre la conversation avec une personne qualifiée par téléphone à tout moment et s’engage à respecter la réglementation sur la protection des données de santé.   Le saviez-vous : l’ENS crée l’Identifiant National de Santé    Le but principal de la sélection des industriels visait à valider la partie technique de l’Espace Numérique de Santé. La question se posait en effet de savoir comment identifier les patients correctement ?  On ne peut utiliser le numéro de sécurité sociale parce qu’il est lié à des informations confidentielles, c’est pourquoi il a été décidé de créer pour chaque personne qui se connectera à l’ENS un Identifiant National de Santé (INS), y compris pour les enfants qui ne disposent pas, en France de numéro de sécurité sociale.     Medifil est heureuse de vous avoir présenté Calmedica, sélectionnée pour intégrer le store ENS. Nous vous accompagnons afin de vous aider à mieux comprendre le fonctionnement et les enjeux de l’Espace Numérique de Santé. Suivez-nous sur notre page LinkedIn pour en savoir davantage !

L’Espace Numérique de Santé et la RGPD : qu’en sera-t-il de la protection des données personnelles des utilisateurs ?

Actualisation en date du 19 octobre 2021 Cet article d’actualité reflète un état des lieux sur le sujet traité à la date de sa publication. L’évolution ultérieure de la situation peut le rendre en tout ou partie caduc. “Mon Espace Santé”, également connu aussi sous le nom d’Espace Numérique de Santé (ENS), devrait être opérationnel dans toute l’Hexagone au 1er janvier 2022. La plateforme en ligne s’assimile à une sorte de carnet de santé en ligne, facilitant la gestion des données médicales pour les patients et professionnels de la santé. Mais, qu’en est-il de la protection des données personnelles ? Comme tous le savent, les données médicales sont soumises au secret médical et au principe de confidentialité. La question se pose dès lors de savoir comment respecter ces principes essentiels lors de la mise en place de l’espace santé en ligne ? Par ailleurs, l’application de la RGPD, Le règlement général sur la protection des données, en France et dans toute l’Europe, implique une stricte protection dans le traitement des données personnelles des utilisateurs. Il s’agit donc de comprendre comment seront protégées les données et les droits des utilisateurs dans l’ENS ? Quels types de données seront collectés par la plateforme ? Qui sera responsable de s’assurer de la protection de ces données personnelles ? La protection des données personnelles : un enjeu prioritaire pour les initiateurs de l’ENS Sur le site officiel, mon espace sante.fr, une partie entière est dédiée à la protection des données personnelles des utilisateurs par le service public en ligne. Le sujet a conduit à mener une étude d’impact préalable sur la vie privée, conformément à l’article 35 du RGPD, pour évaluer le maintien du respect de la vie privée. Quelles sont les données personnelles collectées présentes dans l’Espace Numérique de Santé ? D’après le site officiel, voici la liste des données présentes sur votre espace santé : Données administratives ; Données de santé contenues dans votre dossier médical partagé, listées à l’article R.1111-41 du code de la santé publique ; Données de santé contenues dans votre dossier médical partagé, listées à l’article R.1111-41 du code de la santé publique ; Données contenues dans votre profil de santé ou vos mesures de santé ; Données contenues dans les messages et documents de votre messagerie sécurisée de santé ; Données de traçabilité des accès à votre espace numérique de santé. « Mon espace santé » et la RGPD sont-ils compatibles ? Après une analyse du fonctionnement de l’ENS, il semblerait que les droits des utilisateurs tels que régis par la RGPD seront bel et bien respectés. Analysons ensemble quels sont-ils et comment ceux-ci seront préservés : Droit d’opposition : Une personne souhaitant la non-ouverture de son compte peut s’y opposer en informant, en amont,  l’Assurance Maladie de son refus. D’après la RGPD, l’accord des traitements de données se fait par opposition ou consentement explicite. L’ouverture du compte est réalisée uniquement après réception d’un courrier électronique qui informe le patient de la création du compte et il est également possible de fermer le dossier médical directement en ligne. Droit d’accès : La consultation des données de l’espace santé est directement réservée aux membres de l’équipe de soins et à tout professionnel de santé qui ont reçu une autorisation d’accès. Droit de rectification et à la limitation :  L’utilisateur peut autoriser ou non les établissements de santé ou les professionnels de santé à accéder à son dossier. Les professionnels de santé pourront toutefois accéder au dossier médical d’un patient sans autorisation préalable du titulaire du compte, en cas de risque immédiat pour sa santé. Droit de suppression : l’utilisateur peut supprimer directement les informations qu’il a saisies telles que son profil médical ou ses mesures de santé. Il peut également demander la suppression de ses données ou de celles de ses enfants. Les données seront conservées 10 ans après la fermeture du compte. Quelles sont les limites de l’ENS en matière de protection des données ? Nous avons démontré que l’ENS a vocation à respecter dans l’ensemble la protection des données personnelles, pour autant, certaines questions restent en suspens : 1- Aucun accès n’est prévu directement pour les mineurs alors que selon l’article 45 de la loi “informatique et libertés”, une personne mineure peut, à compter de l’âge de 15 ans, consentir seule à un traitement de ses données. 2- Concernant les applications référencées dans « Mon Espace Santé », la commission de la CNIL soumet certaines appréhensions quant « aux finalités promotionnelles » de ces services qui peuvent s’éloigner de l’intérêt public et de celui du patient. 3- Enfin, il faudra attendre la mise en place de la plateforme pour vérifier si les dispositions prises par les hébergeurs sont au niveau des exigences du législateur. A priori, l’Assurance Maladie et le Ministère des Solidarités et de la Santé ont formellement mis l’accent sur ce point.  D’après la loi, la transmission des données médicales du professionnel de santé vers l’hébergeur repose sur un contrat qui doit spécifier que la transmission, l’hébergement et l’accès sont subordonnés à l’accord de la personne concernée.  Dans le cas d’une violation du secret professionnel, l’hébergeur encourt un an d’emprisonnement et 15 000 euros d’amende. Medifil vous accompagne afin de vous aider à mieux comprendre le fonctionnement et les enjeux de l’Espace Numérique de Santé. Suivez-nous sur notre page LinkedIn pour en savoir davantage !

