ESPACE MEMBRE

2 fois plus de médecins étrangers en France en 10 ans

En 10 ans, le nombre de médecins titulaires d’un diplôme européen ou extra-européen a doublé en France. Au 1er janvier 2017, 26 805 médecins dits étrangers exerçaient dans l’hexagone, soit une hausse de 7,8 points par rapport à 2007. Forte hausse des médecins étrangers en activité en France Dans une étude publiée le 12 octobre 2017, le Conseil National de l’Ordre des Médecins (CNOM) fait état d’une forte hausse du nombre de médecins étrangers exerçant en France. 26 805 médecins titulaires d’un diplôme obtenu hors de l’hexagone pratiquaient au 1er janvier 2017. Parmi-eux 22 619 étaient en activité régulière. Le CNOM constate également une forte présence de médecins diplômés en Roumanie. Ils sont actuellement 4 254 à soigner des Français. Un nombre similaire à celui des médecins algériens (4 812) mais qui a été multiplié par 7 depuis 2007 (+659% de médecins). La Roumanie est victime d’une fuite des cerveaux depuis son entrée dans l’Union européenne. Une fuite due à des salaires « catastrophiques », estime-t-on au CNOM. 30 000 médecins étrangers devraient exercer en France d’ici 2020 Le nombre de praticiens diplômés à l’étranger a donc doublé en France, ce qui représente 26 805 professionnels. En se basant sur cette forte croissance, le CNOM estime qu’il devrait se porter à 30 000 d’ici 2020, dont 4 711 médecins originaires de Roumanie. C’est simple, aujourd’hui sans les médecins étrangers certains hôpitaux ne pourraient tout simplement pas accueillir de patients. Des médecins étrangers contre les déserts médicaux Le rapport proposé par le Conseil National de l’Ordre des Médecins est paru la veille de la présentation par le gouvernement d’un nouveau plan de lutte contre les déserts médicaux. L’arrivée des médecins étrangers peut-elle enrayer ce phénomène ? Pour l’Ordre la réponse est en demi-teinte : oui et non. Effectivement, le recours à des professionnels de santés diplômés hors France pourrait répondre aux problématiques de la démographie médicale. Sur le court terme du moins. La majorité de ces praticiens (62%) choisissent le salariat, généralement au sein d’un hôpital. Le Docteur François Arnault, chargé de ces questions au CNOM, estime que ces professionnels « rend(ent) énormément service à certains hôpitaux ». Les hôpitaux ont du mal à attirer les jeunes médecins français. Cependant, le CNOM considère également que ces médecins « ne sont pas la solution pour combattre les déserts médicaux ». Leur nombre bien que croissant reste insuffisant pour compenser la baisse régulière des médecins généralistes en exercice. Par ailleurs, le Docteur François Arnault précise que ceux qui choisissent de s’installer « ne vont pas forcément dans les endroits où l’on aurait le plus besoin d’eux ». Les praticiens diplômés à l’étranger choisissent majoritairement de s’installer en Provence-Alpes-Côte d’Azur, en Occitanie, en Ile-de-France (29% des médecins pour cette zone). Pour approfondir ce sujet, nous vous invitons à lire notre article sur l’atlas 2017 de la démographie médicale en France.

Épidémies hivernales : faites le point avec le bulletin épidémiologique

Comme une ritournelle, chaque hiver est marqué par le retour des grippes, gastro-entérites et bronchiolites. Des épidémies saisonnières auxquelles Santé Publique France accorde toute sa vigilance. Pour suivre l’évolution des cas déclarés, l’organisme publie de façon hebdomadaire son bulletin épidémiologique. Bulletin épidémiologique : comment ça marche ? Les maladies hivernales touchent chaque année des millions de personnes. Santé Publique France suit avec assiduité la situation des cas de grippe, de gastro-entérite et de bronchiolite. L’organisme consigne ses observations dans un bulletin épidémiologique aussi utile aux particuliers qu’aux médecins. Les données sont issues du réseau de partenaires de Santé Publique France, et publiée toutes les semaines sur  https://www.santepubliquefrance.fr. Téléchargeable en format PDF, ce bilan est une vraie mine de données précises, qui permettent aux professionnels de santé d’évaluer concrètement la situation par maladie. Que trouve-t-on dans le bulletin épidémiologique ? De nombreuses informations ! Le bulletin épidémiologique dresse un état-des-lieux à un instant T de l’évolution des maladies saisonnières. On retrouve ainsi dans les premières pages du bilan les informations clés : chiffres, statut de l’épidémie (hausses, baisses, stabilisations), ou encore tendances générales ( atteinte du pic,…). Dans la suite du document, les informations sont plus approfondies. Les données de surveillance recueillies par Santé Publique France concernent entre autre : les cas graves, la mortalité, l’évolution des cas au sein des collectivités de personnes âgées,… Les informations sont étayées par des graphiques comparatifs. Epidémies hivernales : les gestes à ne pas oublier Adopter les « gestes barrières » peut parfois suffire à passer au travers des filets de la maladie ! 5 gestes simples sont à adopter pour se prémunir des maux : • Geste 1 : Se laver les mains Se laver les mains plusieurs fois dans la journée pourrait éviter à chacun de passer quelques jours au fond du lit. Un geste jugé indispensable après certaines actions à risque comme : s’être mouché, avoir toussé ou éternué, avoir visité une personne souffrante. Mais aussi dans des situations quotidiennes bénignes. La recommandation est en fait de se laver les mains après chaque sortie à l’extérieur, et avant de préparer, servir et prendre les repas. • Geste 2 : Utiliser des mouchoirs en papier Autre geste à adopter pour éviter la contamination : penser à utiliser des mouchoirs en papier à chaque toux ou éternuement. • Geste 3 : Porter un masque Pour éviter la diffusion des microbes, l’idéal est de porter un masque chirurgical quand on est malade. • Geste 4 : Eviter les contacts physiques Serrer des mains, embrasser, partager ses objets personnels,…plus le contact sera évité, plus de chances il y aura d’esquiver la contamination. Il est également recommandé en période d’épidémie de ne pas se rendre dans les lieux très fréquentés, comme les centres commerciaux. • Geste 5 : Aérer Aérer la pièce au moins 10 minutes par jour.

Atlas 2017 de la démographie médicale en France

Féminisation de la profession, baisse de l’activité régulière,… à quoi ressemble la démographie médicale en 2017 ? 10 ans après la publication de son premier Atlas, le Conseil National de l’Ordre des médecins propose un état-des-lieux, un panorama décennal sur l’évolution démographique des médecins. Parmi les chiffres qui interpellent : plus de médecins inscrits au tableau mais une baisse de l’activité régulière, toujours de fortes disparités territoriales ou encore une féminisation de la profession. Démographie médicale en 2017 : plus de médecins, mais baisse de l’activité régulière  La version 2017 de l’Atlas de la démographie médicale a permis de comparer les données. Il est ainsi apparu que si plus de médecins étaient inscrits au tableau de l’ordre en 2017, l’activité régulière était quant à elle en baisse. Au 1er janvier 2017 l’Ordre recensait ainsi 290.974 médecins. Mais la proportion de professionnels en activité régulière était de 68%. Ce qui représente donc 197.859 médecins soit une baisse de 10 points par rapport à 2007. En pourcentage, le nombre de médecins en activité régulière diminue de 10% en 2017. Déjà l’an passé, l’Ordre des médecins s’inquiétait d’une diminution des généralistes. Le nombre de professionnels était alors tombé à 88.886, et le constat est similaire en 2017 (88.137 généralistes). Un nombre d’autant plus interpellant quand on considère l’augmentation de la population nationale, et l’impact sur la quasi-totalité du territoire national. Un constat sans appel qui remet en question les mesures liées à la définition des zones déficitaires. On compte effectivement peu d’installation de médecins généralistes dans ces zones.   Atlas 2017 de la démographie médicale : des disparités et une profession qui se féminise  Des disparités territoriales importantes ont été constatées au sein même de chacune des régions, à l’exception de l’Ile de France. L’Atlas démontre que ces disparités peuvent être très importantes, et alarmantes. Ainsi dans 45 départements la population est en hausse, alors que le nombre de médecins chute de son côté. Disparités, baisses et féminisation. L’étude témoigne d’une forte féminisation de la profession depuis 2007. 47% des médecins en activité régulière sont aujourd’hui des femmes, alors qu’elles étaient 38% en 2007.   Comment lutter contre les déserts médicaux ? En parallèle de l’Atlas 2017, le CNOM propose une étude sur les médecins ayant un diplôme étranger en France. Ces 10 dernières années, le nombre de praticiens étrangers qui exercent en activité régulière sur le territoire ne cesse de croître. On dénombre ainsi en 2017 22619 médecins étrangers, soit 11% de l’activité en France. Alors que l’afflux de médecins étrangers pourrait être une réponse aux difficultés territoriales, l’étude démontre qu’il n’en est rien. Les praticiens européens, à l’instar des Français, ne privilégient pas les zones définies comme déficitaires par les ARS.   Télécharger l’atlas 2017 de la démographie médicale en France (PDF)