L’Espace Numérique de Santé enfin entériné en France !

Actualisation en date du 12 octobre 2021 Cet article d’actualité reflète un état des lieux sur le sujet traité à la date de sa publication. L’évolution ultérieure de la situation peut le rendre en tout ou partie caduc.   Conformément au décret n° 2021-1047 du 4 août 2021, “Mon Espace Santé” également nommé l’espace numérique de santé (ENS) devrait voir le jour le 1er janvier 2022. Le Ministère des solidarités et de la santé en collaboration directe avec l’Assurance Maladie, l’Agence du numérique en santé, le GIE SESAM-Vitale ont initié cet ambitieux projet, qui permet à la France de faire un grand bond dans la e-santé.  Il est, en effet, évident que la crise du Covid-19 a mis en lumière la nécessité de digitaliser ce secteur ! Tentons de comprendre ensemble en quoi consiste l’espace santé ? Quels sont les services proposés sur la plateforme ? Qui sont les bénéficiaires ? Quelles sont les implications pour les professionnels de la santé ? Le covid-19 a changé la donne   La loi n° 2019-774 du 24 juillet 2019 nommée “Santé 2022” relative à l’organisation et à la transformation du système de santé prévoit la création, à partir du 1er janvier 2022, d’un espace numérique de santé (ENS). Bien que cette loi ait été adoptée avant la crise sanitaire du Covid-19, il semblerait que la situation a décidément accéléré le processus. Comme l’affirme, le Ministre des Solidarités et de la Santé, Olivier Véran, “La crise Covid-19, nous l’avons appris, c’est tout un écosystème qui doit se fédérer autour des mêmes objectifs pour que les résultats soient à la hauteur des enjeux. La e-santé avance en France, et va continuer d’accélérer, grâce à la mobilisation de toutes et de tous pour « Réussir Ensemble Mon Espace Santé. » » En quoi consiste l’espace numérique de santé ?   Il s’agit d’un service public fluidifiant le partage de données médicales d’un patient avec les professionnels de la santé et qui permet d’effectuer un suivi constant et une meilleure communication avec tous les acteurs impliqués dans le parcours de soins des patients. Concrètement, la plateforme sera accessible en ligne sur monespacesante.fr à partir de tous les types de terminaux (smartphones, tablettes, ordinateurs). Chaque personne sera dotée d’un Identifiant national de santé (INS), un matricule unique ainsi que d’un accès à son dossier médical partagé (DMP).   Qui sera titulaire d’un compte “Mon Espace Santé” ?   En théorie, tous les citoyens français pourront obtenir un accès à leur espace numérique de santé. Pour les personnes sans identifiant national de santé, il sera fourni un identifiant provisoire. D’après le site officiel monespacesanté.fr, les parents pourront rattacher à leur compte, les profils de leurs enfants afin d’en faciliter la gestion. Il est important de noter que la création du compte “Mon Espace Santé” sera automatisée après envoi d’un courrier électronique. Si vous souhaitez vous y opposer, vous devez contacter l’Assurance Maladie pour demander la non ouverture du compte.  Par ailleurs, il est organisé dans toute la France, une consultation citoyenne, un “Tour de France” pour apporter de l’aide au projet. Pour participer à des sessions webinaires, et autres initiatives semblables,  vous êtes invités à envoyer un email directement à l’adresse monespacesante@esante.gouv.fr. Quels sont les services proposés dans l’espace numérique de santé ?   Un agenda afin de consolider les rendez-vous médicaux, hospitalisations etc. Ces évènements pourront être alimentés par les services de prise de rendez-vous, les portails des établissements ainsi que par les patients eux-mêmes. Une messagerie sécurisée permettant une communication fluide entre le patient et les professionnels de la santé, ainsi que la prescription d’ordonnances, etc. Un dossier médical partagé (DMP) : il s’agit d’un espace de stockage et de consultation de données de santé incluant les comptes rendus médicaux, antécédents, ordonnances, carnet de vaccination, etc. Un catalogue d’applications référencées qui fournissent des prestations de télésanté ou d’évaluation de qualité des soins, ou bien expliquant des services visant à informer les usagers sur l’offre de soins et sur les droits auxquels ils peuvent prétendre, qui ont été sélectionnés selon les critères détaillés dans la doctrine éthique du Ministère des Solidarités et de la santé.   Un grand bond en avant !   “Monespacesanté” est déjà en phase pilote dans 3 départements : la Haute-Garonne, la Loire-Atlantique et la Somme. Cette phase pilote permettra de peaufiner le fonctionnement de la plateforme avant son lancement général en 2022 ! Il s’agit d’une avancée significative dans le monde de la santé, qui arrive à pic considérant la situation sanitaire actuelle. Medifil vous accompagne afin de vous aider à mieux comprendre le fonctionnement et les enjeux de l’Espace Numérique de Santé. Suivez-nous sur notre page LinkedIn pour en savoir davantage !