MSSanté, la messagerie sécurisée des professionnels de santé

Inutile de préciser l’importance de la sécurité dans la transmission des données de santé des patients. MSSanté est une messagerie pensée pour les professionnels de santé, qui assure l’envoi d’informations en toute sécurité. Rapide et sécurisé, le système garantit des échanges entre praticiens dans le respect du secret professionnel, et la confidentialité. Échanger des informations confidentielles en toute sécurité avec MSSanté  MSSanté a été développé pour faciliter les échanges entre les professionnels de santé. La messagerie offre la possibilité de transmettre des informations sur un patient par e-mail à d’autres praticiens en toute sécurité.  Compte-rendu de consultation, résultats d’analyses, données personnelles de santé,…MSSanté permet l’envoi de documents, avec la garantie du respect du secret professionnel, et de la confidentialité des échanges. L’envoi par courriel est rapide et sécurisé, et améliore ainsi la coordination des parcours et opérations entre les praticiens des différentes disciplines. MSSanté, c’est aussi un annuaire de contacts, où les praticiens retrouvent les coordonnées des médecins toutes spécialités confondues. MSSanté facilite la transmission des données de santé des patients MSSanté favorise la transmission rapide des données en toute sécurité. La messagerie simplifie les échanges en permettant notamment de :   Rechercher un correspondant dans un annuaire national accessible. L’annuaire de contacts professionnels recense toutes les professions de santé. Il est doté d’un moteur de recherche multi-critères, permettant de filtrer avec précision la recherche. Recevoir les informations des patients dans un logiciel métier et par conséquent de gagner du temps ! Une économie de temps de réception du courrier version papier, de scan ou même de recherche de documents. Alerter et informer à tout moment les praticiens de santé, y compris lorsqu’ils ne sont pas joignables par téléphone.7   Assurer la traçabilité des échanges. MSSanté permet de sécuriser les données des patients, mais aussi de protéger la responsabilité professionnelle du praticien. Il est effectivement possible en cas de litige de retracer la totalité des échanges.   MSSanté : comment ça marche ? MSSanté s’adresse aux praticiens titulaires d’une carte CPS. Cette dernière, ou une équivalence, garantit l’identité professionnelle du praticien désirant accéder au service. Pour s’enregistrer il faut se rendre sur www.mssante.fr. L’inscription est gratuite et le logiciel est compatible avec d’autres messageries. MSSanté recommande pour ce point au praticien de se rapprocher de leurs éditeurs, ou du service informatique pour les médecins exerçant dans un établissement de santé. S’inscrire à la messagerie sécurisée MSSanté en 4 étapes : Etape 1 : Vous munir de votre carte de professionnel de santé (CPS) Etape 2 : Aller sur le site wwww.mssante.fr Etape 3 : Créer votre adresse professionnelle MSSanté en quelques clics Etape 4 : Commencer à utiliser l’adresse professionnelle sécurisée MSSanté en accédant à l’interface depuis la rubrique « connexion » MSSanté est l’une des représentation de la digitalisation de la médecine, et plus généralement de la santé connectée. Nous avons rédigé un article sur ce sujet : Santé connectée : que réserve la high tech aux médecins et patients de demain ?  

Responsabilité civile des professionnels de santé : hausse de la sinistralité

La MACSF – Le Sou Médical publie chaque année son rapport annuel sur le risque des professionnels de santé en France. Une vaste enquête basée sur les expériences des 470 742 professionnels de santé sociétaires de la MACSF en Responsabilité Civile Professionnelle. L’organisme a communiqué l’édition 2017 de son étude, basée sur les chiffres de 2016. Résultats : plus de sinistres ont été déclarés par les professionnels de santé. Plus de sinistres déclarés par les professionnels de santé en 2016 En 2016, la MACSF – Sou Médical comptait 470 742 sociétaires pour ses contrats de responsabilité civile professionnelle. Sur l’année, les adhérents ont été 4662 à déclarer un sinistre, contre 4286 en 2015. Ce qui correspond à une hausse de la sinistralité de +8,7%, toutes spécialités confondues. Bien qu’en valeur absolue les médecins généralistes aient déclaré en 2016 plus de sinistres (348), ces praticiens étaient aussi plus nombreux à être assurés. Le constat est par contre tout autre pour les neurochirurgiens avec un point culminant à 81%. L’enquête de la MACSF – Sou Médical pointe du doigt une augmentation du nombre de déclarations de sinistres, mais aussi une hausse des décisions de justice civiles aboutissant à une condamnation. Elle dresse un état des lieux fourni et précis sur la sinistralité des professionnels de santé. Parmi les chiffres à retenir : 8,7% de déclarations de sinistre en plus en 2016 66% des décisions de justice civiles sont suivies d’une condamnation (59% l’année précédente) 7 décisions pénales sur 17 aboutissement à une condamnation du praticien Les réclamations amiables sont plus nombreuses (37,3%) Les saisines de CCI sont plus fréquentes (33,6%) que le recours à la justice (22,9% en procédures civiles) Hausse de la sinistralité : les praticiens sont-ils égaux face à l’augmentation des déclarations ? Le rapport pointe du doigt une inégalité des taux de sinistralité entre spécialités. Les chirurgiens-dentistes sont ainsi largement concernés par la hausse, avec un taux qui augmente par rapport à l’année précédente et qui demeure élevé (6,02 % contre 5,61 % en 2015). Même constat du côté des vétérinaires avec un taux qui passe de 10,15% en 2015 à 12,78% en 2016. En revanche, les sages-femmes, les infirmiers, et les masseurs-kinésithérapeutes sont épargnés, le taux de sinistralité de ces professionnels est même en baisse légère. Quelques chiffres à retenir 1755 sinistres déclarés chez les chirurgiens-dentistes contre 1599 en 2015 256 sinistres ont été déclarés par les vétérinaires (12,78% en 2016, 10,15% en 2015) les professionnels paramédicaux et les sages-femmes ont déclaré 128 sinistres Sinistralité des professionnels de santé : quels sinistres les praticiens déclarent-ils ? Parmi les sinistres déclarés 74 étaient liés à la prescription de Dépakine. L’affaire massivement médiatisée n’est pas sans rappeler le scandale du Mediator. L’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé estime en effet que 14.322 femmes enceintes auraient été confrontées à la Dépakine entre 2007 et 2014. La presse n’hésite pas de son côté à parler « d’empoisonnement des femmes enceintes », voire à dénoncer un possible « silence » de la part du gouvernement. Alors que les premiers dossiers d’indemnisation sont examinés en cette fin d’année 2017, il n’est pas surprenant de retrouver dans les chiffres la Dépakine. D’un point de vue plus global les accidents médicaux ou chirurgicaux représentent plus de la moitié (56%) des réclamations. Avec un taux en hausse pour le secteur ambulatoire (+29% en 2016 contre +14% en 2015). Parmi les chiffres à retenir : 74 déclarations de sinistres sont liées à la prescription de Dépakine Entre 2007 et 2016, 86 sinistres déclarés concernaient la vaccination Les accidents médicaux ou chirurgicaux représentent 56% des déclarations Parmi les accidents, 29% des sinistres déclarés le sont dans le secteur ambulatoire (14% en 2015) Les accidents du secteur de l’hospitalisation programmée sont en baisse (55% contre 72% en 2015)  