Nos Médecins Témoignent

Dr Henry DARWICHE exerce comme cardiologue dans le 15ème arrondissement de Paris. Nous sommes allés à sa rencontre pour recueillir le témoignage de son expérience avec MEDIFIL. MEDIFIL : Bonjour Dr, comment allez-vous ? Nous vous remercions de prendre quelques minutes de votre précieux temps pour répondre à nos quelques questions. Pouvez-vous s’il vous plait, vous présenter et nous indiquer quel est le cœur de votre exercice. Dr DARWICHE : Avec plaisir, je suis cardiologue installé depuis bientôt 30 ans. J’ai débuté ma carrière professionnelle à l’hôpital puis ai exercé également à mi-temps dans une clinique privée. En 2010, je me suis recentré sur mon exercice en clinique, qui me demandait de plus en plus d’énergie. J’y réalise principalement des examens tels que des électrocardiogrammes et échographies cardiaques, des consultations longues et prends soin de rédiger moi-même chacun des comptes rendus de mes patients et lettres adressées à leurs médecins. MEDIFIL : Vous faites officiellement partie de nos clients historiques ! Quand avez-vous commencé à collaborer avec MEDIFIL ? En quoi les services que nous proposions à l’époque vous aidaient-ils au quotidien ? De quelles évolutions avez-vous été témoin depuis ?  Dr DARWICHE : J’ai fait appel aux services de MEDIFIL pour la première fois en 1989. À l’époque, seule la prise de rendez-vous en direct avec une secrétaire était possible. J’appréciais de connaitre chacune des secrétaires de MEDIFIL et de communiquer avec elles avec aisance. Après le contact direct, il y a eu le Minitel puis tout est allé beaucoup plus vite avec l’arrivée d’Internet, y compris la transmission des consignes aux secrétaires ! MEDIFIL a évolué avec son temps ! De même, je me suis entièrement informatisé depuis 12 ans… MEDIFIL : Quels sont pour vous, les principaux atouts de votre collaboration avec MEDIFIL ? Dr DARWICHE : Répondre à mes patients durant les consultations était problématique. Grâce à MEDIFIL, les messages urgents me sont transmis par email ou via l’espace client et je peux répondre à mes patients rapidement et efficacement. J’ai gagné un certain confort à faire appel aux services de MEDIFIL et les patients ont compris que l’on ne peut pas à la fois consulter et répondre aux diverses demandes… De plus, l’option « transfert d’appel » est également une fonctionnalité dont je fais souvent usage, pour parler avec l’un de mes patients ou discuter d’un cas avec un confrère le cas échéant. J’apprécie, par ailleurs, que ce soit toujours les mêmes secrétaires qui s’occupent de mes patients. Enfin, Johanna Sitbon est une « vraie fée », elle a toujours su se rendre disponible pour solutionner les différentes problématiques auxquelles j’ai été confronté. On pourrait la qualifier de « chenille ouvrière » de MEDIFIL. MEDIFIL : Comment avez-vous été impacté par la Covid-19 ? Dr DARWICHE : Durant la pandémie, j’ai repris ma ligne téléphonique. L’activité était ralentie…J’arrivais au Cabinet en fin de matinée et y restais jusqu’au soir puis je programmais un répondeur. Cela s’est avéré suffisant. Les consultations ont désormais repris normalement et MEDIFIL a repris du service auprès de mes patients. MEDIFIL : Quelques mots pour finir ? Dr DARWICHE : Il faut aimer ce que l’on fait, c’est mon leitmotiv et cela caractérise aussi MEDIFIL. Tant que je continuerai à exercer, je continuerai de collaborer avec eux parce qu’ils connaissent mon profil et celui de mes patients, souvent anxieux mais également parce qu’il s’agit d’un service rendu personnalisé et que je considère que la dimension humaine est très importante.