Le nombre de médecins en activité régulière diminue de 10% en 2017

Moins de médecins en 2017, et d’ici 2025 ! Le nombre de médecins en activité régulière a baissé de 10% cette année, d’après l’atlas de la démographie médicale (CNOM). Médecine en danger ? Le CNOM donne l’alerte. Urgence chez les médecins : une hausse illusoire Au 1er janvier 2017 290 974 médecins exerçaient en France. Une légère hausse de 1,8% par rapport à 2016 qui n’est en fait qu’illusoire. On observe effectivement une diminution du nombre de médecins en activité. Une baisse qui alerte, puisqu’elle devrait se poursuivre jusqu’en 2025. Si on parle de diminution alors que les chiffres témoignent d’une progression, c’est pour 3 raisons. 1) La pratique de la médecine évolue. La profession se féminise, les jeunes générations ont été bercées par les discours sur l’équilibre vie personnelle/professionnelle, si bien que le temps partiel se développe. 2) Les chiffres sont à corréler avec le pourcentage d’actifs, et le pourcentage de médecins retraités. Le nombre de ces derniers a ainsi bondi de 93,6% en 10 ans, alors que le taux d’actifs n’a progressé que de 0,9%. 3) les disparités territoriales. Les déserts médicaux sont toujours une réalité en France. Hausse illusoire et diminution réelle qui inquiète. Patrick Bouet, président du CNOM interviewé par le Figaro, estime qu’ « il y a en réalité une baisse de 10% de l’activité régulière ». Et surtout que « cette hausse cache de fortes disparités territoriales. » Baisse du nombre de médecins en activité : déserts médicaux, croissance démographique Les chiffres du nombre de médecins en activité cachent de fortes disparités. Si une baisse est constatée dans les Ardennes, ou encore en Haute-Marne, le Morbihan a vu lui le nombre de praticiens augmenter fortement. Alors que le gouvernement a présenté un plan de lutte gouvernemental contre les déserts médicaux, les hausses constatées ont-elles été générées par les campagnes précédentes ? Pour Patrick Bouet, «  il y a plutôt une prime négative aux départements en difficulté qui s’enfoncent ». On ne mesurerait pas d’impact positif significatif suivant les plans de lutte antérieurs. Le président du CNOM considère que la disparité entre les départements est la preuve « qu’il faut élaborer non pas un plan unique au niveau national mais définir localement des projets de santé dans les territoires.» Déserts médicaux d’un côté et croissance démographique de l’autre. La population devrait continuer à croître dans les années à venir, et surtout à vieillir… et par conséquent à avoir besoin de médecins. En outre, le développement des maladies chroniques qui nécessitent des consultations fréquentes ne vient pas apporter de positivisme au bilan. La question alerte d’autant plus que la baisse est surtout visible chez les médecins généralistes. Le nombre de praticiens s’est retiré de 9,1% en dix ans dans toute la France, avec pour possible cause du retrait : la réforme du 3e cycle des études de médecine qui a créé de nouvelles spécialisations. Médecins en danger : la solution viendra-t-elle de l’étranger? Le nombre de médecins diplômés à l’étranger qui s’installent en France a augmenté de 90% en dix ans. A l’heure actuelle on estime que plus d’un médecin sur 10 en exercice a un diplôme étranger, avec une tendance à l’obtention en Roumanie. Une situation que déplore Patrick Bouet qui estime que «cette fuite des médecins pose un problème d’organisation des soins à la Roumanie et n’a pas réglé celui de déserts médicaux car ces médecins étrangers n’ont pas plus d’appétence que les autres pour les territoires en difficulté.»

Santé connectée : que réserve la high tech aux médecins et patients de demain ?

On estime que 73 millions d’appareils de santé connectée circulaient dans le monde entier en 2016. Un nombre qui parait déjà conséquent, et qui devrait être porté d’après une enquête de Grand View Research à 161 millions à l’horizon 2020. Quand on pense pourtant à « objet connecté » aujourd’hui en France on imagine plutôt des outils dédiés à la pratique du sport, ou utiles à la maisonnée. Quels sont les usages de cette technologie dans le domaine de la santé ? Gadget ou véritable enjeu ? Santé connectée : de la montre du sportif à la prothèse de genou connectée* Les objets connectés appliqués au domaine de la santé ont-ils trouvé leur public ? Une chose est sûre, et ce n’est pas une surprise, les wearables (montres, vêtements,…) s’imposent dans le marché des objets médicaux connectés. Ce sont les dispositifs de surveillance qui remportent majoritairement les suffrages. Un succès qui incite les acteurs privés à développer des appareils de santé connectée. Nokia a ainsi racheté Withings une société française qui développe et commercialise des produits high tech, dans le but de proposer une gamme de produits de santé connectée. Balance reliée au wi-fi, applications de suivi de santé ou encore tensiomètre devraient former la ligne. Car ce qui séduit les utilisateurs, c’est bien l’idée de pouvoir mesurer et enregistrer des données liées à  leur activité physique et à leur état de santé général. C’est d’ailleurs pour cette raison que les produits de mesure de la pratique sportive ont de nombreux adeptes. Fréquence cardiaque, respiration, calories…des statistiques liées à l’activité physique qui incitent les usagers à dépasser leurs limites. Santé connectée : au-delà des wearables L’impression 3D, les wearables et la réalité virtuelle sont déjà exploités dans le secteur médical. Pourtant le monde connecté pourrait aller encore plus loin. La piste d’un cloud médical qui centraliserait les informations des patients serait ainsi pratique et est actuellement envisagée. Seule la question des données personnelles pourrait freiner cette évolution, bien que les français soient 78% à se dire favorables à la transmission de leurs données. Et même aller bien plus loin…Certains voient le futur de la e-santé par le corps des patients et sous la peau. Un projet développé à Brest a ainsi reçu un soutien financier de la part de l’Etat de 7,9 millions d’euros pour le développement d’une prothèse du genou connectée. FollowKnee est équipé de capteurs qui suivent et enregistrent le fonctionnement mécanique de l’articulation du genou. Ce qui permet après analyse des informations de révéler des signes d’infection et de les traiter à temps. Une alerte signale l’anomalie lorsque la température et le pH changent. Santé connectée : est-ce vraiment une bonne idée ? L’e-santé promet de belles avancées. Cependant sa démocratisation est ardue. La question de la confidentialité des données malgré l’approbation des Français n’est pas réglée. L’installation et l’acquisition de matériels connectés implique par ailleurs des  coûts conséquents. Tout comme la formation des professionnels aux techniques high tech qui s’annonce onéreuse. Par ailleurs le suivi et l’analyse des données par les utilisateurs, pour le cas des wearables notamment, peuvent entraîner des dangers. Seul un médecin est réellement habilité à comparer des statistiques, et à intervenir si besoin. L’accès à des informations enrichies pourrait donner un sentiment de « maîtrise » à certains, et par conséquent générer des comportements dangereux.

Quelles solutions pour lutter contre les déserts médicaux ?

La CSMF, premier syndicat de médecins libéraux, expose ses recommandations pour lutter contre les déserts médicaux : faciliter l’installation de la famille du médecin, développer l’exercice mixte et la télémédecine, indemniser les internes pour leur logement, … autant de pistes présentées dernièrement au ministère de la Santé. Développer les stages dans les cabinets libéraux Pour pallier le manque de praticiens dans certaines zones (déserts médicaux), pour rappel, le nombre de médecins en activité régulière est en baisse de 10% en 2017,   la CSMF propose de rendre obligatoire dès les premières années d’études et d’exécuter pendant l’internat en médecine générale, au minimum 12 mois de stage en ville et 6 mois pour les autres spécialités. Mais un stage effectué hors du lieu d’études a un coût. Le syndicat souhaite qu’un logement soit mis à disposition gratuitement ou que des indemnités soient reversées au futur médecin, ainsi que pour les frais de déplacement. En complément de ces points, il est nécessaire de pousser les libéraux à s’impliquer davantage en tant que maître de stage, avec notamment, une amélioration de leur gratification. Installation de la famille du médecin, exercice mixte et télémédecine L’accompagnement familial du praticien est indispensable pour les collectivités afin d’inciter les médecins à s’installer dans les déserts médicaux, en leur facilitant l’accès à des places en crèche pour les enfants ou encore, en accompagnant le conjoint dans sa recherche d’emploi. L’exercice mixte (salarié et libéral), la délégation de tâches entre médecins et la télémédecine (qui doit notamment être défendue auprès de l’Assurance Maladie) sont des préconisations supplémentaires du syndicat pour lutter contre les déserts médicaux. Qu’en est-il du plan du gouvernement ? Agnès Buzyn, ministre de la Santé, a affirmé devant la commission des Affaires sociales de l’Assemblée, qu’une ligne budgétaire serait créée dans le prochain budget de la Sécurité Sociale et que le ministère supprimerait les blocages administratifs, qui empêchent les exercices mixtes ou la délégation de tâches. D’ici à 2022, l’Etat prévoit également le doublement des maisons de santé. En effet, face aux déserts médicaux, « il faut que tout le monde se retrousse les manches » a averti Jean-Paul Ortiz, président du syndicat CSMF.

Lancement de l’ordonnance digitale dans le Val d’Oise

La plate-forme internet Digital Officine a créé l’ordonnance digitale au service des patients. Une innovation qui offrira du confort aux particuliers et davantage de sécurisation aux médecins connectés qui auront la possibilité d’envoyer l’ordonnance en un clic, à la pharmacie de son choix. Le patient n’a alors plus qu’à récupérer ses médicaments. Un partenariat entre la jeune start-up et SOS Médecin 95 Sofiance Chaouche, jeune étudiant de l’école d’ingénieurs ECAM-EPMI de Cergy, est devenu fondateur et président de Digital Officine, société créée avec 3 de ses camarades. La start-up et le Dr Ninh Duong de SOS Médecin 95 ont signé un premier partenariat avec pour but d’élargir la pratique aux 35 médecins du réseau, si les tests sont concluants. Vers plus de sécurisation avec l’ordonnance digitale Le médecin, en visite à domicile chez le patient, fera une photo de l’ordonnance avec son téléphone mobile et l’enverra via la plate-forme, à une pharmacie choisie. Le patient n’a alors plus qu’à récupérer ses médicaments. Cette méthode apportera également plus de sécurisation précise le Dr Ninh Duong,  « car nous avons des patients qui ne se privent pas d’ajouter des antibiotiques ou des anti-anxiolytiques à la fin d’une ordonnance ». La falsification d’ordonnance ne pourra pas être possible. Simplifier la vie des patients  avec la livraison à domicile Digital Officine souhaiterait proposer rapidement un service de livraison à domicile moyennant finance. Entre 10€ et 15€ en journée, pour être livré sous 2 heures en Ile-de-France et 22€, pour les horaires de nuit. Le confort des patients serait nettement amélioré face à certaines situations difficiles comme par exemple « des parents sans moyens de transport et qui n’ont même pas de paracétamol chez eux », explique le Dr Ninh Duong. Cette initiative remet la lumière sur les dispositifs de santé connectée et les défis qu’elle pose aux médecin et aux patients, nous vous invitons à lire cette article afin d’approfondir ce sujet : Santé connectée : que réserve la high tech aux médecins et patients de demain ? 

Choisir son psychologue est une opération délicate

La remarque pourrait être faite en ce qui concerne un grand nombre de professions. Toutefois, c’est peut-être tout particulièrement vrai dans le cas du psychologue : son choix doit être fait avec un grand soin. Nous allons tâcher de vous expliquer pourquoi et comment procéder. Cibler la situation et les spécialités du psychologue Excepté dans de rares situations, vous allez fort logiquement souhaiter trouver un professionnel qui se situe à proximité de votre domicile ou de votre lieu de travail. Il est donc important de savoir où est le cabinet du psychologue. Relevez les adresses des psychologues dont vous trouvez l’adresse ou que l’on vous recommande. Ne vous rendez pas aussitôt chez la personne la plus proche de vous mais prenez en compte ce paramètre si vous devez choisir entre plusieurs personnes. Il est également important de faire appel à un psychologue qui sera capable de résoudre vos problèmes et ayant suivi les formations cliniques nécessaires pour diagnostiquer votre trouble. Renseignez-vous sur les différentes spécialités et faites une sélection de psychologues qui sont particulièrement « armés » pour s’occuper de vous. S’il vous faut une spécialité bien précise, prenez absolument ce critère en compte, même si quelqu’un vous a recommandé une autre personne mais que celle-ci n’est pas le spécialiste qu’il vous faut. Si vous avez déjà pris ces deux critères en compte pour faire une pré-sélection, la liste sera déjà bien plus courte que dans un premier temps. Mais il est fort possible que cela ne soit pas encore suffisant. Il se peut aussi que vous ne trouviez pas immédiatement une liste fiable dans laquelle chercher le psychologue idéal. Consulter un répertoire de professionnels Les moteurs de recherche vous permettent désormais de trouver des professionnels dans tous les secteurs et tous les métiers. En plus, ils sont affichés sur un plan, ce qui vous permet de voir directement où ils sont situés, où ils travaillent. Toutefois, il se peut que certains ne figurent pas sur ce type de ressource, qu’ils soient mal référencés alors qu’ils sont excellents dans leur domaine. Il serait dommage de les manquer parce que vous vous êtes contenté de faire une petite recherche en ligne. Une autre ressource intéressante se présente sous la forme des répertoires professionnels. Ils peuvent être édités et mis à jour par diverses entités dont vous contrôlerez le sérieux au préalable. Il peut s’agir d’entreprises privées qui réalisent des répertoires ou alors d’associations professionnelles. En Belgique, par exemple, c’est le cas de la Fédération belge des psychologues. En vous rendant sur le site, vous trouvez une liste de professionnels qui vous sera très utile. Certains psychologues en Belgique n’hésitent pas non plus à faire leur propre site web. Cela demande davantage de travail, bien sûr, mais l’avantage est d’avoir un contrôle total sur les publications et informations que l’on diffuse au sujet de son activité. Demander conseil à ses proches Enfin, dire que l’on a besoin d’un psychologue mais pas une démarche facile. Toutefois, il faut convenir que ce n’est plus un tabou. Un grand nombre de personnes se rendent chez un « psy », et ceci pour des motifs tout aussi divers. On peut donc évoquer ce sujet avec les personnes en qui l’on a confiance, sans que cela représente un problème. Du moins, cela devrait être le cas. Aborder le sujet va peut-être même permettre de lancer une discussion, de faire en sorte que les autres s’ouvrent à vous. Dans le meilleur des cas, ils vous parleront de leurs propres expériences. Ils vous donneront des bonnes adresses ou, au contraire, ils vous diront chez qui ne pas aller. Si vous pensez que le conseil est idéal, que la personne que l’on vous recommande est susceptible de prendre en charge la problématique que vous allez lui soumettre, n’hésitez pas à vous rendre chez ce professionnel.